Vignes en pente au-dessus d’un village alsacien à colombages, au pied des Vosges

Les domaines viticoles bio en Alsace

La région en bref

  • 15 556 ha de vignoble
  • 53 AOP
  • 38 % du vignoble en bio en 2025

La région viticole Alsace s’étire sur 170 km de Wissembourg à Thann, sur 15 556 ha, au pied des Vosges, entre Bas-Rhin et Haut-Rhin. Son climat continental sec limite naturellement mildiou et oïdium, un atout majeur pour le bio. La région affiche 38 % de vignes en agriculture biologique, plus de 80 domaines en biodynamie et 51 Grands Crus. Ses terroirs réunissent 20+ formations géologiques et des cépages phares comme Riesling et Gewurztraminer.

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Une région viticole façonnée par le terroir et l’engagement environnemental

Située à l’est de la France, la région viticole d’Alsace occupe une place singulière dans le paysage viticole européen. Longtemps reconnue pour l’expression précise de ses cépages et la diversité de ses terroirs, elle s’impose aujourd’hui comme l’un des territoires les plus engagés en viticulture biologique et biodynamique.
Avec 38 % de sa surface viticole cultivée en agriculture biologique, l’Alsace fait figure de référence, tant par l’ampleur de sa conversion que par son ancienneté.

Cet engagement ne relève ni d’un effet de mode ni d’une stratégie opportuniste. Il s’inscrit dans une histoire longue, portée par des conditions naturelles favorables, une mosaïque géologique unique et une culture viticole profondément ancrée dans la notion de respect du vivant.

Un vignoble linéaire aux équilibres naturels remarquables

Une implantation géographique singulière

Le vignoble alsacien se déploie sur 170 kilomètres de long, de Wissembourg au nord à Thann au sud. Il épouse le piémont des Vosges sur une bande étroite, rarement large de plus de quatre kilomètres.
Cette configuration linéaire traverse 119 communes et couvre 15 556 hectares, dessinant un paysage viticole continu, structuré et lisible.

Colmar, située au centre de ce ruban viticole, est traditionnellement considérée comme la capitale du vignoble. Strasbourg et Mulhouse marquent respectivement les limites septentrionales et méridionales de la zone de production.

Un climat continental protecteur et favorable au bio

L’Alsace bénéficie d’un climat continental modéré, rare en France. Le massif des Vosges agit comme un véritable rempart contre les influences océaniques, bloquant les perturbations humides venues de l’ouest.
Cette barrière naturelle crée l’un des climats les plus secs du pays, avec une pluviométrie exceptionnellement faible.

Les étés sont chauds et secs, les automnes longs et souvent lumineux, tandis que les hivers restent froids sans excès.
Ces conditions constituent un avantage décisif pour la viticulture biologique, en limitant naturellement le développement des maladies fongiques comme le mildiou ou l’oïdium.

Une diversité géologique rare au service de l’expression des vins

Une mosaïque de sols unique en France

Le terroir alsacien repose sur plus de vingt formations géologiques distinctes, issues de différentes ères géologiques. Cette diversité exceptionnelle explique la précision aromatique et la capacité d’expression des vins de la région.

On y rencontre notamment :

  • Sols granitiques et gneissiques, pauvres en eau mais riches en minéraux
  • Sols schisteux, rares et très structurants
  • Sols volcaniques, sombres et thermorégulateurs
  • Calcaires et marno-calcaires, favorisant l’équilibre et la tension
  • Sols argilo-calcaires, présents dans les zones plus basses

Chaque type de sol imprime une signature particulière aux vins, influençant la structure, l’acidité et la complexité aromatique.

Une tradition de cépages intimement liée au terroir

Contrairement à de nombreuses régions françaises, l’Alsace a conservé une approche fondée sur le cépage, sans jamais rompre le lien avec le terroir.
Cette coexistence entre lecture variétale et expression géologique constitue l’une des forces identitaires du vignoble.

Appellations et organisation du vignoble alsacien

Une hiérarchie d’appellations lisible et structurée

Le vignoble alsacien compte 53 AOP, réparties en trois familles :

  • Alsace AOC, créée en 1962, représentant environ 70 % de la production
  • Alsace Grand Cru, regroupant 51 terroirs d’exception répartis sur 47 communes
  • Crémant d’Alsace, appellation effervescente en forte croissance

Les Grands Crus couvrent environ 800 hectares, soit près de 5 % du vignoble. Chacun possède un cahier des charges strict, intégrant rendements limités, vendanges manuelles et cépages autorisés spécifiques.

Les cépages emblématiques de la région

L’Alsace cultive historiquement sept cépages majeurs, auxquels s’ajoutent quelques variétés complémentaires :

  • Riesling, cépage roi, réputé pour sa longévité et sa minéralité
  • Gewurztraminer, aromatique et épicé
  • Pinot Gris, structuré et ample
  • Pinot Blanc, frais et accessible
  • Muscat, expressif et floral
  • Sylvaner, historiquement ancré
  • Pinot Noir, seul cépage rouge, en pleine progression qualitative

La production régionale est composée à 92 % de vins blancs, le solde se répartissant entre rosés et rouges.

L’Alsace, moteur de la viticulture biologique et biodynamique

Une progression spectaculaire du bio

Entre 2018 et 2024, la surface viticole biologique en Alsace est passée de 15,9 % à près de 37 %.
Cette évolution rapide place la région très au-dessus de la moyenne nationale et européenne.

Aujourd’hui, 667 viticulteurs cultivent leurs vignes selon les principes de l’agriculture biologique, traduisant une dynamique collective profonde.

Une terre d’élection pour la biodynamie

Au-delà du bio, l’Alsace se distingue par l’importance de la viticulture biodynamique.
Plus de 80 domaines sont certifiés selon les cahiers des charges Demeter ou Biodyvin, faisant de la région l’un des pôles biodynamiques majeurs au monde.

Cette approche holistique considère la vigne comme un organisme vivant intégré à son environnement, et non comme une simple culture agricole.

Une histoire pionnière portée par des figures fondatrices

Les premiers engagements dès les années 1970

L’Alsace fait partie des premières régions françaises à s’être engagée dans la viticulture biologique.
Dès la fin des années 1960, certains vignerons ont remis en question l’usage des intrants chimiques.

Parmi les pionniers emblématiques :

  • Eugène Meyer, précurseur de la biodynamie dès 1969
  • Pierre Frick, figure majeure du mouvement bio alsacien
  • Henri Bannwarth, acteur clé de la transition régionale

Ces engagements précoces ont structuré une culture collective favorable à l’innovation environnementale.

Une reconnaissance internationale renforcée

L’engagement alsacien a gagné une visibilité mondiale avec des figures comme Olivier Humbrecht, premier Français Master of Wine et président du label Biodyvin.
Son action a contribué à positionner l’Alsace comme un laboratoire de la viticulture durable à l’échelle internationale.

Défis contemporains et perspectives d’avenir

Changement climatique et maladies du bois

Le vignoble alsacien fait face à des défis croissants liés au changement climatique.
Les maladies du bois connaissent une recrudescence, avec une augmentation notable des symptômes observée depuis plusieurs millésimes.

Les variations climatiques extrêmes, alternant sécheresses et pluies intenses, modifient les équilibres naturels historiques de la région.

Production et adaptation économique

En 2024, la production alsacienne est passée sous le seuil du million d’hectolitres, reflétant à la fois les contraintes climatiques et une évolution des marchés.
Les producteurs adaptent leurs pratiques et leurs stratégies, misant sur la qualité, la durabilité et la valorisation des terroirs.

Une région viticole tournée vers l’avenir

L’Alsace incarne aujourd’hui un modèle de viticulture durable, combinant terroir, innovation et engagement environnemental.
Sa transition massive vers l’agriculture biologique et la biodynamie repose sur des bases solides : conditions naturelles favorables, diversité géologique exceptionnelle et culture viticole pionnière.

Face aux défis climatiques et économiques, la région poursuit une vision à long terme où la durabilité n’est plus une option, mais un pilier stratégique.
En conjuguant tradition, précision et respect du vivant, l’Alsace dessine une voie inspirante pour l’avenir du vin français.

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Famille domaine Jean Becker

Établie à Zellenberg depuis 1610, la famille Becker en est à sa douzième génération de vignerons, avec Martine, Jean-Philippe et Jean-François. Le Domaine Jean Becker a converti toute son exploitation à l’agriculture biologique en 1999, malgré les mises en garde de nombreux confrères. Sa vingtaine d’hectares compte cinq grands crus, dont le Froehn, le Schoenenbourg et le Schlossberg. Vendangée à la main, la gamme va des vendanges tardives aux vins nature, orange ou pétillants.

Sylvie et Raphael

Installée à Saint-Hippolyte depuis 1932, la famille du Domaine Fahrer et Fils en est à sa quatrième génération avec Raphaël. Ses 20 hectares, partagés avec Rorschwihr, reposent sur une faille sismique et sept sols différents, dont le lieu-dit Silberberg. Engagé en agriculture biologique depuis 2018, le domaine a abandonné le labour et plante haies, rosiers et arbres fruitiers depuis 2019. Sa spécialité, le Rouge de Saint-Hippolyte, côtoie plus de 20 vins et crémants, et cinq chambres d’hôtes accueillent les visiteurs au domaine.

Katia et Etienne Simonis au Domaine Simonis

Installé à Ammerschwihr, au nord-ouest de Colmar, le Domaine Etienne Simonis prolonge une lignée de vignerons présente au village depuis les années 1670. Katia et Etienne Simonis y cultivent 7 hectares, avec des parcelles en Grand Cru Kaefferkopf et Marckrain. Etienne a commencé par la biodynamie en 1999, avant l’engagement bio de 2008, et ses vins sont labellisés Demeter. Fermentés avec leurs levures indigènes, sans collage ni chaptalisation, ils se déclinent en quelque 25 cuvées, du vin de cépage au vin orange.

Famille du domaine Bléger

Installé à Orschwiller, au pied du Haut-Kœnigsbourg, le Domaine Claude et Christophe Bléger cultive 9,5 hectares répartis en 35 parcelles. La famille, venue de Suisse, se dit vigneronne depuis 1630 et s’est engagée en bio auprès d’Ecocert en 2008. Quand une parcelle a du caractère, du grand cru Praelatenberg aux sols granitiques de Kintzheim, elle reçoit sa propre cuvée. Vendangés à la main et fermentés aux levures indigènes, les vins vont du crémant aux Vendanges Tardives.

Christian et Laurence du domaine Eblin-Fuchs

Liées depuis 1956, les familles Eblin et Fuchs cultivent 11,5 hectares sur cinq communes autour de Zellenberg, dans le Haut-Rhin. Engagé en bio depuis 2002 et conduit en biodynamie, le domaine est adhérent Demeter. Chaque coteau est vinifié à part, en foudres de chêne avec les levures indigènes, et le lieu-dit figure sur l’étiquette. La gamme va des crémants aux Sélections de Grains Nobles, avec quatre grands crus : Froehn, Rosacker, Mandelberg et Sonnenglanz.

Domaine bio Zeyssolff

Fondée en 1778 à Gertwiller, la Maison Zeyssolff se transmet de père en fils depuis onze générations, aujourd’hui avec Yvan et Céline Zeyssolff. Engagée en agriculture biologique en 2018, elle a sorti son premier millésime bio en 2021. Elle cultive tous les cépages d’Alsace, du Klevener de Heiligenstein au Sylvaner grand cru Zotzenberg, vendange à la main et fait fermenter ses vins en foudres de chêne. Sa cave de 1850 se visite avec un film à 180° projeté sur les fûts.

Domaine Achillée

Créé en 2016 par Yves Dietrich et ses fils Jean et Pierre, le Domaine Achillée vinifie à Scherwiller dans un chai passif bâti avec 100 tonnes de paille. Ses vignes couvrent cinq villages, des graves de Scherwiller au granite du grand cru Frankstein et aux schistes du Schieferberg. Engagé en bio depuis 2000 et adhérent Demeter, il fermente avec des levains maison et limite le soufre au minimum. On y visite le chai en paille avant une dégustation commentée, sur la Route des Vins d’Alsace.

Le vigneron du Domaine Ansen

Quatorzième génération d’une famille de vignerons remontant à 1613, Daniel Ansen met ses vins en bouteille à Westhoffen depuis le millésime 2012. Ses 9 hectares, conduits en bio depuis 2010, se partagent entre sept lieux-dits de Westhoffen et de Wangen, sur marnes du Keuper, argiles, grès et calcaires. En cave, il vinifie en cuves inox avec les levures indigènes et bouche ses vins tranquilles à la capsule Stelvin. Plusieurs cuvées sans sulfites ajoutés sont certifiées USDA Organic et portent le label Vin Méthode Nature.

Domaine Hering - Grappes mûres dans le vignoble à Barr

Installé dans le centre de Barr depuis 1858, le Domaine Hering cultive plus de 11 hectares en agriculture biologique, sous le contrôle d’Ecocert depuis 2011. Une grande partie de ses vignes occupe la colline du Kirchberg de Barr, avec le Clos Gaensbroennel et le lieu-dit Rosenegert, planté en complantation. La famille exploite aussi en monopole le Clos de la Folie Marco, un clos en pleine ville. Son pinot noir grand cru, classé depuis le millésime 2022, a reçu deux étoiles au Guide Hachette 2025.

Domaine Yves Amberg - Grappes blanches avant la vendange

Installé en 1989 sur le domaine familial d’Epfig, Yves Amberg l’a porté de 7 à 13 hectares et en a engagé la conversion bio dès 1999. Certifié par Ecocert depuis 2001, le domaine cultive notamment le Fronholz, sur la colline de la plus grande commune viticole d’Alsace. Les fermentations partent des levures du terroir, et une petite gamme sans sulfites ajoutés porte le label Vin Méthode Nature. Du Crémant d’Alsace aux gewurztraminers moelleux et liquoreux étoilés au Guide Hachette, il produit aussi des eaux-de-vie de baies sauvages.

Domaine Charles Frey - Chai en bois massif, foudres alignés et menhir de granit

Le Domaine Charles Frey cultive 20 hectares en biodynamie certifiée Demeter autour de Dambach-la-Ville, entre granit et grès. Installée au village depuis 1709, la famille embouteille pour la première fois en 1963 et passe tout le domaine en bio à la fin des années 1990. Depuis 2010, ses vins s’élèvent dans un chai en bois massif bâti autour d’un menhir de granit. Julien et Thiébaud Frey y signent le riesling du grand cru Frankstein, des crémants peu ou pas dosés et des pinots noirs élevés en fût.

Domaine du Bollenberg - Tracteur et bennes de vendange au Clos Sainte Apolline à Westhalten

Le Domaine du Bollenberg cultive 25 hectares d’un seul tenant sur la colline calcaire du Bollenberg, à Westhalten, en Alsace. La famille Meyer, qui tient le clos depuis 1945, conduit tout le vignoble en agriculture biologique, avec un premier engagement en 2009. Au sommet, la pelouse sèche est classée en réserve naturelle, et vaches, moutons et ruches accompagnent la vigne au fil de l’année. Élevés en foudres de chêne, les vins vont du Sylvaner sec aux sélections de grains nobles, en passant par plusieurs crémants.

Domaine Camille Braun - Le village d’Orschwihr vu depuis les vignes

Le Domaine Camille Braun cultive 15 hectares à Orschwihr, dans le sud de l’Alsace, en biodynamie certifiée Demeter et labellisée Biodyvin. Arrivée de Suisse en 1593, la famille se consacre à la seule vigne depuis Camille et Marguerite Braun, et Annabelle Braun dirige le domaine depuis fin 2023. Ses vins suivent les climats du village : colline du Bollenberg, lieux-dits comme le Luft ou le Neuberg, grands crus Pfingstberg et Kaefferkopf. La gamme compte aussi quatre crémants d’Alsace et trois vins de macération.

Domaine Laurent Bannwarth - Mise en terre d’une qvevri, jarre géorgienne en terre cuite à Obermorschwihr

Le Domaine Laurent Bannwarth cultive une douzaine d’hectares à Obermorschwihr (Haut-Rhin), en bio depuis 2004 et sous label Demeter depuis le millésime 2012. Stéphane Bannwarth, qui a repris en 1987 le domaine fondé par ses parents, vinifie depuis 2011 une partie de sa récolte en qvevris, des jarres géorgiennes enterrées. Ses vins orange côtoient des vins nature, faits sans intrant depuis 2009, et des vins traditionnels sur levures indigènes. Le lieu-dit calcaire du Bildstoecklé donne un riesling, un pinot noir et deux assemblages.

Vins Henry Fuchs - Enseigne au renard du domaine près d’une tour coiffée d’un nid de cigognes à Ribeauvillé

Paul Fuchs mène depuis 2005 les Vins Henry Fuchs à Ribeauvillé, rejoint en 2017 par sa sœur Julie. Engagés en bio en 2008 et certifiés par Ecocert en 2011, leurs 10,5 hectares s’étendent sur Ribeauvillé, Hunawihr et Bergheim. Ils donnent des rieslings du grand cru Kirchberg de Ribeauvillé et du lieu-dit Hagel, planté en terrasses sur le gneiss. Le pinot noir Rouge comme Renard vient d’une vigne plantée en 1973 sur le Kirchberg, où ce cépage ne peut pas revendiquer le grand cru.

Domaine Loberger - Coteau de vignes en terrasses sous un ciel d’été

Le Domaine Loberger cultive 8 hectares en biodynamie autour de Bergholtz, sur des coteaux de 250 à 480 mètres où la pente atteint parfois 60 %. Il réunit trois grands crus de Guebwiller, le Kitterlé, le Saering et le Spiegel, et cinq lieux-dits dont le Neuberg. Jean-Jacques Loberger s’est consacré à la seule vigne en 1984, et sa fille Céline l’a rejoint en 2019. Labellisés Demeter et Biodyvin, les vins fermentent sur levures indigènes, du crémant aux grains nobles.

Domaine Loew - L’équipe du domaine sur un tracteur, au bord des vignes

Le Domaine Loew cultive ses vignes en biodynamie certifiée Demeter et Biodyvin à Westhoffen, à l’extrémité nord du vignoble d’Alsace. Depuis 1996, Caroline et Étienne Loew vinifient à part chaque terroir de leurs cinq villages, entre grès, Muschelkalk et marnes à gypse. Leur gamme va des grands crus Altenberg de Bergbieten et Engelberg au sylvaner, qu’ils ont remis à l’honneur, et aux vins sans soufre ajouté All you need is Loew. Les fermentations, toujours spontanées, durent de quelques semaines à plusieurs années.

Vins Xavier Wymann - Grappes mûres sous les feuilles d’automne

Les Vins Xavier Wymann cultivent 8 hectares en bio autour de Ribeauvillé, en petites parcelles de 10 à 80 ares parfois centenaires. Jean-Luc Schaerlinger a repris en 1996 le domaine de son oncle et garde sur ses étiquettes le nom Wymann, « homme du vin » en alsacien. Engagé en bio depuis 1998, le domaine vendange à la main et annonce un rendement de 20 hl/ha. Riesling, pinot gris et gewurztraminer s’y vinifient de façon classique, ou en vin nature avec les seules levures du raisin.

Domaine Christian Binner - Cheval de trait dans les rangs, sous les lettres du Kaefferkopf

Le Domaine Christian Binner cultive 11 hectares à Ammerschwihr, en Alsace, où la famille fait du vin depuis 1770. Christian y élabore des vins vivants, élevés en foudres centenaires, jusque sur trois grands crus : Kaefferkopf, Schlossberg et Wineck-Schlossberg. Certifié bio depuis 2004, le domaine laboure au cheval 80 % de ses vignes et a planté plus de 300 arbres depuis 2021. Ses 50 cuvées et plus vont du crémant aux vins orange et oxydatifs, vinifiés dans un chai bioclimatique en grès des Vosges.

Domaine Josmeyer - Céline et Isabelle Meyer assises dans l’herbe entre les rangs de vigne

Le Domaine Josmeyer, fondé en 1854 à Wintzenheim près de Colmar, est mené par Céline et Isabelle Meyer, cinquième génération de la famille. Ses 24 hectares, répartis en 90 parcelles, montent de la plaine jusqu’aux grands crus Hengst, calcaire, et Brand, granitique. Conduit en bio et en biodynamie depuis 2000, le vignoble est certifié depuis 2004 et labellisé Biodyvin. Les vins fermentent avec les levures du milieu et s’élèvent sur lies dans des foudres centenaires, jusqu’aux étiquettes peintes de la Série Artiste.

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