Région viticole Bordeaux

Les domaines viticoles bio de Bordeaux

17 domaines bio ou biodynamiques référencés, dans un seul département et sur 16 appellations.

Le vignoble de Bordeaux s’étend sur 110 000 hectares en Gironde et produit près de 800 millions de bouteilles issues de 7 500 châteaux. Structuré par l’estuaire de la Gironde, il oppose Rive Gauche graveleuse, portée par le Cabernet Sauvignon, et Rive Droite argilo-calcaire dominée par le Merlot. Le climat maritime atlantique et la forêt des Landes façonnent aussi les liquoreux de Sauternes et Barsac via le Botrytis cinerea. Ses 60 appellations, ses classifications majeures et ses évolutions récentes (2020, Entre-Deux-Mers en 2023) renforcent son identité.

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Le vignoble de Bordeaux est un repère majeur du vin biologique et des grandes traditions d’assemblage. Il couvre environ 110 000 hectares en Gironde, au cœur de l’Aquitaine. Avec près de 800 millions de bouteilles par an et environ 7 500 châteaux, il forme le plus vaste vignoble d’appellations d’origine contrôlée au monde. La région pèse environ 1,5 % de la production mondiale et génère près de 2,5 milliards d’euros de valeur économique annuelle.

Bordeaux se distingue aussi par sa profondeur historique, sur près de 2 000 ans, et par une mosaïque de terroirs. On y recense environ 60 appellations et un système de classifications structurant, unique par sa diversité. Enfin, la région conjugue une identité ancienne avec des évolutions récentes, notamment l’adaptation aux conditions climatiques et aux choix variétaux.

Bordeaux, vignoble d’estuaire et de rives, façonné par l’Atlantique

L’estuaire de la Gironde, colonne vertébrale du paysage viticole

Bordeaux s’organise autour de l’estuaire de la Gironde, né de la confluence de la Garonne et de la Dordogne. Cette architecture hydrologique découpe naturellement la région en deux ensembles. D’un côté, la Rive Gauche. De l’autre, la Rive Droite. Cette frontière d’eau structure les sols, le climat local, puis le profil des vins.

La région s’étend sur tout le département de la Gironde. Elle compose une vaste trame viticole entre l’océan Atlantique à l’ouest et les terres plus continentales à l’est. Cette situation explique une grande diversité de paysages. Elle soutient aussi une viticulture où l’équilibre se joue souvent à l’échelle de la parcelle.

Un climat maritime atlantique, tempéré mais humide

Le climat bordelais est de type maritime atlantique, influencé par l’océan et le Gulf Stream. Les hivers restent plutôt doux. Les étés sont variables, mais souvent favorables. Les températures moyennes oscillent entre 6 °C et 20 °C sur l’année. La pluviométrie atteint environ 931 mm par an, ce qui place Bordeaux dans un contexte humide.

Cette humidité impose une gestion rigoureuse du végétal, surtout en viticulture biologique ou biodynamique. Elle accentue l’importance de la ventilation des grappes. Elle renforce aussi la valeur des sols drainants. Enfin, elle rend le millésime très sensible à la dynamique des pluies.

La forêt des Landes et les microclimats du sud bordelais

La forêt des Landes joue un rôle clé dans l’équilibre régional. Elle tempère les vents salés venant de l’Atlantique. Elle limite aussi certains effets desséchants. Cette protection favorise un climat plus stable pour la vigne. Dans le sud, elle participe à des microclimats très spécifiques.

Cette configuration est déterminante pour Sauternes et Barsac. Elle favorise le développement du Botrytis cinerea, recherché pour la pourriture noble. Le paysage actuel résulte aussi d’interventions humaines. Le drainage des marais au XVIIᵉ siècle, mené par des ingénieurs néerlandais, a transformé des zones impropres en terroirs majeurs.

Terroirs de Bordeaux : sols, cépages et styles, entre Rive Gauche et Rive Droite

Rive Gauche : graviers, drainage et maturations lentes

Sur la Rive Gauche, les sols dominants sont les graviers, le gravier et le quartz. Ces dépôts viennent de dynamiques d’érosion anciennes. Les graviers offrent un drainage efficace. Ils absorbent la chaleur le jour. Ils la restituent ensuite, surtout la nuit.

Ce fonctionnement thermique favorise le Cabernet Sauvignon. Le cépage mûrit plus lentement. Il cherche une maturité phénolique complète. Les peaux épaisses gagnent en profondeur. Les vins prennent de la structure et de la tenue. Les grands ensembles concernés incluent notamment le Médoc, Margaux, Pauillac, Saint-Julien, Graves et Pessac-Léognan.

Rive Droite : argiles, calcaires et textures veloutées

Sur la Rive Droite, la pédologie dominante est argilo-calcaire. L’argile retient mieux l’eau. Elle sécurise la vigne durant les sécheresses estivales. Le calcaire emmagasine la chaleur. Il la restitue ensuite, ce qui stabilise la maturation. L’ensemble crée des conditions hydrologiques et thermiques distinctes de la Rive Gauche.

Ces terroirs conviennent très bien au Merlot. Le cépage demande moins de temps pour mûrir. Il exprime souvent des tanins souples. Il apporte un fruit plus immédiat. Les zones emblématiques incluent Saint-Émilion, Pomerol et Fronsac.

Les repères essentiels à retenir sur les deux rives

  • Rive Gauche : sols de graviers, proximité océanique plus forte, drainage naturel, expression fréquente du Cabernet Sauvignon.
  • Rive Droite : sols argile et calcaire, variations climatiques plus marquées, rétention hydrique et calorique, expression fréquente du Merlot.
  • Les deux ensembles construisent des styles complémentaires, mais cohérents dans l’identité bordelaise.

Cépages rouges : la logique d’assemblage bordelaise

La production bordelaise est majoritairement rouge, autour de 90 %. L’assemblage reste une signature. Il permet d’ajuster structure, fruit et fraîcheur selon le millésime. Les plantations se répartissent ainsi :

  • Merlot : environ 66 % des plantations, soit ~74 550 hectares.
  • Cabernet Sauvignon : environ 22,5 %, soit ~25 500 hectares.
  • Cabernet Franc : environ 9,5 %, soit ~11 000 hectares (localement appelé Bouchet).
  • Variétés auxiliaires, environ 2 % : Malbec (~974 hectares), Petit Verdot (~479 hectares), Carménère (~4 hectares).

Le Merlot apporte un profil plus rond, avec des tanins souples et des fruits noirs mûrs. Le Cabernet Sauvignon structure les vins, renforce la garde et signe souvent des notes de cassis, réglisse et menthe. Le Cabernet Franc ajoute finesse, fraîcheur et des notes de framboise et violette.

Cépages blancs et spécialités : secs, liquoreux, pourriture noble

Les blancs représentent environ 10 % des volumes. Deux familles dominent. D’abord les blancs secs, surtout en Entre-Deux-Mers. Ensuite les liquoreux de Sauternes et Barsac.

Pour les plantations blanches :

  • Sauvignon Blanc : environ 45 %, soit ~6 400 hectares.
  • Sémillon : environ 47 %, soit ~7 728 hectares.
  • Muscadelle : environ 5 %.

À Sauternes et Barsac, le Botrytis cinerea concentre les jus. Il réduit l’eau. Il concentre sucres, acides et glycérine. Les vins développent avec l’âge des notes de miel, caramel, épices et fruits confits. Les données fournies mentionnent aussi des profils sensoriels pouvant évoquer chocolat à l’orange, cacao ou crème brûlée.

Appellations et territoires : une cartographie lisible des styles bordelais

Médoc et Haut-Médoc : la colonne vertébrale graveleuse

Le Médoc est une zone triangulaire entre l’Atlantique et l’estuaire. Il couvre environ 16 000 hectares et produit autour de 100 millions de bouteilles par an. Le Haut-Médoc rassemble les appellations où se concentrent les Grands Crus Classés : Margaux, Saint-Julien, Pauillac, Saint-Estèphe. On trouve aussi Moulis et Listrac.

Les appellations de Pauillac et Saint-Julien affichent des productions annuelles indiquées à 55 410 et 43 588 hectolitres. Les vins y sont souvent structurés. Ils sont aussi conçus pour vieillir. Le Cabernet Sauvignon y tient souvent le premier rôle.

Graves et Pessac-Léognan : une diversité de sols à l’échelle fine

Les Graves sont décrites comme un terroir « patchwork ». On y rencontre graviers, argiles, sables et calcaire. Pessac-Léognan, au sud-ouest, s’appuie sur des sols graveleux réputés. Cette zone exprime une dualité intéressante. Elle peut produire des rouges charpentés. Elle peut aussi signer des blancs de grande précision selon les assemblages.

Sauternes et Barsac : brumes, Ciron et liquoreux de garde

Sauternes et Barsac se situent à environ 25 miles au sud-est du centre de Bordeaux, selon les données fournies. Le Ciron, affluent de la Garonne, apporte des brumes automnales. Elles favorisent la pourriture noble. Les profils aromatiques sont décrits comme très complexes, avec jusqu’à 50 arômes distincts dans certaines analyses sensorielles.

Un seuil de concentration minimale en sucre est mentionné pour Graves Supérieures à 221 g/L. Les liquoreux de Sauternes et Barsac sont réputés pour une longévité sur plusieurs décennies.

Saint-Émilion, Pomerol, Fronsac : l’empreinte argilo-calcaire

Saint-Émilion, inscrit à l’UNESCO, rassemble 800+ vignerons selon les données fournies. L’appellation est structurée en trois ensembles de terroirs :

  • Plateau calcaire
  • Pentes adjacentes
  • Plaines

La production annuelle est indiquée à 254 151 hectolitres. Pomerol produit environ 34 850 hectolitres. Les propriétés y sont souvent petites, autour de 5 hectares en moyenne. Les vins, dominés par le Merlot, sont décrits comme riches, lisses et souples.

Fronsac et Canon-Fronsac complètent cet ensemble. Canon-Fronsac occupe des terrains plus élevés. Les pentes raides sont associées à des vins puissants et « dimensionnels » dans les données fournies.

Entre-Deux-Mers : entre deux fleuves, des blancs aux rouges

L’Entre-Deux-Mers se situe entre la Garonne et la Dordogne. L’appellation couvre 1 783 hectares et implique 133 communes. Historiquement orientée vers les blancs secs depuis 1937, la zone s’est progressivement tournée vers les rouges au XXᵉ siècle.

Aujourd’hui, environ 85 % de la superficie est plantée en cépages rouges, notamment Merlot, Cabernet Sauvignon et Cabernet Franc. Depuis le millésime 2023, les rouges d’Entre-Deux-Mers bénéficient d’une reconnaissance officielle d’appellation.

Histoire, classifications et hiérarchies : le cadre culturel bordelais

Chronologie : du vignoble romain aux mutations modernes

L’histoire bordelaise s’étire sur près de deux millénaires. Les jalons fournis dessinent une trajectoire structurante :

  • Vers 71 ap. J.-C. : première documentation de vignobles romains par Pline l’Ancien.
  • XIIᵉ siècle : mariage de Henry Plantagenet et Eleanor d’Aquitaine, ouverture du marché anglais.
  • XVIIᵉ siècle : drainage des marais du Médoc par des ingénieurs néerlandais, dont Jan Adriaasz Leeghwater.
  • 1855 : classification officielle à l’Exposition universelle.
  • 1875–1892 : crise phylloxérique, solution par greffage sur porte-greffes américains.

Cette histoire montre une articulation constante entre géopolitique, commerce et aménagements agricoles. Le drainage a libéré des surfaces majeures. Il a aussi déplacé le centre de gravité qualitatif vers le Médoc.

Les classifications : repères structurants, modèles complémentaires

Bordeaux fonctionne avec plusieurs systèmes de classification. Ils se superposent, sans couvrir exactement les mêmes périmètres. Cette diversité contribue à la lecture qualitative du vignoble.

Classification de 1855 (Rive Gauche)
Elle concerne les châteaux du Médoc et Château Haut-Brion dans les Graves. Elle est réputée stable. Une seule modification est mentionnée, en 1973, avec la promotion de Château Mouton Rothschild en Premier Grand Cru Classé. La répartition indiquée est la suivante :

  • 5 Premiers Crus
  • 14 Seconds Crus
  • 14 Troisièmes Crus
  • 10 Quatrièmes Crus
  • 18 Cinquièmes Crus
    Soit 61 châteaux classés au total.

Classification de Saint-Émilion (Rive Droite)
Instaurée en 1955 et révisée environ tous les dix ans, elle se veut plus évolutive. Elle comprend :

  • Premier Grand Cru Classé A : 2 châteaux, Château Pavie et Château Figeac (depuis 2022)
  • Premier Grand Cru Classé B : 12 châteaux
  • Grand Cru Classé : 71 châteaux
  • Grand Cru

Cru Bourgeois (réforme 2020)
Ce système se décline en trois niveaux :

  • Cru Bourgeois Exceptionnel : 14 châteaux
  • Cru Bourgeois Supérieur : 56 châteaux
  • Cru Bourgeois : 179 châteaux
    Soit 249 propriétés. Les Cru Bourgeois commercialisent environ 28 millions de bouteilles par an, selon les données fournies.

Autres cadres
La classification des Graves (1959) et la classification Cru Artisan complètent l’édifice. Elles offrent des repères supplémentaires pour des propriétés hors des cadres principaux.

Premier vin, second vin : une hiérarchie interne aux châteaux

Au sein des châteaux, une autre hiérarchie existe. Elle organise la gamme par sélection parcellaire et lots. La distinction classique oppose :

  • Premier vin (Grand Vin) : sélection des meilleurs raisins, volumes plus limités.
  • Second vin : lots jugés légèrement en retrait, volumes souvent plus importants.
  • Troisième vin : stratégie plus récente dans certaines propriétés.

Les données fournies donnent l’exemple de Château Margaux :

  • Propriété de 88 hectares (77 ha en rouge, 11 ha en blanc)
  • Production d’environ 140 000 bouteilles du vin principal par an
  • Acquisition par Corinne Mentzelopoulos en 2003
  • Direction générale assurée par Paul Pontallier depuis 1983
  • Un troisième vin est mentionné depuis 2009 dans cet exemple

Cette logique traduit une recherche de constance qualitative. Elle permet aussi d’absorber les variations du millésime sans dégrader l’étiquette principale.

Volumes, économie et profils gustatifs : comprendre l’échelle bordelaise

Les chiffres structurants de la production régionale

Les métriques fournies donnent une idée précise de l’échelle bordelaise :

  • Surface totale : ~110 000 hectares
  • Propriétés : ~7 500
  • Marques : ~13 000
  • Production : ~800 millions de bouteilles par an (dont 440 millions de litres en 2020)
  • Environ 60 millions de caisses de rouge, et ~5 millions de caisses de blanc
  • Rendement moyen : ~50 hl/ha, soit ~6 500 bouteilles (75 cl) par hectare
  • Densité de plantation : ~5 000 pieds en moyenne, avec des variations de 2 500 à 10 000
  • Taille moyenne des propriétés : ~20 hectares
  • Poids économique : ~2,5 milliards d’euros par an

Un point de lecture est essentiel. Moins de 5 % des volumes concentrent l’attention médiatique, la demande des collectionneurs et une partie du commerce à haute valeur. Les 95 % restants relèvent d’une production plus générique, orientée vers des marchés plus larges.

Profils organoleptiques et évolution en bouteille

Les vins rouges bordelais sont décrits par des marqueurs récurrents. Le profil aromatique inclut souvent :

  • Cassis, prune, notes de graphite ou crayon, cèdre, violette
  • Une texture medium à ample, avec une minéralité marquée
  • Des tanins élevés, pouvant dépasser 10–15+ g/L dans les vins de qualité
  • Une acidité équilibrée, favorable à la garde

Avec le vieillissement, le vin évolue. Les arômes tertiaires peuvent évoquer le sous-bois, la truffe, les épices, la réglisse ou la menthe fraîche. Les tanins se polymérisent. La texture devient plus veloutée.

Les liquoreux gagnent en complexité sur des décennies, avec des registres de miel, caramel, fruits confits et épices. Les blancs secs d’Entre-Deux-Mers sont plutôt à boire jeunes, idéalement dans l’année suivant le millésime, même si certains tiennent 3 à 5 ans.

Évolutions récentes : cépages autorisés et ajustements d’appellation

Bordeaux a connu des adaptations réglementaires importantes. En décembre 2020, l’intégration de cépages additionnels a été autorisée jusqu’à 10 % des assemblages rouges :

  • Arinarnoa
  • Castets
  • Marselan
  • Touriga Nacional

Pour les blancs, Alvarinho (Albariño) et Liliorila ont été homologués. Ces ajouts reflètent une réponse aux variations climatiques et à l’évolution des maturités.

Depuis le millésime 2023, les rouges d’Entre-Deux-Mers accèdent à une désignation officielle d’appellation. Ce changement formalise une évolution déjà engagée dans les plantations et les styles.

Bordeaux et viticulture biologique : une lecture par terroir et pratiques

La viticulture bordelaise, dans un climat humide et variable, met la technique au service du vivant. Les démarches bio et biodynamiques s’inscrivent souvent dans une recherche de précision. Elles s’appuient sur l’observation fine des parcelles. Elles renforcent aussi la valeur des terroirs drainants, notamment les graves.

Dans ce cadre, les choix agronomiques visent souvent des objectifs concrets : équilibre de vigueur, maîtrise sanitaire, protection des sols, et adaptation au millésime. La diversité des rives et des appellations offre un terrain d’expression large. Elle permet aussi de relier chaque style de vin à une géographie lisible.

Bordeaux reste ainsi un ensemble cohérent, mais non uniforme. Il combine un patrimoine historique dense, une segmentation territoriale claire, et une capacité d’adaptation continue. C’est précisément cette tension entre héritage, terroir et évolution qui rend la région durablement fascinante.

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La région en chiffres

  • 17 domaines référencés
  • 17 Bio
  • 4 Biodynamie
  • 4 Demeter
  • 16 appellations
  • 14 cépages
  • 1 département

La carte des domaines dans le Bordelais

Chaque point est un domaine référencé : cliquez-le pour ouvrir sa fiche. Le contour coloré est celui de la région viticole, d’après l’INAO et l’IGN sous Licence Ouverte. Il suit des limites de communes entières, il ne dessine pas la surface plantée en vigne.

Les domaines référencés dans le Bordelais

Château les Mangons

Le Château Les Mangons, situé à Pineuilh en Gironde, s’étend sur 32 hectares dont 14 de vignes, cultivées en biodynamie depuis 2010. Fondé par Michel et Brigitte Comps en 1990, il est aujourd’hui dirigé par la nouvelle génération associée aux frères Desruets venus de Champagne. Le domaine produit des vins biologiques et biodynamiques en Sainte-Foy Côtes de Bordeaux, alliant tradition, terroirs variés et pratiques agricoles respectueuses de l’environnement. Ses cuvées originales, comme la Gamme Musicale ou la collection Desruets & Comps, sont reconnues dans les guides et exportées à l’international.

Le Château d'Osmond

À Cissac dans le Haut-Médoc, Château d’Osmond jouxte Pauillac et Saint-Estèphe, près de l’estuaire. Sur 10 ha, rangs étroits et fortes densités (jusqu’à 11 000 pieds/ha) structurent un cru précis et élégant. Depuis 2022, conversion bio, certifications HVE 4 et label RSE Cultivons Demain (24 avril 2025) renforcent l’engagement. Classé Cru Artisan, le vin est élevé 18 mois dont 12 en chêne français, avec médailles d’or et notes jusqu’à 94/100.

Amphore du Château de Cazebonne

Au cœur des Graves à Saint-Pierre-de-Mons, le Château Cazebonne cultive 38 ha sur six îlots aux terroirs variés. Depuis 2020, le domaine est certifié bio et biodynamie Demeter, avec une reconstruction active des sols vivants. Projet unique : replantation de cépages oubliés de Bordeaux (environ 57), vendangés en 2022 jusqu’à 17 rouges et 8 blancs. Ses vins, entre Graves et Vin de France, sont salués par la RVF (92/100) et portés par l’esprit Bordeaux Pirate.

Damien Lorteau au Chai

Château Les Vieux Moulins, domaine familial à Reignac en AOC Blaye Côtes de Bordeaux, né des terroirs réunis en 1997 (Reignac, Anglade, Saint-Androny). Repris en 2013 par Damien Lorteau, œnologue formé à Bordeaux, passé chez Olivier Leflaive et Georges Vernay. Vignoble de 20 ha en agriculture biologique depuis 2010, sols argilo-calcaires, argilo-sableux et gravels. Assemblages Merlot (80%), Cabernet-Sauvignon (13%) et Cabernet-Franc (7%), avec cuvées Les Hélices, Pirouette et blanc Les Lochettes.

Moutons dans les vignes du Château Franc Baudron

Implanté en Montagne Saint-Émilion, le Château Franc Baudron est un domaine familial de la rive droite engagé en agriculture biologique certifiée depuis 2013.
La famille Guimberteau y cultive environ 42 hectares sur des sols argilo-calcaires, avec une majorité de Merlot et de Cabernet Franc. Les pratiques reposent sur des sols vivants, le travail mécanique, les tisanes de plantes et le pâturage de moutons dans les vignes. Les vins allient tradition bordelaise et cuvées plus libres, dont certaines sans soufre ajouté, privilégiant le fruit, l’équilibre et l’expression du terroir.

Gilles et Rémi Bergon, Château de Côts

Le Château de Côts, propriété familiale depuis 1930 à Bayon-sur-Gironde en AOC Côtes de Bourg, cultive 20 hectares sur des sols argilo-calcaires exposés sud-ouest. Certifié bio (Ecocert) depuis 1999 et biodynamie Demeter depuis 2020, le domaine privilégie des sols vivants et des pratiques rythmées par les saisons. L’encépagement Merlot, Cabernet Sauvignon et Malbec révèle des rouges structurés, avec une signature marquée du Côt. Vinifications soignées, élevages en barriques Radoux et visites au domaine complètent une reconnaissance au Guide Hachette et chez Demeter France.

Marie et Sacha Sokoloff, Château l'Indécise

Le Château L’Indécise, situé à Les Lèves-et-Thoumeyragues en Sainte-Foy Côtes de Bordeaux, est un domaine familial repris en 2021 par Marie et Sacha Sokoloff. Le vignoble, certifié bio depuis 2007, s’étend sur 6 hectares de vignes conduites selon des principes agroécologiques exigeants. Les sols argilo-calcaires et les gravels façonnent des vins précis, issus de sept cépages, vinifiés avec une intervention minimale. Le domaine associe expertise technique, agroforesterie, éco-pâturage et accueil œnotouristique au cœur des coteaux de Sainte-Foy.

Façade du Château Malfard

Château Malfard, domaine bio à Saint-Martin-de-Laye (Nord Libournais), renaît près de Pomerol et Fronsac autour d’une chartreuse liée au duc Decazes. Son vignoble de 20 ha sur plateau argilo-calcaire, à 8 m d’argile, privilégie Merlot, Cabernet, Petit Verdot et Sémillon. Certifié AB par Ecocert depuis 2010, il produit des Bordeaux et Bordeaux Supérieur salués par des médailles d’or et le Guide Hachette. Le domaine accueille en visites sur rendez-vous, propose dégustations et deux gîtes 3 épis, au cœur d’un patrimoine restauré (chapelle, orangerie, chai).

Vue aérienne du Château Vieux Mougnac

Château Vieux Mougnac est un domaine viticole biologique familial de 10 hectares, situé à Petit-Palais-et-Cornemps, au cœur du Grand Saint-Émilionnais. Cultivé par la même famille depuis 1870, le vignoble est conduit sans pesticides, avec labour au cheval, préparations naturelles et pratiques inspirées de la biodynamie. Les vins, majoritairement élevés en cuves ciment, privilégient la finesse, la longévité et l’expression pure du Merlot, du Cabernet Franc et du Sémillon. Reconnu par la Cité du Vin et la cave de l’Élysée, le domaine propose vieux millésimes prêts à boire, visites immersives et expériences œnotouristiques pédagogiques.

Les vignes du Château Anthonic

Château Anthonic, cru historique de Moulis-en-Médoc (entre Margaux et Saint-Julien), conduit un vignoble en agriculture biologique certifiée depuis 2019. Sur argiles calcaires et marne bleue, le domaine mise sur le Merlot et une vinification parcellaire avec tri optique et extractions douces. Pionnier de l’agroforesterie, il relie vignes et réserve naturelle via 4 km de haies et arbres plantés dans les rangs. Élevés 18 mois en briques, béton et amphores TAVA, ses vins sont salués par la presse, avec un blanc Bouysselet attendu dès 2025.

Rémy, Isabelle et Sabine Fauchey

Château L’Inclassable est un domaine familial du Médoc, situé à Blaignan-Prignac, entre Océan Atlantique et Estuaire de la Gironde, conduit par la famille Fauchey depuis cinq générations. Son histoire, attestée dès 1796, et son ancien statut de Cru Bourgeois fondent l’identité d’un vignoble libre et exigeant, fidèle à son terroir grave et argilo-calcaire. Certifié Agriculture Biologique, HVE niveau 3 et Végan, le domaine pratique une viticulture agro-écologique respectueuse des sols vivants et de la biodiversité. Les vins, majoritairement issus de Cabernet Sauvignon et Petit Verdot, sont vendangés à la main et élevés en barriques de 400 litres pour préserver fraîcheur et expression médocaine.

Vendanges au Domaine de Saint-Amand

À Cambes, en AOC Cadillac Côtes-de-Bordeaux, le Domaine de Saint-Amand (3,2 ha) domine la Garonne sur des coteaux argilo-calcaire-graveleux exposés sud/sud-ouest. Repris en 2018 par Sarah Simon, vigneronne et formatrice à l’École du Vin de Bordeaux, le domaine vise des vins précis et accessibles. Certifié HVE 3 (2020) puis Agriculture Biologique (2024), il vinifie en Bio Protection sans ajout de soufre, en cuves thermorégulées. La gamme rouge, blanc, rosé et clairet est saluée (James Suckling 91, e-Trophée Cadillac) et se découvre en visite-dégustation sur réservation.

Les vignes du Château du Grand Bos

Au cœur des Graves à Castres-Gironde, le Château du Grand Bos s’épanouit sur des graves profondes, entre clairière forestière et chartreuse des XVIIe–XVIIIe siècles. Relancé dès 1988 par la famille Vincent-Rochet, il réunit trois générations autour d’une viticulture exigeante. Le vignoble de 23 ha (Cabernet Sauvignon, Merlot, Petit Verdot, Sémillon, Sauvignon) progresse en agriculture biologique et s’inspire de la biodynamie. Les vins, salués par le Guide Hachette (étoile 2015, coup de cœur 2019), se découvrent lors de visites et dégustations sur réservation.

Véronique et Franck du Château Moulin de Peyronin

Château Moulin de Peyronin est un domaine viticole engagé en agriculture biologique depuis 1975 et en biodynamie certifiée Demeter, situé à Pujols, au cœur de l’Entre-deux-Mers. Repris en 2006 par Véronique et Franck Terral, le vignoble bénéficie d’un terroir argilo-calcaire dominant la vallée de la Dordogne. Les vins expriment des cépages bordelais travaillés avec précision, complétés par des cuvées de liberté et spécialités régionales. Le domaine se distingue aussi par un accueil œnotouristique convivial, entre visites, dégustations et immersion dans une viticulture vivante.

Anaïs Bernard et Bastien Pestourie

La Bastane est un domaine viticole engagé en agriculture biologique et biodynamique, situé à Rions en Gironde, sur les hauteurs dominant la Garonne. Repris en 2017 par Anaïs Bernard et Bastien Pestourie, il s’appuie sur l’héritage du Château de L’Espinglet, autrefois réputé pour ses vins liquoreux. Le vignoble repose sur une mosaïque de sols et une grande diversité de cépages, donnant naissance à des vins bio précis, expressifs et équilibrés. Le domaine propose également une offre œnotouristique immersive, des chambres d’hôtes et des expériences autour du vin, dans un esprit authentique et vivant.

Les fûts des Vignobles Barron

Les Vignobles Barron, situés à La Brède en AOC Graves, incarnent plus de sept générations de viticulture familiale engagée en agriculture biologique depuis 1964. Le domaine réunit le Château Méric et le Château Chante l’Oiseau sur des terroirs graveleux favorables à des vins précis, équilibrés et fidèles au sol. Conduites sans intrants chimiques, les vignes sont travaillées manuellement, avec une vinification naturelle respectant l’expression variétale et la typicité des vins bio de Graves. Au-delà des vins, le domaine propose visites, dégustations, événementiel et une guinguette estivale, affirmant une vision conviviale et vivante du vin biologique.

Travail dans les vignes au Château Coutet

Château Coutet, domaine familial de Saint-Émilion Grand Cru transmis sans interruption depuis 1601, cultive ses vignes sur un plateau calcaire classé UNESCO. Pionnier historique de l’agriculture biologique, le domaine n’a jamais utilisé de produits chimiques, bien avant sa certification officielle obtenue en 2012. Le vignoble repose sur des sols calcaires à astéries et une biodiversité exceptionnelle, étudiée par des laboratoires agronomiques pour son équilibre naturel unique. Les vins, issus de vieilles vignes et vinifiés sans artifices, expriment une minéralité calcaire, une structure profonde et une remarquable capacité de garde.

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