Caveau du domaine Claude Michez

Champagne Michez La Villesenière

Région viticole

Région viticole

Champagne

Bio
Sommaire

Claude Michez et La Villesenière, deux étiquettes d’une même famille

1973, une marque lancée grâce à la coopérative

À Boursault, dans la Vallée de la Marne, la vigne se transmet chez les Michez depuis plusieurs générations. Les aïeux et les grands-parents en vivaient déjà. En 1973, Jacqueline et Claude Michez franchissent un cap : ils créent leur propre marque de champagne, grâce à la coopérative du village.

Aujourd’hui retraités, ils restent heureux de croiser les clients venus visiter le domaine. Claude n’a pas tout à fait lâché la vigne. Au moment des vendanges, il cueille avec l’équipe et veille à ce que tout se passe bien.

Laurence et Cyrille, de la coopérative à leurs propres cuvées

Laurence, l’une des deux filles du couple, s’investit à leurs côtés dès 1996. Elle y apprend le travail de la vigne et celui des ventes. Son mari Cyrille, alors formateur en viticulture, rejoint peu à peu le domaine à partir de 2001. Il vient faire évoluer les pratiques viticoles.

En 2009, une demeure et ses installations sont à vendre sur la commune. L’occasion de vinifier soi-même se présente, avec un changement de vie à la clé. En 2010, le couple quitte la coopérative pour élaborer ses cuvées à partir des parcelles familiales. Le domaine devient récoltant manipulant la même année.

Laurence et Cyrille Michez

Depuis 2015, la maison adhère à la charte des Vignerons indépendants. Laurence et Cyrille la dirigent aujourd’hui, avec Sébastien et Aloys à leurs côtés. Ils font tout eux-mêmes, de la vigne à la commercialisation. Leurs champagnes partent aussi chez des importateurs, notamment en Italie, en Estonie et en Autriche.

La Villesenière, un hameau et une mère

Le second nom de la maison a son histoire. La Villesenière évoque d’abord une partie du terroir, Villesaint, un hameau de Boursault. C’est là, rue du Chêne, que se trouve le domaine. Le nom rend aussi hommage à Jacqueline, vigneronne à Villesaint et mère de Laurence.

Les deux étiquettes cohabitent. Claude Michez porte la gamme historique, dont plusieurs cuvées assemblent deux récoltes. La Villesenière réunit des cuvées issues d’un seul millésime, vinifiées et élevées en barrique. Pour Laurence et Cyrille, ce nom résume un chemin : devenir vigneron indépendant et vinifier soi-même.

4,2 hectares sur les hauteurs de Boursault

Un village de la rive gauche de la Marne

Boursault appartient à l’appellation Champagne, dans le secteur de la Vallée de la Marne rive gauche. Le village est connu pour sa forêt et pour son château. En 1843, Madame Clicquot en confie la construction à l’architecte Arveuf, en aval d’Épernay. Elle y recevra en grand apparat les clients de sa maison de champagne.

Le domaine se trouve sur les hauteurs du village. Tous les raisins qu’il vinifie viennent de ce terroir. La maison le dit à sa façon : « Sur ce terroir de Boursault, village de très haute tradition viticole, nous avons à cœur d’écrire notre histoire. »

Le Meunier en tête de l’encépagement

Le vignoble couvre 4,2 hectares, travaillés à la parcelle. Il réunit les trois cépages champenois : Meunier, Pinot noir et Chardonnay. Le Meunier domine avec 48 % de l’encépagement, devant le Pinot noir (30 %) et le Chardonnay (22 %). Les vignes profitent de l’exposition des coteaux de Boursault.

Le Meunier tient une grande place dans la vallée. Au-delà de Cumières et sur les deux rives, l’Union des Maisons de Champagne décrit des crus plantés exclusivement en Meunier. Leurs vins, « moins corsés et plus frais », sont recherchés pour équilibrer les cuvées.

Des vendangeurs payés à l’heure et non au kilo

En Champagne, la machine à vendanger est interdite : on cueille uniquement à la main. Au domaine, la vendange dure 8 à 9 jours. L’équipe est payée à l’heure et non au kilo. Ce choix permet de demander plus d’attention à la maturité des raisins coupés. Si besoin, les cueilleurs trient pour ne garder que les meilleures grappes.

Vendangeurs, porteurs, débardeurs et pressureurs forment une équipe fidèle. Certains reviennent depuis plus de 20 ans, quelques-uns depuis plus de 40 ans. La maison les reçoit du matin au soir, repas compris. En 2025, la cueillette a commencé le 1er septembre, après dix jours d’août à plus de 35 °C.

De la HVE à la certification bio

Une première parcelle en bio dès 2015

Le domaine est certifié Haute Valeur Environnementale depuis 2016. Laurence et Cyrille ont voulu aller plus loin que leurs parents dès les années 2000. Ils ont d’abord arrêté les insecticides. En 2015, ils conduisent une première parcelle entièrement en bio.

Viennent ensuite l’observation, le changement de pratiques et l’analyse des possibilités. En 2020, le domaine s’engage officiellement en viticulture biologique sur toute sa surface. L’Agence Bio date cet engagement du 14 août 2020, sous le contrôle d’Ocacia.

Une certification validée pour la récolte 2023

Après trois ans de conversion, la certification couvre la récolte 2023. Les moûts de septembre 2023 sont donc certifiés. Les bouteilles, elles, attendent la fin du vieillissement réglementaire en cave. L’Agence Bio classe aujourd’hui le raisin de cuve et les vins du domaine en agriculture biologique.

Les premiers champagnes certifiés sortent à partir de 2026, puis au fil de l’année selon les cuvées. Ils viennent d’une seule vendange mais ne porteront pas de millésime. Pour prétendre à cette mention, l’élevage doit durer au moins trois ans.

De la taille au palissage, un travail à la main

Les herbicides étant interdits, l’herbe se gère avec des outils mécaniques, dès février ou mars. La vigne est protégée selon la météo, avec des traitements naturels. Des préparations viennent aussi renforcer ses défenses immunitaires.

Le travail manuel reste la règle toute l’année. La taille s’adapte à chaque parcelle, à chaque cep et au cépage. Suivent le liage, l’ébourgeonnage, le relevage et le palissage, avec l’aide de saisonniers. Certaines années, une vendange en vert dans quelques parcelles aère les grappes et favorise leur maturité.

Le souci de l’impact s’étend au-delà des vignes. Bouteilles, cartons, muselets et bouchons viennent de fournisseurs locaux, eux aussi engagés à réduire leur empreinte.

Des assemblages Claude Michez aux millésimes de La Villesenière

Cinq champagnes sous l’étiquette Claude Michez

La Grande Réserve assemble deux années, avec 55 % de Pinot noir, 30 % de Chardonnay et 15 % de Meunier. Elle passe au moins 48 mois sur lies fines. Le nez part sur les fruits jaunes, la bouche est ample.

Le Brut Nature ne reçoit aucun dosage. La moitié de son assemblage vient du Meunier, et il vieillit au moins 42 mois sur lies. La Sélection est un Blanc de Blancs de Chardonnay de Boursault, aux notes citronnées et à la belle tension.

La Cuvée Flore trompe l’œil : malgré sa parure rouge, ce n’est pas un rosé. Son nez évoque la mirabelle, les fruits à chair blanche et la brioche. Le Rosé, lui, est un rosé d’assemblage. Il intègre un vin rouge de la maison, vinifié en fûts de chêne.

La Villesenière, une seule vendange par cuvée

Les cinq champagnes La Villesenière sont des extra brut, dosés de 1 à 2 g/l. Harmony assemble les trois cépages, Chardonnay en tête. Les Cuteries est un 100 % Chardonnay, PN170 une cuvée parcellaire de Pinot noir. Cœur de Meunier vient de vieilles vignes, et Saignée est un rosé de Pinot noir.

Toutes passent par la barrique, pour la vinification comme pour l’élevage. Le guide Gault & Millau a noté plusieurs de ces millésimes. Les Cuteries 2016 a obtenu 91/100 dans l’édition 2024, Harmony 2015 90/100 dans l’édition 2026. Saignée a reçu 89/100 dans cette même édition 2026.

Un rouge de Meunier et un ratafia

La maison élabore aussi le Boursault Rouge, un coteaux champenois 100 % Meunier. Elle le destine aux bistrots à vins : fruits rouges, tanins délicats, boisé discret. Le Ratafia champenois, vieilli en fût de chêne, titre 18 %. Il s’ouvre sur les fruits exotiques et le pain d’épices.

Trois cuvées à déguster sur place

Le domaine reçoit sur réservation, au moins 48 heures à l’avance, en français comme en anglais. Selon la saison et la formule, la visite passe par les parcelles, le pressoir et les caves. Elle se termine par la dégustation de 3 cuvées. Les groupes comptent 12 personnes au plus.

Vous avez repéré une erreur ou une information manquante ? Parce que nous souhaitons présenter des informations fiables et à jour sur chaque domaine, n'hésitez pas à nous le signaler via le formulaire de contact.

Les autres domaines de la région Champagne

  • Champagne Cordeuil Père et Fille

    À Noé-les-Mallets, dans la Côte des Bar, Gilbert Cordeuil et sa fille Erlande cultivent 4,2 hectares certifiés bio depuis 2019. Leurs champagnes vieillissent au moins 8 ans en cave, jusqu’à 14 ans pour les millésimes, et se vinifient sans fermentation malolactique. Le pinot noir domine un vignoble qui garde un peu de pinot blanc, déjà présent en 1971. Le Guide Hachette 2024 a accordé trois étoiles au Chardonnay de la maison.

  • Champagne Durdon-Bouval

    À Vincelles, dans la vallée de la Marne, le Champagne Durdon-Bouval cultive environ 8 hectares sur quatre villages de la Marne et de l’Aisne. Engagée en bio en 2010 et labellisée Demeter depuis 2023, la famille presse et vinifie elle-même depuis 2021, sans plus passer par la coopérative. Elle en tire trois parcellaires en brut nature, un par village et par cépage : Les Sablons, Les Clos et Les Macarons. Ludovic et Sandie Durdon, aux commandes depuis 2000, travaillent avec leurs enfants Antoine et Sipriane.

  • Champagne Daniel Moreau

    À Vandières, dans la vallée de la Marne, Bastien et Julie Moreau conduisent 16 parcelles bio, 6,8 hectares en tout, sur à peine dix kilomètres. Née des premières vignes plantées par Robert Moreau en 1947, la maison a quitté la coopérative en 1977 avec Daniel, dont elle porte le nom. Engagée en bio en 2017 et certifiée depuis la vendange 2020, elle a banni désherbants et insecticides. Ses quatre champagnes peu dosés vont du brut Pièce Maîtresse au parcellaire de meunier Chemin de Trotte.

  • Champagne Adeline Martin

    Le Champagne Adeline Martin est la marque bio d’Adeline Martin, vigneronne à Cumières, qui a repris en 2017 le domaine familial de son père Philippe. Avec lui, elle a engagé en 2020 la conversion en bio de 1,5 hectare sur les 10 que compte la maison. Ces vignes donnent sa seule cuvée, AM Bio, environ 6 500 bouteilles par an de pinot noir, chardonnay et meunier, dosées à 2 g/L. On la découvre dans la maison familiale de 1892, avec ses caves et ses chambres d’hôtes.

  • Champagne De Sousa

    Le Champagne De Sousa cultive 14 hectares à Avize, sur des terroirs classés Grands Crus de la Côte des Blancs. L’histoire de la famille commence avec Manuel De Sousa, soldat portugais de la Grande Guerre venu s’installer au village. Certifié bio en 2010 puis Demeter en 2013, le domaine laboure certaines parcelles avec deux chevaux de trait. Ses vieilles vignes sont vinifiées en fût depuis 1995, l’année où commence la réserve perpétuelle de la Cuvée des Caudalies.

  • Champagne Francis Boulard & Fille

    Le Champagne Francis Boulard & Fille est né en 2009 de la séparation de la maison Raymond Boulard, dont la famille met son champagne en bouteille depuis 1952. Delphine Boulard le dirige à Faverolles-et-Coëmy, avec 3 hectares de vignes situés surtout à Cormicy, sur le massif de Saint-Thierry. Engagée en bio chez Ecocert depuis 2004, la vigne suit le calendrier lunaire et des pratiques biodynamiques. Levures indigènes, fûts anciens et foudres donnent des champagnes Brut Nature et Extra-Brut, dont une réserve perpétuelle.

  • Champagne Nowack

    À Vandières, dans la vallée de la Marne, la famille Nowack, établie depuis 1795, a cuit des tuiles avant de se consacrer à la vigne. Revenu en 2012, Flavien Nowack a banni les herbicides et engagé le domaine en bio en 2016. Ses 35 parcelles sont plantées aux trois quarts de meunier en sélection massale, qu’il entoure de haies et d’arbres. Ses champagnes de lieux-dits, comme La Tuilerie ou Les Bauchets, sortent en extra-brut.

  • Champagne Régis Poissinet

    À Cuchery, dans la vallée de la Marne, le Champagne Régis Poissinet cultive 7 hectares répartis en 35 parcelles, surtout plantées en meunier. Régis Poissinet a abandonné les herbicides et changé de culture à partir de 2011, puis s’est engagé en bio en 2017, avec plusieurs cuvées labellisées Demeter. Élevés en bonne partie en fûts, souvent poignettés et non filtrés, ses champagnes sont dosés entre 1,75 et 3 g/l. Terre d’Irizée, Terre de Rosé et L’Émergente portent sur leur étiquette une œuvre de l’artiste Thomas Jedrzejak.

Référencez gratuitement votre domaine viticole sur Vignerons Bio

Inscrivez-vous pour présenter votre domaine sur l'annuaire national et la cartographie interactive.

Référencer mon domaine