Grappe de raisin du Domaine Nomboly Traydou

Domaine Nomboly Traydou

  • Sud-Ouest

    Région viticole

  • 5ha

    Surface du vignoble

  • En conversion

    En conversion depuis 2023

Sommaire

Une terre béarnaise dans la même famille depuis 1683

Des Nomboly aux Samson

Le Domaine Nomboly Traydou est un petit vignoble familial de Monein, dans les Pyrénées-Atlantiques. La famille Nomboly Traydou exploite cette terre béarnaise depuis 1683. Depuis, les générations se sont succédé pour garder le savoir-faire et le caractère des vins de la maison.

Aujourd’hui, ce sont Pierre et Leny Samson qui cultivent la terre et font les vins. Pierre est le neveu d’Albert Nomboly, Leny son petit-neveu.

Pierre et Leny Samson

Leny Samson prend la suite de son père

En octobre 2022, Leny Samson était l’invité de France Bleu Béarn Bigorre. Le jeune vigneron y annonçait qu’il prendrait la suite de son père l’année suivante. Les vendanges venaient de se terminer sur les 5 hectares du domaine.

Le millésime 2022 a connu bien des aléas : la grêle en début de saison, l’humidité et les maladies qu’elle amène, puis la sécheresse. Les rendements étaient plus faibles que d’habitude. Mais les jus étaient concentrés et très aromatiques, et ils fermentaient assez vite en cuve.

Leny Samson ne se dit pas inquiet du changement climatique. Selon lui, les sols du Jurançon, riches en argile, stockent davantage l’eau et tiennent mieux face à la sécheresse. « Cela va changer la manière de faire le vin, il faut s’adapter », résumait-il.

En conversion bio depuis mai 2023

Le domaine s’est engagé en agriculture biologique le 2 mai 2023, sous le contrôle de Certisud. Son raisin de cuve figurait en troisième année de conversion au contrôle de 2025, selon l’annuaire de l’Agence Bio.

Le domaine vend ses vins aux particuliers, aux commerces de détail et à la restauration. L’exploitation est enregistrée sous le nom d’EARL Domaine Nomboly Traydou.

Cinq hectares de Manseng sur les coteaux de Monein

Des parcelles en terrasses autour de la maison

Le vignoble couvre un peu moins de 5 hectares. Toutes les vignes se trouvent près de la maison familiale et du chai. Elles occupent les coteaux béarnais, et certaines parcelles sont plantées en terrasses.

Les sols sont faits d’argiles et de cailloux. Pour le domaine, l’exposition et la qualité de ces sols donnent un terroir propice à des vins d’une identité forte. Les vendanges s’étalent de septembre à novembre.

Gros Manseng et Petit Manseng, rien d’autre

Le domaine ne cultive que deux cépages : le Gros Manseng et le Petit Manseng. Ce sont les deux cépages principaux de l’appellation. Le cahier des charges admet aussi le Camaralet de Lasseube, le Courbu, le Petit Courbu et le Lauzet, mais seulement en accessoires.

Le Syndicat des vins de Jurançon décrit leur différence. Le Petit Manseng concentre les sucres dans ses baies tout en gardant son acidité. C’est le cépage principal du Jurançon doux. Le Gros Manseng tire son nom de ses baies, un peu plus grosses que celles du Petit Manseng. Il sert aussi bien en sec qu’en moelleux, seul ou en assemblage.

Des secs et des moelleux élevés au chai familial

Tous les vins du domaine sont élevés au chai, à côté de la maison familiale. Le domaine produit des vins secs et moelleux en AOC Jurançon. Son chai à barriques témoigne, selon l’office de tourisme, du riche passé du domaine.

Dégustation au chai du domaine Nomboly Traydou

Le cahier des charges de l’appellation décrit le profil des Jurançon. Ils se distinguent par leur vivacité. Cette acidité équilibre l’alcool et les sucres résiduels, et donne des vins sans lourdeur et d’une grande fraîcheur.

Jeunes, ils offrent surtout des arômes fruités et floraux. Avec l’âge, des notes de fruits secs et d’épices apparaissent. Les vins peuvent évoluer de quelques années à plusieurs dizaines d’années. Côté secs, l’acidité leur donne de la vivacité, bien équilibrée par beaucoup de gras.

Monein et l’appellation Jurançon

Une appellation de blancs, secs ou doux

L’AOC Jurançon est réservée aux vins blancs tranquilles. Elle couvre 25 communes du sud des Pyrénées-Atlantiques, au sud et à l’ouest de Pau, dont Monein. Le vignoble a été reconnu en appellation pour les moelleux en 1936, puis pour les secs en 1975.

Le cépage « Mansengue » y est cité dès le XVIe siècle. Le vignoble couvrait 6 000 hectares à la fin du XIXe siècle. Les maladies, le phylloxéra et surtout les deux guerres mondiales l’ont ramené à moins de 600 hectares au milieu du XXe siècle. Il en occupait environ 1 200 en 2010.

Une soixantaine de caves particulières produisent du Jurançon sur l’ensemble de l’aire. Avec ses 5 hectares, le Domaine Nomboly Traydou compte parmi elles.

La règle des sucres sépare les deux familles. Un Jurançon sec contient au plus 4 grammes de sucres par litre. Un Jurançon doux en contient plus de 40 grammes. La mention « vendanges tardives » exige plus de 55 grammes et des raisins récoltés à partir du 2 novembre.

Dans toute l’appellation, les raisins sont récoltés à la main. Hors Jurançon sec, la cueillette se fait par tries successives. Le passerillage hors souche est interdit, sauf au cœur de la parcelle.

Pluie, foehn et passerillage

Le vignoble s’étend sur le piémont nord des Pyrénées, en secteur de collines. Les vignes occupent surtout les hauts de coteaux. Les sols ont le plus souvent une texture argileuse et une forte pierrosité. Au domaine, ce sont des argiles et des cailloux.

Il pleut beaucoup, environ 1 200 mm par an, sans saison sèche. Mais au printemps et à l’automne souffle le foehn, un vent du sud chaud et sec, en moyenne un jour sur trois. Il assèche l’air, ventile les vignes et fait monter la température.

C’est lui qui permet le passerillage. Les raisins restent sur pied et sèchent sous l’effet du soleil et du vent. Les baies se déshydratent et leurs sucres se concentrent. Les Manseng, tardifs et à la peau épaisse, résistent bien à la pourriture grise.

Le « vin de Monein » et l’église Saint-Girons

Le cahier des charges cite Monein parmi les bourgs dont la création, au XVe siècle, a porté le commerce du vin. D’après l’office de tourisme Cœur de Béarn, le Jurançon s’appelait autrefois « vin de Monein ». Aujourd’hui, 60 % de sa production se fait sur la commune.

Le domaine se trouve dans les coteaux, près de l’église Saint-Girons, classée aux Monuments historiques. Plus grande église gothique du Béarn, elle a été bâtie entre 1464 et 1530. Sa charpente de chêne a la forme d’une double coque de navire renversée.

Leny accueille les visiteurs dans une bâtisse béarnaise. On y déguste les vins secs et moelleux du domaine, avec une visite libre. Les groupes sont acceptés. Le domaine porte le label Vignobles & Découvertes.

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Les autres domaines de la région Sud-Ouest

  • Château de Rhodes

    Au lieu-dit Boissel, sur les premiers coteaux de la rive droite du Tarn, Eric Lépine dirige depuis 2002 le Château de Rhodes, en appellation Gaillac. La famille y cultive une trentaine d’hectares en bio, les rouges depuis 2008 et les blancs depuis 2010. Le domaine a réintroduit le prunelard et vinifie tous ses vins en cuves béton, avec les levures indigènes. Ses rouges attendent dans une cave voûtée en briques toulousaines avant de sortir prêts à boire.

  • Domaine La Colombière

    À Villaudric, dans l’appellation Fronton, Diane et Philippe Cauvin cultivent 13 hectares en biodynamie certifiée Biodyvin. Le domaine est né en 1970 sur un lieu planté de vignes depuis 1470, et ses rouges reposent sur la négrette. En 2009, le couple a retrouvé de vieilles souches de bouysselet, un cépage blanc disparu, et l’a fait renaître par surgreffage. Sa gamme va de la négrette pure élevée en foudre au rancio sec de bouysselet.

  • Château de la Jaubertie

    À Colombier, au sud de Bergerac, le Château de la Jaubertie conduit 42 hectares de vignes en bio depuis 2006, autour d’un château Directoire inscrit aux Monuments historiques. La famille Ryman en est propriétaire depuis 1973, et l’œnologue Hugh Ryman y signe les vins aux côtés d’Anne Ryman. Le domaine produit du Bergerac dans les trois couleurs, un Monbazillac et quelques vins en IGP Périgord. Sa gamme Les Cépages Oubliés assemble la mérille et le fer servadou, sans aucun intrant.

  • Clos Lapeyre

    Le Clos Lapeyre cultive 18 hectares de Petit et de Gros Manseng sur les coteaux de Chapelle-de-Rousse, à Jurançon, en bio depuis 2002 et en pratiques biodynamiques. Ancienne ferme de fraises et de vaches blondes, le domaine naît en 1985 avec Jean-Bernard Larrieu, troisième génération de la famille. Ses terrasses, plantées dès 1972, comptent parmi les premières de l’appellation, avant un retour à la plantation dans la pente. Il produit des Jurançon secs de garde, des moelleux passerillés et quelques vins nature.

  • Domaine Nigri

    Au quartier Candeloup de Monein, le Domaine Nigri est une propriété viticole depuis 1685, tenue par la quatrième génération de Lacoste. L’œnologue Jean-Louis Lacoste y conduit 15 hectares de coteaux en Jurançon, engagés en bio depuis 2001. Le domaine garde deux cépages béarnais devenus très rares, le camaralet et le lauzet, qui entrent dans ses cuvées Confluence et Hors Piste. Sa production se partage à parts égales entre jurançon sec et jurançon doux.

  • Château les Miaudoux

    Le Château les Miaudoux cultive la vigne à Saussignac, en Dordogne, où Gérard et Nathalie Cuisset se sont installés en 1987. Converti en bio en 2003, le domaine est passé en biodynamie certifiée Demeter à l’arrivée de leur fils Samuel et de son épouse Lisa, en 2014. Il produit du bergerac blanc, rouge et rosé, et des liquoreux de Saussignac issus de ses plus vieilles vignes, dont une cuvée sans sulfite ajouté. Brebis, cheval et pruneaux d’Agen complètent une ferme qui préfère l’observation du sol au dogme.

  • Château Lafitte

    Le Château Lafitte cultive 5 hectares de petit manseng et de gros manseng à Monein, dans le vignoble du Jurançon, en biodynamie certifiée Demeter. Depuis 2012, Antoine Arraou y vinifie des vins naturels, sans aucun produit œnologique ni sulfites ajoutés, élevés en jarre de grès, en amphore ou en solera. Son chai de 2018, enterré et équipé de panneaux solaires, fait circuler les vins par gravité. Le Sec 2013 du domaine a reçu trois étoiles et un coup de cœur au Guide Hachette 2016.

  • Château Barouillet

    Le Château Barouillet appartient à la famille Alexis depuis huit générations, à Pomport, au milieu de l’aire du Monbazillac. Revenu en 2010, Vincent Alexis a quitté le vrac, converti le vignoble en bio puis obtenu la certification Demeter en 2021. Ses 40 hectares, répartis entre Pomport, Mescoules et Lembras, portent plus de vingt-cinq cépages en Bergerac et en Pécharmant. Levures indigènes, amphores et soufre minimal donnent des blancs macérés, des rouges souvent sans sulfites et un liquoreux déclassé en Vin de France.

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