Domaine de Montcalmès
Sommaire
- Du hameau de Montcalmès à la cave de Puéchabon
- Un nom venu d’un plateau abandonné
- 1998, la famille quitte la coopérative
- Un frère, une sœur et un cousin
- Calcaire lacustre au nord, galets roulés au sud
- La syrah et le grenache sur le plateau de Puéchabon
- Le mourvèdre sur les galets d’Aniane
- Des blancs sur un coteau argilo-calcaire
- Vingt-quatre mois de fût et une mise en lune vieille
- 20 à 25 hectolitres par hectare, en bio depuis 2012
- Chaque cépage et chaque terroir à part
- Des fûts qui ont déjà servi
- Le blanc, pressé et vinifié d’un seul tenant
- Les Terrasses du Larzac, une appellation de rouges de garde
- Une AOC réservée aux rouges depuis 2014
- Des nuits fraîches au pied du causse
- Un seul rouge, un seul blanc
- Le Terrasses du Larzac rouge, séveux et bien élevé
- Le blanc, moitié roussanne, moitié marsanne
- Un caveau sur la place du village
Du hameau de Montcalmès à la cave de Puéchabon
Un nom venu d’un plateau abandonné
Le Domaine de Montcalmès est un domaine viticole bio des Terrasses du Larzac, dans l’Hérault. Sa cave se trouve à Puéchabon, à 30 km au nord-ouest de Montpellier. Il doit son nom au hameau de Montcalmès, bâti sur le plateau du même nom, qui surplombe la vallée de l’Hérault. Une partie de la famille paternelle en est issue. Le hameau est aujourd’hui abandonné.
1998, la famille quitte la coopérative
À l’origine, l’exploitation familiale comptait 30 hectares de vignes. Tout le raisin était vinifié en cave coopérative. En 1998, Frédéric Pourtalié et son père Jean-Marie décident de créer leur propre cave. La première vinification en rouge a lieu en 1999, et ne donne que 5 000 bouteilles.
Le domaine en produit aujourd’hui environ 50 000 par an, sur 22 hectares. Ses vignes se répartissent entre Puéchabon, Aniane, Saint-Jean-de-Fos et Saint-Saturnin-de-Lucian. Les quatre communes font partie de l’appellation Terrasses du Larzac.
Un frère, une sœur et un cousin
Frédéric Pourtalié dirige le domaine avec sa sœur, Muriel Fabre. Leur cousin Vincent Guizard a travaillé avec eux, avant de s’installer à son compte.
La presse a vite remarqué le domaine. En octobre 2012, dans un dossier sur les rouges du Larzac, La Revue du Vin de France estimait qu’en un peu plus de dix ans, le domaine était passé dans le peloton de tête.
Calcaire lacustre au nord, galets roulés au sud
La syrah et le grenache sur le plateau de Puéchabon
À Puéchabon, la syrah et le grenache sont plantés sur un plateau de calcaire lacustre. Le plateau est orienté au nord, et ces vignes ont trente ans en moyenne.
Le mourvèdre sur les galets d’Aniane
À Aniane, les terrains regardent plein sud et au nord-ouest. La famille y a planté le mourvèdre, sur des galets roulés du type de ceux de Châteauneuf-du-Pape.
Des blancs sur un coteau argilo-calcaire
La roussanne et la marsanne occupent un coteau argilo-calcaire, lui aussi à Puéchabon. Leurs vignes ont vingt ans en moyenne. Cuisine et Vins de France décrivait en 2012 un fond de vallée aéré par un air froid venu des Cévennes. De quoi rafraîchir, la nuit, des raisins exposés au levant sur les contreforts du Larzac.
Vingt-quatre mois de fût et une mise en lune vieille
20 à 25 hectolitres par hectare, en bio depuis 2012
Le domaine cultive ses vignes de façon traditionnelle. La taille reste courte, les sols sont labourés et les vendanges en vert se font à la main. Les rendements sont petits, de 20 à 25 hl/ha.
En 2012, la famille a engagé tout le domaine dans la conversion à l’agriculture biologique. Le millésime 2015 est le premier dont toute la production est certifiée bio. Le contrôle est confié à Bureau Veritas.
Chaque cépage et chaque terroir à part
La cave est à Puéchabon. La famille l’a aménagée pour que la vendange descende par gravité dans les cuves. Le raisin est d’abord égrappé et foulé. Pour le rouge, les cépages sont vinifiés séparément, sur levures indigènes.
La macération dure une trentaine de jours, selon le millésime. Le chapeau n’est travaillé que par pigeage, sur les trois cépages. La Revue du Vin de France soulignait aussi que les galets roulés restent séparés des éboulis calcaires jusqu’à l’assemblage.



Des fûts qui ont déjà servi
Le rouge vieillit ensuite 24 mois en fûts de chêne ayant déjà contenu un, deux ou trois vins. Les trois cépages ne sont assemblés que deux mois avant la mise en bouteille. Celle-ci se fait en lune vieille, et le vin n’est pas filtré.
Le blanc, pressé et vinifié d’un seul tenant
Pour le blanc, roussanne et marsanne sont pressées et vinifiées ensemble. Après un pressurage direct, le moût est débourbé à froid pendant 24 à 48 heures. Il fermente ensuite sur levures indigènes, en barriques et en demi-muids.
L’élevage dure lui aussi 24 mois, dans des fûts et des demi-muids d’un ou deux vins. Les contenants sont assemblés quatre à six mois avant la mise en bouteille, elle aussi en lune vieille.
Les Terrasses du Larzac, une appellation de rouges de garde
Une AOC réservée aux rouges depuis 2014
Les Terrasses du Larzac sont une appellation d’origine contrôlée depuis un décret du 17 octobre 2014. Son aire couvre une trentaine de communes de l’Hérault, dont les quatre où le domaine a ses vignes. L’appellation est réservée aux vins rouges tranquilles.
Ses cépages principaux sont le grenache, le mourvèdre, la syrah et le carignan. Chaque vin assemble au moins trois cépages. Le blanc de Montcalmès sort donc en AOC Languedoc.
Des nuits fraîches au pied du causse
Au nord, les bordures abruptes du causse du Larzac, à 800 mètres d’altitude, dominent le vignoble. Les températures moyennes y sont inférieures à celles du littoral, et les nuits restent fraîches. Les sols ont en commun une faible fertilité et une forte charge caillouteuse, qui assure un bon drainage.
Autour des vignes, on croise l’olivier, la garrigue et le chêne vert. Le cahier des charges décrit surtout des vins de garde, dont certains se révèlent après plus de 15 ans.
Un seul rouge, un seul blanc
Le Terrasses du Larzac rouge, séveux et bien élevé
Frédéric Pourtalié fait simple, avec un seul rouge d’appellation. Il assemble 60 % de syrah, 20 % de mourvèdre et 20 % de grenache. La Revue du Vin de France trouvait ses vins séveux et bien élevés. Elle voyait dans le 2010 un vin mêlant à la puissance une légère salinité.
Le blanc, moitié roussanne, moitié marsanne
Le blanc, en AOC Languedoc, assemble 50 % de roussanne et 50 % de marsanne, récoltées à 20 hl/ha. La Revue du Vin de France le jugeait gras et longiligne.
Sur le 2009, Cuisine et Vins de France relevait le velours d’un blanc solaire, avec des notes de bois, de figue et d’épices, et une pointe de miel.
Un caveau sur la place du village
Si la cave est installée à Puéchabon, le caveau du domaine se trouve sur la place du village. Visites et dégustations se font uniquement sur rendez-vous.
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