Le Domaine des Frétillères

Domaine des Frétillères

Région viticole

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Aux Frétillères, la vigne a remplacé la polyculture

1980, Bernard Rigal choisit la vigne

Le Domaine des Frétillères est installé au lieu-dit Les Frétillères, à Razac-de-Saussignac, en Dordogne. La commune se trouve juste entre Bergerac et Bordeaux. Jusqu’en 1980, la propriété familiale vivait de polyculture. Cette année-là, Bernard Rigal s’y installe et la consacre à la vigne.

Il agrandit ensuite le vignoble, qui couvre aujourd’hui 24 hectares. Les parcelles s’étendent sur trois appellations : Bergerac, Saussignac et Bordeaux. Bernard Rigal les conduit d’abord en agriculture raisonnée, avant de les convertir au bio.

2021, Sylvain Rigal prend la relève

En 2021, son fils Sylvain Rigal reprend l’exploitation. Il met à profit une expérience professionnelle acquise en Irlande.

Frétillères Wines, une marque pour l’Irlande

Le lien avec l’Irlande précède la reprise. En 2017, le domaine saisit l’occasion de se développer sur ce marché. Il crée pour l’occasion une marque qui lui est dédiée, Frétillères Wines, avec sa propre identité visuelle, son site et ses plaquettes.

Le Domaine des Frétillères

Le sauvignon gris, fil conducteur des blancs

Un assemblage « peu banal » dès 2007

Le sauvignon gris n’est pas une nouveauté aux Frétillères. Dans son édition 2009, le Guide Hachette retient un bergerac blanc 2007 présenté par Bernard Rigal. Il y relève un assemblage peu banal de sauvignon blanc et de sauvignon gris. Le vin, produit à 3 000 bouteilles, obtient une étoile, celle des vins très réussis.

Le guide y trouvait des notes d’agrumes, une bouche ample et des arômes de pamplemousse. Dans le Bergeracois, les blancs reposent sur la muscadelle, le sémillon et surtout le sauvignon. Le sauvignon gris, lui, y a pris place plus récemment.

Un moelleux vendangé un mois après les autres

Le sauvignon gris domine aussi le côtes-de-bergerac moelleux 2022, à 80 %, allié au sémillon. Ses raisins ont été récoltés à la main, un mois après le début des vendanges dans la région. C’est un vin de l’année de la canicule, élevé en cuve.

Le Guide Hachette 2024 lui accorde deux étoiles et le range parmi les finalistes du coup de cœur. Il décrit un nez entre fleur blanche et bonbon anglais. Il salue surtout sa vivacité, qui donne du dynamisme et de la longueur à ce moelleux. Le domaine en a produit 4 000 bouteilles.

Des bergeracs secs vifs et fruités

Les blancs secs mêlent eux aussi les deux sauvignons. Le bergerac blanc 2023 associe 50 % de sauvignon blanc, du sauvignon gris et du sémillon. Au nez, il livre fleurs blanches, bourgeon de cassis et notes mentholées. Vive et minérale en attaque, sa bouche s’apaise ensuite. L’édition 2025 lui donne une étoile.

La cuvée Sauvignon tire sa vivacité des sauvignons blanc et gris. Le millésime 2024 joue la fraîcheur, entre fruits blancs et agrumes, et décroche une étoile dans l’édition 2026. Le 2025, tiré à 4 500 bouteilles, figure à son tour dans la sélection de l’édition 2027.

Des rouges et un rosé de Bergerac élevés en cuve

Le merlot en tête des assemblages

Côté rouge, le merlot mène les assemblages, complété par les cabernets. Il représente les trois quarts du bergerac rouge 2020, produit à 5 000 bouteilles. Le Guide Hachette 2023 lui donne deux étoiles. Le guide y relève le cassis, la cerise noire et le kirsch, dans un vin gourmand, dense et persistant.

Le Classic 2022 ajoute du malbec au merlot et aux cabernets. Il a passé 18 mois en cuve. Son nez mêle fruits rouges, épices douces et noisette. La bouche attaque en souplesse et finit sur des tanins encore un peu vifs. L’édition 2026 lui accorde une étoile.

Un rosé de merlot et de malbec

Le bergerac rosé 2023 assemble merlot et malbec. Son nez évoque le bonbon acidulé. La bouche, gourmande et vive, prolonge sur la groseille et la framboise. Il a reçu une étoile dans l’édition 2025, pour 3 000 bouteilles produites.

Quelques milliers de bouteilles par cuvée

Les cuvées retenues par le guide restent modestes : de 2 800 à 5 000 bouteilles chacune. Tous les vins retenus depuis l’édition 2023 sont élevés en cuve. Le domaine a pourtant déjà travaillé le bois. Sa Cuvée Vieille Vigne 2000, citée dans l’édition 2004, avait passé douze mois en barrique.

À la lisière du Bergeracois et du Bordelais

L’une des quatre communes du Saussignac

Razac-de-Saussignac est l’une des quatre communes de l’AOC Saussignac, avec Saussignac, Gageac-et-Rouillac et Monestier. Elles occupent le sud-ouest de la Dordogne, aux confins de la Gironde et du Lot-et-Garonne.

Le paysage est celui d’un vaste plateau argilo-calcaire, qui culmine à 152 mètres. Il penche vers la vallée de la Dordogne, au nord. De petits ruisseaux l’ont creusé de nombreuses vallées.

Le climat y est océanique, mais atténué. Il pleut moins que sur la façade atlantique, l’été y est plus chaud et l’hiver plus froid. Par rapport au Bordelais voisin, l’ensoleillement est plus important en été.

Un liquoreux né des tries successives

Reconnue en 1982, l’appellation est réservée aux vins blancs. Les raisins y sont cueillis à la main, par tries successives, à surmaturité. La pourriture noble ou le passerillage naturel les concentrent. À la récolte, les raisins doivent atteindre au moins 272 grammes de sucre par litre de moût. Tout enrichissement est interdit, et le rendement est fixé à 25 hectolitres par hectare.

Le nom de Saussignac est revenu en 1956, comme complément de l’appellation Côtes de Bergerac, avant de devenir une appellation à part entière. La rivière toute proche favorise les brouillards, et cette humidité le développement du botrytis. Sur ces coteaux, la plupart des vignerons de l’appellation ont opté pour l’agriculture biologique.

Ces liquoreux ont une robe jaune doré. Au nez, ils évoquent souvent le miel, les fleurs et les agrumes. En bouche reviennent les fruits confits, le coing ou l’abricot.

Côtes de Bergerac et Bordeaux à portée de chai

La commune fait aussi partie de l’aire des Côtes de Bergerac. Les rouges y reposent sur le cabernet franc, le cabernet-sauvignon, le cot et le merlot. Leurs tanins, fermes mais sans agressivité, se fondent avec l’âge. Les blancs y sont en majorité des moelleux, sous 54 grammes de sucres par litre.

Le cahier des charges de l’AOC Bordeaux, enfin, cite Razac-de-Saussignac parmi les communes de Dordogne où l’on peut vinifier et élever ce vin.

De l’agriculture raisonnée à la certification bio

Un engagement auprès d’Ecocert en 2020

Le domaine s’est engagé en agriculture biologique le 15 juillet 2020, auprès d’Ecocert. Il est aujourd’hui certifié selon le règlement européen 2018/848, pour la production végétale comme pour la transformation.

Une conversion qui s’achève

Pour 2026, l’Agence Bio recense des raisins de cuve certifiés bio, et d’autres encore en troisième année de conversion. Les vins, eux, apparaissent en bio. Autour des vignes, l’exploitation déclare aussi des prairies et du trèfle en bio, ainsi qu’une surface de biodiversité.

Dégustation et vente à la propriété

Le domaine propose la dégustation et la vente de ses vins à la propriété. Il vend aussi bien aux particuliers qu’aux professionnels, détaillants et grossistes compris.

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Avis sur Domaine des Frétillères

  1. Cartier

    5.0/5 étoiles

    Les vins de ce domaine ont un très bon rapport qualité-prix. Je cherchais un vin Bio, à boire facilement, sans lourdeurs, avec une variété de gamme, et j'ai été comblé. En été je suis un fervent consommateur de blanc et rosés, et les vins Frétillères sont top ! Même le rouge (il y en a deux) se boit facilement. Je suis sensible aux sulfites que l'on trouve en excès dans de nombreux vins, mais là je n'ai jamais eu de maux de têtes. Je conseille, au moins goûtez-les, vous ne serez pas déçus du rapport qualité/prix.

Les autres domaines de la région Sud-Ouest

  • Mas del Périé

    Le Mas del Périé cultive 23 hectares de vignes à Trespoux-Rassiels, sur des coteaux calcaires à 350 mètres, aux confins de l’appellation Cahors. Fabien Jouves l’a créé en 2006 sur l’exploitation de ses parents, certifiée bio depuis 2009 et Demeter depuis 2011. Ses Cahors parcellaires, vinifiés sans intrants, suivent trois sols : le kimméridgien, la marne du Miocène et le sidérolithique. Autour des vignes vivent des haies, des truffiers, un conservatoire de cépages autochtones et les porcs noirs gascons de la Ferme du Tessou.

  • Domaine Le Passelys

    Installé à Douelle, au bord du Lot, le Domaine Le Passelys cultive la vigne depuis 1857 et compte plus de huit générations de Baudel. Ses 9,5 hectares en agriculture biologique occupent surtout les troisièmes terrasses argilo-siliceuses de l’AOC Cahors. Dès 2016, la famille plante des cépages résistants, qui suppriment 95 à 100 % des traitements utilisés en bio. Ils donnent la gamme Colibri, à côté des Cahors Tradition, Prestige et Centenaire, ce dernier issu de vignes de plus de 120 ans.

  • Domaine AntocyÂme

    Chimiste de formation, diplômée œnologue à l’Ensat de Toulouse, Muriel Zoldan a acheté en 2017 le Domaine AntocyÂme, à La Salvetat-Belmontet, près de Montauban. Ses 7,5 hectares, engagés en agriculture biologique depuis 2012, relèvent des Coteaux et Terrasses de Montauban, unité de l’IGP Comté Tolosan. Les fermentations partent des levures indigènes, et presque toutes les cuvées sont sans sulfites ajoutés. Le domaine vinifie en cuve, en barrique et en amphore sept cépages, dont le Tannat et l’Abouriou.

  • Château Lacapelle Cabanac

    Sur le causse argilo-calcaire qui domine la vallée du Lot, le Château Lacapelle Cabanac produit des Cahors bio à environ 300 mètres d’altitude. Thierry Simon et Philippe Vérax l’ont repris en 2001 et le conduisent en agriculture biologique depuis 2002. Les vignes poussent sur des pierrailles calcaires et des argiles du Kimméridgien, et le merlot y pèse moins de 10 % de l’encépagement. Du Tradition au Malbec Original, élevé sur lies en cuve béton, la gamme compte aussi un savagnin en Vin de France.

  • Château Haut-Monplaisir

    À Lacapelle-Cabanac, dans l’appellation Cahors, Cathy et Daniel Fournié ont repris en 1998 une exploitation familiale de 15 hectares, qui compte aujourd’hui près de 30 hectares. Leurs vignes occupent la troisième terrasse du Lot, plein sud, sur des sols argilo-siliceux à galets roulés. Engagé en bio chez Ecocert en 2009, le domaine a sorti ses premières cuvées labellisées en 2012. Leur fille Mathilde les a rejoints en 2015, l’année de L’Envie, un malbec vinifié et élevé sans soufre ajouté.

  • Château du Cèdre

    À Vire-sur-Lot, le Château du Cèdre cultive 27 hectares dans le vignoble de Cahors, sur un cône d’éboulis calcaire, les grèzes, et sur les hautes terrasses du Mindel. Venue de Belgique en 1914, la famille Verhaeghe y plante sa première vigne en 1958 et met en bouteille dès 1973. Certifié en agriculture biologique depuis 2012, le domaine vinifie en levures indigènes, sans intrant ni sulfites ajoutés. Ses rouges sont en 100 % Malbec, d’Extra Libre, sans soufre, à Charly, et ses blancs en Viognier ou Sauvignon.

  • Château de Chambert

    Sur le causse de Floressas, à 300 mètres au-dessus de la vallée du Lot, le Château de Chambert cultive 45 hectares en AOC Cahors, certifiés bio par Ecocert et en biodynamie par Demeter. Resté en friche jusqu’en 1973, le vignoble a été replanté dès 1974, puis repris en 2007 par Philippe Lejeune. Le Malbec y fait 97 % de l’encépagement, sur des calcaires kimméridgiens et des argiles rouges sidérolithiques. Sa gamme va du Causse, élevé en cuve béton, aux trois parcellaires élevés en foudres, dont Le Puits.

  • Château Lamartine

    À Soturac, à l’extrémité ouest de l’appellation Cahors, le Château Lamartine cultive 38 hectares certifiés bio depuis le millésime 2022. La famille Gayraud y est vigneronne depuis quatre générations, et l’arrière-grand-père Edouard Sérougne fut l’un des quinze à plaider pour l’appellation devant l’INAO. Le malbec fait 95 % des rouges, sur un vignoble réparti entre trois niveaux de terrasses du Lot, d’argile, de calcaire et de silice. Depuis 2016, Lise et Benjamin conduisent le domaine, du Tandem à l’AC 544, élevée 36 mois en amphore.

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