Gamme de vins du domaine Les Graves Segonzac

Château les Graves Segonzac

Région viticole

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Sud-Ouest

Bio
Sommaire

Une ferme de Gageac-et-Rouillac transmise depuis plus d’un siècle

Des grands-parents aux oncles, puis à Bernard Barse

Le Château les Graves Segonzac est une petite propriété agricole de Gageac-et-Rouillac, dans le Bergeracois. Il se présente aujourd’hui sous le nom de Domaine Les Graves-Ségonzac. Ses vins bio relèvent des appellations Bergerac, Côtes de Bergerac et Saussignac. La ferme se transmet dans la même famille depuis le début du XXe siècle.

Les grands-parents de Bernard Barse l’exploitaient d’abord. Ses oncles leur ont succédé. Fin 1991, après la naissance de leur fille Élodie, Bernard et son épouse décident de prendre le relais à leur tour.

1993, une maison vendue pour vivre sur le domaine

Le couple vend alors sa maison pour restaurer l’exploitation. Il s’y installe en juillet 1993. Viennent ensuite la rénovation de la maison familiale, puis la restructuration du vignoble.

Les travaux n’ont pas cessé depuis. Les habitations ont été rénovées, les bâtiments et les chais améliorés. La famille décrit aujourd’hui le domaine comme un lieu de vie agréable, équipé pour un travail de qualité.

Élodie Barse et Benjamin Martin, la cinquième génération

Bernard Barse a pris sa retraite. Sa fille Élodie, qui a grandi sur la propriété, a pris sa suite. Avec Benjamin Martin, elle conduit la SCEA Barse-Martin, créée le 1er janvier 2024. La famille Barse reste présente au domaine, qui voit ainsi une cinquième génération s’y impliquer.

Élodie veut faire durer le domaine. Elle mise pour cela sur des gammes à part : les méthodes traditionnelles et les jus de raisin. Elles s’ajoutent aux vins d’appellation de Bergerac et de Saussignac.

Dix hectares de vignes entre bois, prairies et brebis

Des graves descendues du Massif central

Le nom du domaine vient de son sol. Le terroir se compose d’argiles en surface et de calcaires en profondeur. Des graves affleurent aussi : l’érosion les a arrachées aux roches du Massif central, et la Dordogne les a charriées jusqu’ici.

La vigne occupe la plus grande part de la propriété, avec 10 hectares. À la fin des années 2010, la famille comptait 17 hectares en tout sur la commune.

Vignes du domaines Les Graves

Sept cépages, le sémillon en tête des blancs

Le vignoble réunit les cépages classiques de Bergerac. En rouge, on trouve le merlot, le cabernet sauvignon, le cabernet franc et le malbec. En blanc, le sauvignon, le sémillon et la muscadelle.

Un relevé de la même époque donnait le détail. Les blancs dominaient, avec 5,5 hectares dont 3 hectares de sémillon, 1,5 hectare de muscadelle et 1 hectare de sauvignon. Les rouges couvraient 4,5 hectares : 2,5 hectares de merlot, 1 de cabernet franc, 1 de cabernet sauvignon et une petite parcelle de malbec.

Une polyculture restée vivante

Dans le Périgord, la polyculture est une habitude, même si l’élevage a souvent disparu des fermes viticoles. Aux Graves, il est resté. La famille élève des moutons et cultive des céréales. Des bois bordent certaines parcelles de vigne.

Le domaine comptait alors 3 hectares de céréales, vendues aux industriels, et 5 hectares de prairies. Un petit troupeau de brebis et d’agneaux entretient ces prairies. Les brebis servent aujourd’hui encore à entretenir les terres.

En bio depuis 2018, sous le contrôle d’Ecocert

Bernard Barse a engagé le domaine en agriculture biologique le 31 août 2018, auprès d’Ecocert France. La famille a depuis obtenu l’agrément en agriculture biologique.

À la reprise, la SCEA Barse-Martin s’est engagée à son tour chez Ecocert, le 23 février 2024. Sa certification couvre le raisin de cuve, les vins, les jus de raisin et les prairies. La famille dit avoir fait ce choix par souci de la faune, de la flore et de la terre, sur la propriété comme à ses abords.

Gageac, commune du Saussignac écartée de Monbazillac

Le jugement de 1934

Le succès du Monbazillac a poussé les producteurs des communes voisines à vendre leurs vins sous ce nom. Ceux de Gageac-Rouillac en faisaient partie. Le tribunal civil de Bergerac a tranché le 16 mars 1934 : il a fixé les limites du Monbazillac et en a exclu Gageac-Rouillac.

Ces vins avaient pourtant leur réputation. En 1903, Édouard Féret s’y attardait dans « Bergerac et ses vins ». Issus de raisins très mûrs, les vins de Gageac se rapprochaient selon lui des Monbazillac par leur douceur et leur finesse. La commune a fini par trouver son propre nom : le Saussignac, reconnu en AOC par un décret du 28 avril 1982.

Quatre communes et des tries à la main

L’AOC Saussignac est réservée aux vins blancs tranquilles. Elle ne couvre que quatre communes de Dordogne : Gageac-et-Rouillac, Monestier, Razac-de-Saussignac et Saussignac. Son cahier des charges impose des raisins récoltés à surmaturité, concentrés par la pourriture noble ou par passerillage naturel.

La vendange se fait obligatoirement à la main, par tries successives. Le rendement est fixé à 25 hectolitres par hectare, et un élevage de 12 mois est obligatoire. L’automne apporte ce qu’il faut au botrytis : rosées ou brouillards le matin, soleil et vent sec l’après-midi.

Bergerac et Côtes de Bergerac sur la même commune

Gageac-et-Rouillac figure aussi dans l’aire de l’AOC Bergerac, réservée aux vins tranquilles blancs, rouges ou rosés. Elle entre également dans celle des Côtes de Bergerac, où les blancs sont majoritairement des moelleux.

Le vignoble appartient à une région agricole appelée Périgord pourpre, justement à cause de la vigne. Le climat y est océanique atténué, moins pluvieux que sur la façade atlantique. L’encépagement de Bergerac a peu évolué : le merlot et le sémillon y dominent. C’est aussi le cas aux Graves.

Du sec au liquoreux, avec ou sans alcool

Un saussignac élevé seize mois

Le Saussignac est un liquoreux au cahier des charges exigeant. La famille récolte à la main les sémillons et les muscadelles touchés par le botrytis. Il faut plusieurs passages dans les rangs pour ramasser les meilleurs raisins. Le vin est ensuite élevé pendant 16 mois.

Le domaine lui trouve une couleur dorée, des arômes de fruits confits et une belle longueur. Il le sert avec le foie gras, à l’apéritif ou au dessert, et même avec le chocolat. Plusieurs millésimes sont proposés, dont un 2011.

Des blancs du sec au moelleux

Le domaine a construit son Bergerac blanc sec sur l’association du sémillon et de la muscadelle. Le premier apporte du gras, la seconde du fruit et de la fraîcheur. Le domaine le destine aux fruits de mer, aux poissons et aux apéritifs bien frais.

Le Côtes de Bergerac blanc est un demi-doux, pour l’apéritif, les entrées ou les desserts aux fruits. Plus haut dans la gamme, le moelleux « Suprême de blanc » repose presque entièrement sur le sauvignon gris. Il prend une couleur dorée et des notes fruitées.

Des rouges de la cuvée Tradition au fût de chêne

La vinification se fait sur place, en cuves ou en barriques, et tout est mis en bouteille à la propriété. Le Bergerac rouge existe en version « Tradition » et en version vieillie en fût de chêne. La cuvée « Réserve » est un rouge boisé, aux notes grillées et aux tanins prononcés, faite pour la garde.

À l’opposé, le « Rouge de l’ombre », en Vin de France, joue le fruit et la légèreté. Le domaine conseille de le servir frais l’été, avec les grillades et la charcuterie. Le Bergerac rosé 2025, aux notes de fruits rouges, a reçu une médaille d’argent au concours des Vignerons Indépendants 2026.

Bulles et jus de raisin bio

La cuvée « Prem’s bulles » est une méthode traditionnelle, en blanc et en rosé. La version blanche part du Bergerac sec bio. Un pétillant naturel rosé complète l’ensemble, sans adjonction de gaz carbonique.

Pour ceux qui ne boivent pas d’alcool, le domaine produit ses propres jus de raisin bio, 100 % pur fruit. Ils existent en blanc, en rouge et en pétillant, dans plusieurs formats. Le domaine est Vigneron Indépendant et membre de la Route des Vins de Bergerac. L’office de tourisme du Pays de Bergerac le répertorie comme caveau de dégustation.

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Les autres domaines de la région Sud-Ouest

  • Mas del Périé

    Le Mas del Périé cultive 23 hectares de vignes à Trespoux-Rassiels, sur des coteaux calcaires à 350 mètres, aux confins de l’appellation Cahors. Fabien Jouves l’a créé en 2006 sur l’exploitation de ses parents, certifiée bio depuis 2009 et Demeter depuis 2011. Ses Cahors parcellaires, vinifiés sans intrants, suivent trois sols : le kimméridgien, la marne du Miocène et le sidérolithique. Autour des vignes vivent des haies, des truffiers, un conservatoire de cépages autochtones et les porcs noirs gascons de la Ferme du Tessou.

  • Domaine Le Passelys

    Installé à Douelle, au bord du Lot, le Domaine Le Passelys cultive la vigne depuis 1857 et compte plus de huit générations de Baudel. Ses 9,5 hectares en agriculture biologique occupent surtout les troisièmes terrasses argilo-siliceuses de l’AOC Cahors. Dès 2016, la famille plante des cépages résistants, qui suppriment 95 à 100 % des traitements utilisés en bio. Ils donnent la gamme Colibri, à côté des Cahors Tradition, Prestige et Centenaire, ce dernier issu de vignes de plus de 120 ans.

  • Domaine AntocyÂme

    Chimiste de formation, diplômée œnologue à l’Ensat de Toulouse, Muriel Zoldan a acheté en 2017 le Domaine AntocyÂme, à La Salvetat-Belmontet, près de Montauban. Ses 7,5 hectares, engagés en agriculture biologique depuis 2012, relèvent des Coteaux et Terrasses de Montauban, unité de l’IGP Comté Tolosan. Les fermentations partent des levures indigènes, et presque toutes les cuvées sont sans sulfites ajoutés. Le domaine vinifie en cuve, en barrique et en amphore sept cépages, dont le Tannat et l’Abouriou.

  • Château Lacapelle Cabanac

    Sur le causse argilo-calcaire qui domine la vallée du Lot, le Château Lacapelle Cabanac produit des Cahors bio à environ 300 mètres d’altitude. Thierry Simon et Philippe Vérax l’ont repris en 2001 et le conduisent en agriculture biologique depuis 2002. Les vignes poussent sur des pierrailles calcaires et des argiles du Kimméridgien, et le merlot y pèse moins de 10 % de l’encépagement. Du Tradition au Malbec Original, élevé sur lies en cuve béton, la gamme compte aussi un savagnin en Vin de France.

  • Château Haut-Monplaisir

    À Lacapelle-Cabanac, dans l’appellation Cahors, Cathy et Daniel Fournié ont repris en 1998 une exploitation familiale de 15 hectares, qui compte aujourd’hui près de 30 hectares. Leurs vignes occupent la troisième terrasse du Lot, plein sud, sur des sols argilo-siliceux à galets roulés. Engagé en bio chez Ecocert en 2009, le domaine a sorti ses premières cuvées labellisées en 2012. Leur fille Mathilde les a rejoints en 2015, l’année de L’Envie, un malbec vinifié et élevé sans soufre ajouté.

  • Château du Cèdre

    À Vire-sur-Lot, le Château du Cèdre cultive 27 hectares dans le vignoble de Cahors, sur un cône d’éboulis calcaire, les grèzes, et sur les hautes terrasses du Mindel. Venue de Belgique en 1914, la famille Verhaeghe y plante sa première vigne en 1958 et met en bouteille dès 1973. Certifié en agriculture biologique depuis 2012, le domaine vinifie en levures indigènes, sans intrant ni sulfites ajoutés. Ses rouges sont en 100 % Malbec, d’Extra Libre, sans soufre, à Charly, et ses blancs en Viognier ou Sauvignon.

  • Château de Chambert

    Sur le causse de Floressas, à 300 mètres au-dessus de la vallée du Lot, le Château de Chambert cultive 45 hectares en AOC Cahors, certifiés bio par Ecocert et en biodynamie par Demeter. Resté en friche jusqu’en 1973, le vignoble a été replanté dès 1974, puis repris en 2007 par Philippe Lejeune. Le Malbec y fait 97 % de l’encépagement, sur des calcaires kimméridgiens et des argiles rouges sidérolithiques. Sa gamme va du Causse, élevé en cuve béton, aux trois parcellaires élevés en foudres, dont Le Puits.

  • Château Lamartine

    À Soturac, à l’extrémité ouest de l’appellation Cahors, le Château Lamartine cultive 38 hectares certifiés bio depuis le millésime 2022. La famille Gayraud y est vigneronne depuis quatre générations, et l’arrière-grand-père Edouard Sérougne fut l’un des quinze à plaider pour l’appellation devant l’INAO. Le malbec fait 95 % des rouges, sur un vignoble réparti entre trois niveaux de terrasses du Lot, d’argile, de calcaire et de silice. Depuis 2016, Lise et Benjamin conduisent le domaine, du Tandem à l’AC 544, élevée 36 mois en amphore.

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