Domaine des Chasseignes - Les vignes du lieu-dit Les Démalés, avec la butte de Sancerre à l'horizon

Domaine des Chasseignes

Région viticole

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Vallée de la Loire

Bio

À Sury-en-Vaux, dans l’appellation Sancerre, le Domaine des Chasseignes produit des blancs, des rosés et des rouges en agriculture biologique. Aurore Dezat le dirige depuis 2011, rejointe en 2016 par son conjoint David Girard. Leur pari tient en une idée : montrer, cuvée par cuvée, ce que chaque lieu-dit donne à leurs vins.

Des sancerres parcellaires que le Guide Hachette suit de près

Le domaine décrit lui-même son travail comme une recherche : révéler la diversité des sols du Sancerrois au moyen de cuvées parcellaires, chacune issue d’un lieu-dit différent.

Deux coups de cœur d’affilée

Le Guide Hachette des vins a remarqué ces cuvées. Dans son édition 2025, il accorde deux étoiles et un coup de cœur au sancerre blanc Les Chasseignes 2022. L’année suivante, l’édition 2026 récidive avec deux étoiles et un coup de cœur pour un sancerre blanc 2023 du domaine. Le guide parle lui-même d’un « doublé ».

Ce blanc 2023 a été vinifié en cuves, en fûts et en foudres, puis affiné pendant 18 mois dans les mêmes contenants. La cuvée Les Démalés suit le même chemin : deux étoiles pour le millésime 2022 dans l’édition 2025, puis une étoile pour le 2023 dans l’édition 2026.

Quelques milliers de bouteilles par lieu-dit

Ces cuvées restent confidentielles. Les Démalés 2022 tenait en 1 110 bouteilles, et le millésime 2023 en 2 000. Les Chasseignes atteint 4 000 bouteilles en 2024. La même année, une autre cuvée a fait son entrée dans le guide : Les Montaignes 2024, une étoile dans l’édition 2027, à côté des Chasseignes 2024, également distingué d’une étoile.

Domaine des Chasseignes - Vendangeurs dans les rangs du lieu-dit Les Chasseignes
Les vendanges 2024 au lieu-dit Les Chasseignes, qui donne son nom au domaine et à une cuvée.

Ces blancs sont élevés en cuve et en fût. Pour Les Chasseignes 2024 et Les Montaignes 2024, le guide conseille une dégustation entre 2026 et 2030.

Sury-en-Vaux, une exploitation familiale reprise par Aurore Dezat

Le Domaine des Chasseignes est une affaire de famille. Le grand-père d’Aurore Dezat a créé l’exploitation, que son père Denis et son oncle Claude ont ensuite développée. La société qui porte le domaine, l’EARL de Chasseignes, a été immatriculée en 1980.

La relève prise en 2011

Aurore Dezat gère l’exploitation depuis 2011. Elle en est aujourd’hui la gérante. Le domaine a gardé son ancrage d’origine : ses vignes se trouvent sur la commune de Sury-en-Vaux, et c’est là, à Chappe, qu’il reçoit ses visiteurs.

On peut y déguster et acheter les vins directement à la propriété. Aurore et David y font découvrir leurs sancerres à travers les différentes cuvées de la gamme.

David Girard, entre deux domaines sancerrois

En 2016, David Girard, son conjoint, rejoint l’exploitation. Il mène en parallèle un autre domaine familial de l’appellation avec son frère Anthony, sous le nom d’Anthony et David Girard. Les deux domaines restent distincts, chacun avec ses vignes et ses cuvées.

Aux Chasseignes, le couple travaille à deux. Le domaine se présente d’ailleurs aux professionnels sous leurs deux noms, « Aurore Dezat et David Girard », accolés à celui des Chasseignes.

Domaine des Chasseignes - L'équipe au travail dans une jeune plantation à Sury-en-Vaux
Toute l’équipe au chevet d’une jeune plantation du lieu-dit Les Chasseignes.

Trois sols sancerrois sur une seule commune

Le vignoble couvre 9,5 hectares. Le sauvignon blanc en occupe l’essentiel, environ 8 hectares, et le pinot noir environ 1 hectare. Toutes les parcelles sont sur la commune de Sury-en-Vaux, ce qui n’empêche pas les sols de varier d’une parcelle à l’autre.

Terres blanches, caillottes et silex

Les vignes puisent dans les trois terroirs typiques du Sancerrois : les terres blanches, les caillottes et le silex. C’est cette diversité que les cuvées de lieux-dits cherchent à faire ressortir.

Domaine des Chasseignes - Rang de vigne sur sol travaillé au lieu-dit Les Grandes Chènevières
Une plantation de 2018 au lieu-dit Les Grandes Chènevières, à la fin du printemps.

Ce que chaque sol apporte au sauvignon

Les terres blanches sont des marnes kimméridgiennes, profondes et froides, riches en petits fossiles d’huîtres. Le raisin y mûrit plus tard qu’ailleurs, et les vins y gagnent de la rondeur et de l’ampleur, avec un potentiel aromatique qui se révèle après quelques mois.

Les caillottes sont des calcaires très caillouteux, chauds et bien drainés, qui donnent des vins frais et vifs. Les argiles à silex, enfin, se réchauffent vite en surface et mènent à une maturité plus précoce. Le sauvignon en tire souvent un profil minéral, aux notes de pierre à fusil.

De la viticulture raisonnée au label bio

Le bio est venu en deux temps : une conduite raisonnée très stricte d’abord, la certification ensuite.

Ni herbicide ni insecticide avant la conversion

Dès la reprise, Aurore Dezat a conduit le vignoble en viticulture très raisonnée, sans herbicide ni insecticide.

Domaine des Chasseignes - Plantation d'une haie au lieu-dit Les Chailloux
Une longue haie plantée au lieu-dit Les Chailloux, pour ramener de la biodiversité autour des vignes.

Engagé chez Ecocert depuis juillet 2020

Le domaine s’est engagé en agriculture biologique le 22 juillet 2020, auprès de l’organisme certificateur Ecocert. Son raisin de cuve et ses vins sont aujourd’hui certifiés AB. L’ensemble de l’exploitation est conduit en bio, sans parcelle mixte.

Domaine des Chasseignes - Broyage des sarments dans les rangs en hiver
En hiver, les sarments broyés retournent au sol entre les rangs.

Le domaine le revendique dans sa présentation : ses sancerres sont certifiés en agriculture biologique, blancs comme rouges.

Le style des Chasseignes dans le verre

Les blancs dominent la production, à l’image de l’encépagement. Les rouges, plus rares, complètent la gamme avec un rosé de pinot noir.

Des blancs entre pêche, agrumes et finale saline

Les dégustations publiées dessinent un fil commun : la pêche, presque toujours, relevée d’agrumes. Les Chasseignes 2022 associe fleurs blanches, citron vert, épices et coing, dans une bouche riche et charnue. Les Démalés penche vers la tension, avec une finale citronnée et saline qui appelle les huîtres.

Le blanc 2023 élevé dix-huit mois montre un autre visage du domaine. Le nez évoque le lilas, l’écorce d’orange et la compote de pêche, avec une touche de miel. La bouche est onctueuse, tenue par une acidité discrète.

Des pinots noirs souples, élevés sous bois

Le pinot noir donne deux rouges, dont la cuvée Évidence. Élevés en cuve et en fût, ils jouent sur le fruit : cerise bien mûre, cassis et mûre, avec des notes de moka venues du bois. Évidence 2017 a obtenu deux étoiles dans l’édition 2020 du Guide Hachette.

Domaine des Chasseignes - Cuve en bois destinée au pinot noir des Chailloux
Une cuve en bois, arrivée au chai pour le pinot noir des Chailloux.

Pour Évidence 2019, le guide relevait une bouche souple, une juste fraîcheur et des tanins si soyeux que le vin pouvait se boire tout de suite.

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  • Domaine Jean-Bernard Métais

    Le Domaine Jean-Bernard Métais cultive le chenin et le pineau d’Aunis sur le vignoble de la Gildonnière, à Lhomme, sur les coteaux de Jasnières. Sculpteur, Jean-Bernard Métais a repris en 1976 les vignes d’une famille installée à Courdemanche depuis le XVIe siècle. Vendangés par tries jusqu’en novembre, ses vins fermentent et s’élèvent en fût de chêne, du chenin sec au grand passerillé liquoreux. Sa cave creusée dans le tuffeau garde des passerillés de 1893, de 1811 et des années 1780, et le domaine est engagé en bio depuis 2022.

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    Le Vignoble Fabien Demois cultive une trentaine d’hectares de vignes en AOC Chinon autour du hameau de Chézelet, à Cravant-les-Côteaux. Cinquième génération sur place, Fabien Demois reprend l’exploitation en 2008, l’engage en bio en 2010 et obtient la certification Demeter en 2021. Brebis au pâturage l’hiver, fumier des Écuries de Chézelet et engrais verts semés entre les rangs font tourner une ferme en boucle. Du cabernet franc et du chenin de Chinon aux cépages résistants de la gamme Le Phénix, il signe des vins droits, vendangés à la main.

  • Château de la Viaudière

    Le Château de la Viaudière domine les coteaux du Layon depuis le XVIe siècle, à Champ-sur-Layon, sur les schistes de l’Anjou noir. Pierre-Antoine et Agnès Giovannoni y ont pris la suite de la famille Gelineau et cultivent 33 hectares, engagés en bio depuis 2016. Leurs Coteaux du Layon naissent de tris successifs de chenin touché par la pourriture noble, d’octobre à novembre. Le domaine signe aussi le Tuilé, un anjou de pur cabernet-sauvignon, un gamay élevé en amphores et des crémants de Loire élaborés depuis 1997.

  • Clos de l’Écotard

    Le Clos de l’Écotard cultive 15 hectares en appellation Saumur, à Courchamps, Fosse-Bellay et Saumur. Michel Chevré l’a fondé en 2011, alors chef de culture au Domaine des Roches Neuves, et son fils Thibaud le dirige depuis 2024. Engagé en bio depuis 2010, le domaine laboure au cheval son clos de chenin planté à 8 000 pieds par hectare. Il en tire des chenins secs comme La Haie Nardin et Les Pentes, des bulles sans dosage et, depuis 2021, des rouges de cabernet franc et de gamay.

  • Domaine Éric Chevalier

    Le Domaine Éric Chevalier cultive une propriété familiale de 29 hectares à Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, en appellation Muscadet Côtes de Grandlieu, entre le lac et l’Atlantique. Éric Chevalier la reprend en 2006 après dix ans de négoce, rejoint en 2008 par sa sœur Gaëlle. Travaillées sans intrant chimique depuis 2014, les vignes sont engagées en bio depuis 2016. Melon, folle blanche, fié gris, chardonnay et pinot noir donnent des vins salins, fermentés sur levures indigènes, dont plus de la moitié part à l’export.

  • Château Yvonne

    Le Château Yvonne cultive 16 hectares en bio depuis 1997 à Parnay, Champigny, Turquant et Montsoreau, sur la côte de Saumur. Recréé par Yvonne et Jean-François Lamunière, il est repris en 2007 par Mathieu Vallée, ingénieur devenu vigneron, qui en garde le nom. Ses cabernets francs en Saumur-Champigny et ses chenins secs en Saumur naissent de levures indigènes et d’élevages longs, en partie dans une cave creusée dans le tuffeau. Depuis 2021, des poiriers et des abricotiers poussent au milieu des vignes.

  • Château de Quinçay

    À Meusnes, sur les coteaux sud du Cher, la famille Cadart conduit depuis 1860 un domaine de 30 hectares aux terres chargées de silex. Engagé en bio en 2021, le vignoble a renoncé au désherbage chimique : un robot électrique Bakus y travaille 25 hectares depuis 2022. Les vins sortent en Touraine, Touraine Chenonceaux et Valençay, des sauvignons plantés en 1961 aux rouges de côt. La gamme Q fait fermenter chenin et pinot noir en fûts de 400 litres.

  • Château de Coulaine

    Le Château de Coulaine cultive 19 hectares de vignes bio à Beaumont-en-Véron, en appellation Chinon, autour d’un manoir bâti vers 1470. Étienne et Pascale Denys de Bonnaventure le passent en bio en 1994, et leur fils Jean le dirige depuis 2017 avec son épouse Tatiana. Le cabernet franc et le chenin y poussent sur millarges, sables argileux, argilo-calcaires et graviers, que la famille relie à ses cuvées. Les rouges vont de la souplesse à la garde, et trois chenins s’élèvent en barrique ou en jarre de grès.

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