Vignes bio du domaine de Montcalmès

Domaine de Montcalmès

Région viticole

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Languedoc-Roussillon

Bio
Sommaire

Du hameau de Montcalmès à la cave de Puéchabon

Un nom venu d’un plateau abandonné

Le Domaine de Montcalmès est un domaine viticole bio des Terrasses du Larzac, dans l’Hérault. Sa cave se trouve à Puéchabon, à 30 km au nord-ouest de Montpellier. Il doit son nom au hameau de Montcalmès, bâti sur le plateau du même nom, qui surplombe la vallée de l’Hérault. Une partie de la famille paternelle en est issue. Le hameau est aujourd’hui abandonné.

1998, la famille quitte la coopérative

À l’origine, l’exploitation familiale comptait 30 hectares de vignes. Tout le raisin était vinifié en cave coopérative. En 1998, Frédéric Pourtalié et son père Jean-Marie décident de créer leur propre cave. La première vinification en rouge a lieu en 1999, et ne donne que 5 000 bouteilles.

Le domaine en produit aujourd’hui environ 50 000 par an, sur 22 hectares. Ses vignes se répartissent entre Puéchabon, Aniane, Saint-Jean-de-Fos et Saint-Saturnin-de-Lucian. Les quatre communes font partie de l’appellation Terrasses du Larzac.

Un frère, une sœur et un cousin

Frédéric Pourtalié dirige le domaine avec sa sœur, Muriel Fabre. Leur cousin Vincent Guizard a travaillé avec eux, avant de s’installer à son compte.

La presse a vite remarqué le domaine. En octobre 2012, dans un dossier sur les rouges du Larzac, La Revue du Vin de France estimait qu’en un peu plus de dix ans, le domaine était passé dans le peloton de tête.

Calcaire lacustre au nord, galets roulés au sud

La syrah et le grenache sur le plateau de Puéchabon

À Puéchabon, la syrah et le grenache sont plantés sur un plateau de calcaire lacustre. Le plateau est orienté au nord, et ces vignes ont trente ans en moyenne.

Le mourvèdre sur les galets d’Aniane

À Aniane, les terrains regardent plein sud et au nord-ouest. La famille y a planté le mourvèdre, sur des galets roulés du type de ceux de Châteauneuf-du-Pape.

Des blancs sur un coteau argilo-calcaire

La roussanne et la marsanne occupent un coteau argilo-calcaire, lui aussi à Puéchabon. Leurs vignes ont vingt ans en moyenne. Cuisine et Vins de France décrivait en 2012 un fond de vallée aéré par un air froid venu des Cévennes. De quoi rafraîchir, la nuit, des raisins exposés au levant sur les contreforts du Larzac.

Vingt-quatre mois de fût et une mise en lune vieille

20 à 25 hectolitres par hectare, en bio depuis 2012

Le domaine cultive ses vignes de façon traditionnelle. La taille reste courte, les sols sont labourés et les vendanges en vert se font à la main. Les rendements sont petits, de 20 à 25 hl/ha.

En 2012, la famille a engagé tout le domaine dans la conversion à l’agriculture biologique. Le millésime 2015 est le premier dont toute la production est certifiée bio. Le contrôle est confié à Bureau Veritas.

Chaque cépage et chaque terroir à part

La cave est à Puéchabon. La famille l’a aménagée pour que la vendange descende par gravité dans les cuves. Le raisin est d’abord égrappé et foulé. Pour le rouge, les cépages sont vinifiés séparément, sur levures indigènes.

La macération dure une trentaine de jours, selon le millésime. Le chapeau n’est travaillé que par pigeage, sur les trois cépages. La Revue du Vin de France soulignait aussi que les galets roulés restent séparés des éboulis calcaires jusqu’à l’assemblage.

Des fûts qui ont déjà servi

Le rouge vieillit ensuite 24 mois en fûts de chêne ayant déjà contenu un, deux ou trois vins. Les trois cépages ne sont assemblés que deux mois avant la mise en bouteille. Celle-ci se fait en lune vieille, et le vin n’est pas filtré.

Le blanc, pressé et vinifié d’un seul tenant

Pour le blanc, roussanne et marsanne sont pressées et vinifiées ensemble. Après un pressurage direct, le moût est débourbé à froid pendant 24 à 48 heures. Il fermente ensuite sur levures indigènes, en barriques et en demi-muids.

L’élevage dure lui aussi 24 mois, dans des fûts et des demi-muids d’un ou deux vins. Les contenants sont assemblés quatre à six mois avant la mise en bouteille, elle aussi en lune vieille.

Les Terrasses du Larzac, une appellation de rouges de garde

Une AOC réservée aux rouges depuis 2014

Les Terrasses du Larzac sont une appellation d’origine contrôlée depuis un décret du 17 octobre 2014. Son aire couvre une trentaine de communes de l’Hérault, dont les quatre où le domaine a ses vignes. L’appellation est réservée aux vins rouges tranquilles.

Ses cépages principaux sont le grenache, le mourvèdre, la syrah et le carignan. Chaque vin assemble au moins trois cépages. Le blanc de Montcalmès sort donc en AOC Languedoc.

Des nuits fraîches au pied du causse

Au nord, les bordures abruptes du causse du Larzac, à 800 mètres d’altitude, dominent le vignoble. Les températures moyennes y sont inférieures à celles du littoral, et les nuits restent fraîches. Les sols ont en commun une faible fertilité et une forte charge caillouteuse, qui assure un bon drainage.

Autour des vignes, on croise l’olivier, la garrigue et le chêne vert. Le cahier des charges décrit surtout des vins de garde, dont certains se révèlent après plus de 15 ans.

Un seul rouge, un seul blanc

Le Terrasses du Larzac rouge, séveux et bien élevé

Frédéric Pourtalié fait simple, avec un seul rouge d’appellation. Il assemble 60 % de syrah, 20 % de mourvèdre et 20 % de grenache. La Revue du Vin de France trouvait ses vins séveux et bien élevés. Elle voyait dans le 2010 un vin mêlant à la puissance une légère salinité.

Le blanc, moitié roussanne, moitié marsanne

Le blanc, en AOC Languedoc, assemble 50 % de roussanne et 50 % de marsanne, récoltées à 20 hl/ha. La Revue du Vin de France le jugeait gras et longiligne.

Sur le 2009, Cuisine et Vins de France relevait le velours d’un blanc solaire, avec des notes de bois, de figue et d’épices, et une pointe de miel.

Un caveau sur la place du village

Si la cave est installée à Puéchabon, le caveau du domaine se trouve sur la place du village. Visites et dégustations se font uniquement sur rendez-vous.

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Les autres domaines de la région Languedoc-Roussillon

  • Domaine des Mathouans

    Le Domaine des Mathouans est né en juin 2009 à Latour-de-France, dans la vallée de l’Agly, quand Aline Hock a choisi de devenir paysanne-vigneronne. Engagées en bio la même année, ses vignes sur gneiss et schistes se labourent à cheval ou au chenillard, et des vaches et des brebis y pâturent l’hiver. La plus vieille, un carignan planté en 1905, ne donne que 5 hectolitres par hectare. Ses vins nature, presque tous d’un seul cépage, vont du macabeu au lledoner pelut, en Vin de France pour la plupart.

  • Domaine de Bannières

    Le Domaine de Bannières cultive 25 hectares à Castries, près de Montpellier, sur les terres d’une ancienne commanderie de l’ordre de Malte. En bio depuis 2001 et certifiées Demeter depuis 2014, ses vignes poussent sur des calcaires fissurés et des marnes, entre garrigue et pins. Les Coste puis les Guibal tiennent le domaine depuis 1768, et Thierry Guibal en représente la septième génération. La gamme, en IGP Pays d’Hérault et Pays d’Oc, privilégie le mono-cépage, du nielluccio au chardonnay.

  • Domaine de Clovallon

    Le Domaine de Clovallon cultive ses vignes en terrasses au pied de falaises dolomitiques, à Bédarieux, dans la haute vallée de l’Orb. Certifiée bio depuis 2006 et adhérente de Demeter, l’exploitation produit aussi des olives, des pommes, du thym et du romarin. Sa gamme de six vins, trois rouges dont un pinot noir et trois blancs, sort en IGP Pays d’Oc ou en Vin de France. Les Aurièges 1998 avait obtenu deux étoiles au Guide Hachette 2001, et Alix Roque dirige aujourd’hui le domaine.

  • Le Soula

    Le Soula cultive 17 hectares de vignes entre 350 et 650 mètres d’altitude dans les Fenouillèdes, sur granite, schiste et gneiss. Fondé en 2001 par Gérard Gauby et deux importateurs anglais, le domaine vinifie depuis 2008 dans l’ancienne cave coopérative de Prugnanes. Bio dès l’origine, il est conduit en biodynamie depuis 2008 et certifié Demeter. Wendy Wilson y signe des IGP Côtes Catalanes blanc, rouge, rosé et orange, ainsi que le Trigone, assemblage de plusieurs millésimes.

  • Château Lancyre

    Au hameau de Lancyre, à Valflaunès, la famille Durand-Valentin cultive 80 hectares en Pic Saint-Loup, sur les premiers contreforts des Cévennes. Elle compte parmi la poignée de vignerons à l’origine de l’appellation, et ses premières bouteilles sont sorties en 1984. Engagé en bio en 2019, le domaine a vu ses rouges certifiés dès le millésime 2022, ses blancs et ses rosés en 2024. Ses vignes se partagent entre trois îlots, Clapassous, Les Couronnes et Valflaunès, et plusieurs cuvées portent le nom d’une parcelle.

  • Domaine Benastra

    Le Domaine Benastra cultive 12 hectares en agriculture biologique depuis sa création en 2015, à Saint-Paul-de-Fenouillet, dans les Pyrénées-Orientales. Ses parcelles s’étagent entre 250 et 500 mètres d’altitude, sur des schistes noirs et des roches granitiques. La fraîcheur des nuits et la tramontane donnent des rouges de fruit et des blancs tendus, tous vendangés à la main. La gamme va de l’effervescent au Maury tuilé hors d’âge, en passant par six à dix cuvées en IGP Côtes Catalanes.

  • Domaine Terre des Âmes

    Au Bosc, dans l’Hérault, Benjamin Lureau a repris en famille le domaine du Vieux Clocher après une carrière dans les ONG et un tour du monde à vélo. Ses 10 hectares, partagés entre les argilo-calcaires de Loiras et les ruffes de Saint-Alban, ne sont jamais irrigués. Engagé en conversion bio depuis 2024, le Domaine Terre des Âmes travaille à la main et vinifie avec un minimum d’interventions. Ses cinq cuvées, en Terrasses du Larzac et en IGP Saint-Guilhem-le-Désert, portent des noms tirés de cultures animistes.

  • Le Clos Rivieral

    Créé en 2008 par Olivier Bellet, fils de coopérateur, Le Clos Rivieral est aujourd’hui mené avec Célia Bellet à Loiras du Bosc, dans l’Hérault. Ses 7 hectares se répartissent sur une vingtaine de parcelles de schistes et de grès rouges. Engagé en agriculture biologique depuis 2008, le domaine signe des rouges en AOC Terrasses du Larzac et un blanc de chenin et de grenache blanc. Le Roc des Cistes a reçu un coup de cœur du Guide Hachette pour le millésime 2017.

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