Ceps en gobelet sur sol de schiste et garrigue, en Languedoc-Roussillon

Les domaines viticoles bio en Languedoc-Roussillon

La région en bref

  • 210 165 ha de vignoble
  • 31 AOP
  • 21 % du vignoble en bio en 2025

Le vignoble du Languedoc-Roussillon s’étend de Nîmes à Leucate sur un vaste arc méditerranéen, entre plaines littorales et coteaux d’altitude. Son climat méditerranéen très ensoleillé (2 600 h/an) et la tramontane assainissante structurent des équilibres viticoles exigeants. La mosaïque de terroirs (schistes, calcaires, alluvions) et un pH contrasté (4,5 à 9) multiplient les expressions. Leader du vin bio, la région compte 44 018 ha en bio ou conversion et une dynamique biodynamique marquée en Roussillon.

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Le vignoble du Languedoc-Roussillon s’étire le long de la Méditerranée et s’affirme comme un moteur du vin biologique en France. Entre terroirs de schistes, calcaires et alluvions, climat méditerranéen très ensoleillé, et vents comme la tramontane, la région a accéléré sa montée en qualité depuis les années 1990. Elle combine aujourd’hui identité territoriale, diversité d’appellations et dynamique biodynamique.

Un vignoble méditerranéen d’ampleur mondiale

Une géographie continue entre mer, piémonts et reliefs

Le vignoble forme une vaste bande de Nîmes à l’étang de Leucate, avec des vignes qui remontent vers les contreforts des Cévennes et de la Montagne Noire, jusqu’aux pieds des Pyrénées-Orientales. Cette continuité crée des paysages très variés. On passe des plaines littorales aux coteaux, puis à des secteurs plus frais d’altitude. Cette diversité donne une palette large de styles, du rouge méditerranéen aux blancs ciselés.

Depuis 2016, l’ancien Languedoc-Roussillon appartient à l’Occitanie, mais son identité viticole reste lisible. Le maillage d’exploitations, de caves et de villages viticoles structure l’arrière-pays. Les vents, l’exposition et la proximité de la mer changent vite d’une vallée à l’autre. Ainsi, le vignoble se lit mieux comme une mosaïque que comme un bloc uniforme.

Chiffres-clés pour situer l’échelle du bassin

Le Languedoc-Roussillon est le premier producteur français en volume, avec environ un tiers de la production nationale. Les surfaces donnent la mesure de ce bassin. La statistique agricole compte 210 165 ha de vignes en 2025, sur les quatre départements de l’Hérault, de l’Aude, du Gard et des Pyrénées-Orientales. C’est le périmètre du bassin viticole Languedoc-Roussillon.

La structure des signes d’origine oriente les styles et la liberté technique :

  • Une majorité des surfaces en IGP, devant les AOC/AOP.
  • Plus de 14 100 exploitations (donnée 2020).

Ce poids explique aussi la variété des profils économiques. La région rassemble des coopératives, des domaines familiaux et des acteurs plus intégrés. Elle alimente des marchés très différents, du vin d’accès aux cuvées parcellaires.

Terroirs et climat : une mosaïque qui favorise la viticulture durable

Lumière, pluies et contrastes thermiques

Le climat méditerranéen domine, avec une maturité souvent rapide et une grande régularité de lumière. La région bénéficie d’environ 2 600 heures d’ensoleillement par an. La température moyenne annuelle se situe autour de 15 °C. Les précipitations varient en général entre 500 et 650 mm par an, avec une saison sèche estivale marquée.

Les contrastes apparaissent surtout avec l’altitude. Les plaines, notamment en Roussillon, affichent un climat plus strictement méditerranéen. Les zones plus hautes basculent vers un climat de transition. Cette différence influe sur la fraîcheur des nuits, la durée de maturation et la tension des vins. Elle ouvre aussi des solutions face aux étés plus chauds.

Vents structurants : tramontane assainissante et marinade plus risquée

Les vents jouent un rôle clé pour les équilibres sanitaires. La tramontane (nord-ouest) souffle fort, sec et froid. On la cite sur plus de 130 jours par an à des vitesses élevées. Elle réduit l’humidité, limite certaines pressions fongiques et aide les itinéraires en viticulture biologique. En contrepoint, la marinade (est humide) peut créer des fenêtres de risque, surtout lors d’étés ponctuellement humides.

Repères utiles pour comprendre le vignoble :

  • Tramontane : assèchement, grappes plus saines, vigilance sur le stress hydrique.
  • Marinade : humidité, pression de mildiou plus probable.
  • Orages et épisodes intenses : humidité concentrée, cycles maladies accélérés.

Cette lecture par vent explique pourquoi la conduite du feuillage et l’aération restent stratégiques. Elle montre aussi que le bio n’est pas “facile” partout. Il demande une adaptation fine à chaque microclimat.

Une diversité géologique spectaculaire, avec des pH très variables

La géologie est l’une des signatures majeures du Languedoc-Roussillon. Les vignes reposent sur une mosaïque de sols. On rencontre des calcaires et des schistes, souvent en Corbières et sur certains piémonts. On trouve aussi des argiles rouges productives, ainsi que des galets et alluvions sur les plaines côtières.

Les secteurs d’altitude associent parfois marnes noires et éboulis caillouteux. Dans l’amont de la vallée de l’Agly, les sols acides et drainants (gneiss, granites, micaschistes) marquent fortement les profils. Cette diversité entraîne une variabilité du pH notable, citée entre 4,5 et 9 sur de courtes distances. Elle favorise des associations cépages-terroirs très différentes.

Identité viticole : histoire, appellations et cépages

Une histoire bimillénaire, de Narbonne au canal du Midi

La viticulture régionale démarre tôt. Les Grecs phocéens introduisent la vigne autour d’Agde dès le VIe siècle av. J.-C.. Le véritable essor commercial se construit sous Rome, après la création de Narbonne (200 av. J.-C.) et surtout avec la Via Domitia (118 av. J.-C.). Les vins circulent alors vers l’Empire. La région de Béziers gagne une réputation, et le cépage Aminée est cité par Pline l’Ancien.

Après les troubles post-romains, le vignoble se reconstruit avec les abbayes. Les communautés d’Aniane, de Gellone et de Valmagne structurent des domaines et des pratiques agricoles. En 1280, Arnaud de Villeneuve distille le vin et développe l’“eau de vie”, avec un impact sur les techniques de conservation. Puis, à l’époque moderne, le commerce s’intensifie. Le canal du Midi facilite l’expédition, et Limoux se distingue dès 1531 avec un effervescent précoce.

À partir de 1750, des règles apparaissent sur les plantations, la taille, le choix des cépages et le ban des vendanges. Enfin, le XXe siècle impose une image de volume. Depuis les années 1990, la région bascule vers une lecture plus fine des terroirs et une montée qualitative portée par le bio.

Appellations : une architecture dense entre Languedoc et Roussillon

L’AOC Languedoc (2007) remplace l’ancienne appellation Coteaux du Languedoc (1985). Elle couvre une large partie du vignoble et s’accompagne de 38 dénominations géographiques. Elles permettent de mieux lire les reliefs, les sols et les influences maritimes.

Quelques repères fréquemment cités :

  • Pic Saint Loup : collines, rouges structurés.
  • Faugères : schistes, profils puissants.
  • Saint-Chinian : diversité de couleurs, reliefs rocheux.
  • Corbières et Minervois : mosaïques de terroirs, forte identité rouge.
  • La Clape : influence littorale.
  • Fitou : vignobles anciens.
  • Limoux : tranquilles et effervescents.
  • Picpoul de Pinet : blanc sec identitaire.

Le Roussillon possède une structure distincte. Il combine vins secs et vins doux naturels. On cite notamment Côtes du Roussillon, Côtes du Roussillon Villages (avec des crus communaux) et Collioure pour les secs. Côté VDN, les références incluent Rivesaltes, Maury, Banyuls, Banyuls Grand Cru et Muscat de Rivesaltes. Cette dualité renforce l’originalité du bassin.

Cépages : rouges dominants et blancs en progression

Les cépages rouges pèsent environ 70 % de la production régionale. Les cinq principales variétés couvrent plus de 152 000 ha.

La hiérarchie par surface est claire :

  • Syrah : 40 100 ha, précoce, vins colorés et aromatiques.
  • Grenache : 38 400 ha, résistant à la sécheresse, profils généreux.
  • Carignan : 30 000 ha, en recul (-53 % en 10 ans), très lié aux collines schisteuses.
  • Merlot : 28 200 ha, adaptable, présent surtout en IGP.
  • Cabernet-Sauvignon : 16 500 ha, structure et potentiel de garde.

Le Carignan garde un poids culturel fort. Les vinifications en macération carbonique peuvent limiter son astringence. Les vieilles vignes offrent souvent des expressions profondes, surtout sur schistes et coteaux.

Les cépages blancs représentent environ 13 % de la production et progressent. Le marqueur régional est Picpoul de Pinet, appellation depuis 2013, avec environ 1 400 ha en AOC autour de l’étang de Thau. D’autres variétés structurent les blancs : Grenache blanc, Roussanne, Marsanne, Rolle (Vermentino) et Bourboulenc. Au total, on compte 69 variétés implantées, ce qui entretient une diversité rare.

Bio, biodynamie et dynamiques actuelles : un leadership construit

Un leader national du vin bio, porté par le climat et l’organisation

Le Languedoc-Roussillon s’impose comme un leader du vin bio en France et en Europe. Les surfaces certifiées ou en conversion atteignent 44 018 ha. L’Occitanie représente 36 % des surfaces viticoles biologiques françaises. Le bassin pèse environ 29 % des surfaces bio nationales, loin devant d’autres régions.

Dans l’Hérault, on cite 15 858 ha en bio, soit environ 19 % du vignoble départemental, répartis sur 967 exploitations. À l’échelle occitane, on mentionne 4 033 exploitations bio. Ce leadership s’explique aussi par des facteurs naturels. L’ensoleillement et la sécheresse estivale réduisent souvent la pression de pourriture. La tramontane assainit régulièrement les parcelles.

Biodynamie en Roussillon : domaines repères et dynamique de croissance

La biodynamie progresse fortement, surtout dans le Roussillon. Deux repères reviennent souvent : Demeter et Biodyvin. Les chiffres cités évoquent environ 40 domaines certifiés dans le Roussillon pour Demeter, et environ 10 pour Biodyvin. La progression serait rapide, avec un nombre de domaines qui aurait quadruplé en une dizaine d’années.

Des domaines incarnent cette scène roussillonnaise, avec une reconnaissance internationale. On cite notamment Domaine Matassa, Domaine de l’Horizon, Domaine Olivier Pithon, Domaine Danjou-Banessy, Domaine Gardiés et Maison Cazes (annoncée à 220 ha en biodynamie). Cette dynamique s’appuie sur le travail des sols, la biodiversité et une recherche de précision de terroir.

Écosystème pro, vins nature et culture régionale

Le bassin accueille une scène “vins nature” active, souvent adossée au bio ou à la biodynamie. Des noms cités incluent Domaine Ledogar, Domaine du Possible (Maxime Magnon) et Léon Barral, ainsi que Pedres Blanques et Clos du Rouge George. Les styles recherchés visent souvent une expression directe des lieux, avec peu d’intervention.

Sur le plan professionnel, Millésime Bio à Montpellier sert de vitrine internationale. L’événement, porté par Sudvinbio depuis 1993, rassemble producteurs et acheteurs. Les éditions de fin janvier sont mentionnées comme des rendez-vous structurants. Elles renforcent aussi l’identité d’une région qui associe vin, climat méditerranéen et art de vivre.

Production, économie et adaptation : les défis qui reconfigurent le vignoble

Volumes récents, rendements et poids économique

Le Languedoc-Roussillon reste un leader en volume, mais les dernières années montrent une baisse. Les prévisions 2025 annoncent 9,13 millions d’hectolitres pour le bassin LR. La production 2024 recule de 9 % par rapport à 2023. La production 2023 chute de 15 % par rapport à 2022. La moyenne décennale est évoquée autour de 11 millions d’hectolitres.

Les rouges et rosés représentent environ 70 % de la production. Les blancs atteignent 13 % et progressent. Les rendements AOC sont encadrés : 50 hl/ha maximum pour rouges et rosés, 60 hl/ha pour blancs. Les rendements moyens tous types sont cités autour de 60 hl/ha sur 2016–2020, avec de fortes variations.

Le poids économique ressort nettement dans l’Hérault. La valeur viticole est citée à 589 M€ en 2022, soit 66 % de la valeur agricole départementale. Cette dépendance renforce la sensibilité aux chocs climatiques.

Sécheresse, mildiou et réponses régionales

La sécheresse persistante est le défi majeur. Elle touche durement l’Aude, les Pyrénées-Orientales et l’ouest de l’Hérault. Elle affaiblit les ceps et pénalise les rendements. La tramontane accroît aussi l’évapotranspiration, ce qui amplifie le stress hydrique. Les fenêtres de travail se réduisent, et les choix agronomiques deviennent plus contraints.

Le risque fongique n’a pas disparu. Des orages et épisodes cévenols, parfois décrits comme des “aigats”, apportent une humidité soudaine. La marinade peut accentuer ces situations. Les débuts d’été humides, cités pour 2023 et 2024, ont favorisé des épisodes de mildiou. Le vignoble doit donc gérer un double front : manque d’eau et pics de maladie.

Innovation agronomique et variétés résistantes

L’adaptation s’appuie sur des programmes et sur l’innovation variétale. Des projets de recherche sont cités : CEPOCLIM, VITILIENCE, ORACLE et CombioClim. Ils visent une meilleure résilience, via le choix des cépages, des porte-greffes et des pratiques de sol.

Les variétés résistantes progressent. Les plantations 2018–2021 atteignent 471 ha, dont 40 % de Souvignier gris. Les intentions 2022–2025 atteignent 484 ha, dont 50 % de Souvignier gris. On mentionne 22 variétés inscrites au classement français et 10 éligibles aux aides de restructuration. Cette trajectoire annonce un vignoble plus hybride, entre patrimoine et adaptation.

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Les 26 domaines référencés en Languedoc-Roussillon

20 des 26 domaines de la région

Domaine Pradels Quartironi
5,0 5.0/5 étoiles 1 avis

Au hameau du Priou, sur la commune de Pierrerue, la famille Quartironi cultive la vigne depuis 1950 sur les schistes de l’AOP Saint-Chinian. Frère et sœur, Magali et Guilhem Quartironi conduisent aujourd’hui ces coteaux situés entre 300 et 400 mètres d’altitude. Certifié bio par Ecocert depuis 2012, le domaine vendange à la main et élève plusieurs cuvées en jarres de grès. Parmi ses douze cuvées, le Skhistos Blanc a reçu la médaille d’or au Challenge Millésime Bio 2026.

Pascale Rivière, La Jasse Castel

Fondé en 1997 par Pascale Rivière, ancienne journaliste devenue vigneronne, le domaine La Jasse Castel doit son nom à une bergerie du XVIIe siècle qui domine la vallée de l’Hérault. Ses premières vignes, à 400 mètres sur le causse, sont les plus hautes de Montpeyroux. Conduit en agriculture biologique depuis 2008, son vignoble de 11 hectares est vendangé à la main et de nuit. La gamme compte neuf vins, des Terrasses du Larzac à une cartagène, dont deux rouges médaillés d’or au Challenge Millésime Bio.

Domaine Bio La Croix Gratiot

Installé à Montagnac, entre le bassin de Thau et les collines de pins, La Croix Gratiot vinifie ses raisins depuis 2004 sur 35 hectares de coteaux argilo-calcaires. Anaïs Ricôme, arrivée en 2009 après des vinifications en Nouvelle-Zélande, conduit le domaine aux côtés de son père Yves. Engagé en bio en 2018, le vignoble est conduit en biodynamie et certifié Demeter depuis 2025. Le Piquepoul blanc y donne quatre cuvées de Picpoul de Pinet, à côté de vins élevés en dolia de grès et de céramique.

Domaine bio Ollier-Taillefer

Le Domaine Ollier-Taillefer cultive 36 hectares à Fos, dans le nord-est de l’AOP Faugères, sur des schistes entre 200 et 350 mètres. Nicole et Alain Ollier y vendent la première bouteille en 1976, et Luc et Françoise Ollier fêtent le 50e millésime en 2026. Converti au bio en 2009 et certifié en 2012, le domaine vinifie dans un chai gravitaire en pierre du Gard. Il propose sept vins de Faugères, une Fine Faugères XO et des balades dans ses vignes.

Domaine en agriculture biologique Roquemale

Créé de toutes pièces en 2001 par Valérie et Dominique Ibanez, le Domaine de Roquemale cultive ses vignes sous l’ancien viaduc de Villeveyrac, dans l’aire des Grés de Montpellier. Son nom signifie « mauvaise roche » en patois : sur ces sols argilo-calcaires caillouteux, la vigne donne peu, autour de 30 hl/ha. Conduit en agriculture biologique depuis 2008, il vendange à la main, et de nuit pour les blancs et les rosés. Le domaine produit neuf cuvées, dont deux sans sulfites ajoutés, et propose trois hébergements au village.

Domaine bio Les Terres d'Armelle

Après 15 ans à vendre du vin dans le monde, Armelle Tafoiry crée Les Terres d’Armelle en 2013, sur 5,5 hectares des coteaux de Corneilhan. Seule, elle y cultive des cépages locaux de 17 à 55 ans, dont l’Aramon, l’Alicante et le Cinsault. Certifiée AB depuis 2016, elle applique des pratiques biodynamiques depuis 2019 et embouteille selon le calendrier lunaire. Ses dix cuvées, toutes baptisées d’un A, sortent en IGP Coteaux de Béziers et Côtes de Thongue.

Vignes du Château la Dournie

Propriété de la famille Etienne depuis six générations, le Château La Dournie cultive 45 hectares d’un seul tenant à Saint-Chinian, dans l’Hérault. Ses 20 hectares de coteaux de schiste donnent les rouges et rosés d’appellation, ses sols d’alluvions en bord de rivière les vins de pays. Engagé en agriculture biologique depuis 2014, le domaine cultive 14 cépages et vinifie en intervenant le moins possible. Sa cuvée Sous le figuier 2022 a reçu une étoile au Guide Hachette des Vins 2026.

Domaine bio Château de Rey

Racheté en 1875 par Joseph Sisqueille, le Château de Rey n’a gardé qu’une des quatre tours prévues par son premier propriétaire, à Canet-en-Roussillon. Ses 40 hectares de vignes couvrent les derniers vallons caillouteux des Aspres, face aux étangs et à la mer. Engagé en bio en 2019 sous l’impulsion de Rémi Sisqueille, cinquième génération, le domaine est certifié depuis le millésime 2022. Il élabore une vingtaine de vins en Côtes du Roussillon, Côtes Catalanes et Rivesaltes, et loue deux gîtes dans le vignoble.

Vignes bio du domaine de Montcalmès

Le Domaine de Montcalmès est né en 1998, quand Frédéric Pourtalié et son père ont quitté la coopérative pour créer leur cave à Puéchabon. Dirigé avec sa sœur Muriel, il cultive 22 hectares en Terrasses du Larzac, la syrah sur calcaire lacustre et le mourvèdre sur galets roulés. Engagé en agriculture biologique depuis 2012, il limite ses rendements à 20 à 25 hl/ha et élève ses vins 24 mois en fût. Il ne produit qu’un rouge d’appellation et un blanc de roussanne et de marsanne, en AOC Languedoc.

Séverine, vigneronne du Château de l'Ou

Au lieu-dit L’Ou, « l’œuf » en catalan, Séverine et Philippe Bourrier conduisent le Château de L’Ou en agriculture biologique depuis 1998, à Montescot. Le domaine couvre 50 hectares sur quatre terroirs, des marnes alluvionnaires de la plaine aux schistes de Maury et de la haute vallée de l’Agly. La Syrah y passe en barriques de 300 litres, les Grenaches en jarres, en œufs de terre cuite ou en foudre rotatif. Le Château de L’Ou rouge 2020 a obtenu deux étoiles dans le Guide Hachette 2023.

Domaine bio Clos des Nines

Fondé fin 2002 par Isabelle Mangeart, le Clos des Nines doit son nom à ses trois filles, les « nines » de la langue d’Oc. Ses 10 hectares d’un seul tenant, dont 8 hectares de vignes, s’étendent sur les Collines de la Moure, entre Montpellier et Sète. Engagé en bio en 2013 et certifié en 2016, le domaine vendange à la main, sur des sols semés d’huîtres fossilisées. Il produit neuf vins en AOP Languedoc, Grés de Montpellier et vin de pays, ainsi que deux huiles d’olive.

Domaine Terre des Dames

À Murviel-lès-Béziers, Terre des Dames entoure un mas du XVIIIe siècle de 14 hectares de vignes, en 25 parcelles au tracé vieux de deux siècles. Venue d’Amsterdam et de la publicité, Lidewij van Wilgen conduit le domaine depuis 2002, certifié bio par Ecocert depuis 2009. Non irriguées, ses vignes, dont une centenaire, donnent autour de 25 hl/ha. Ses six vins, élevés en grands fûts ou en amphores de grès, sont salués par l’équipe de Jancis Robinson et servis sur des tables étoilées.

Domaine bio Chaluleau Pons

Au Domaine Chaluleau Pons, à Saint-Paul-de-Fenouillet, Aude et son frère Franck ont repris le domaine que leurs parents ont bâti à partir de 1987. Engagé en agriculture biologique depuis 2008, il compte 15 hectares de vignes et 2,5 hectares d’arbres fruitiers. Sur des sols de schiste, de calcaire et de limon, il produit du Rivesaltes Ambré, du Muscat de Rivesaltes, des Côtes du Roussillon et des Côtes Catalanes. Vendangés à la main dès l’aube, ses raisins donnent aussi Nouvelle Génération, un rouge de Syrah à 11°.

Famille du Château Coupe-Roses

Installé à La Caunette, dans le Minervois, le Château Coupe-Roses doit son nom à une argile gorgée de manganèse, dont la famille tirait des tuiles entre le XVIIe et le XIXe siècle. Ses 22 hectares de petites parcelles s’étagent entre 250 et 400 mètres, sur calcaires, argiles et schistes. Engagé en bio depuis 2010 et adhérent Demeter, il complante des cépages endémiques résistants à la sécheresse, comme l’Aramon. En cave, rien n’est ajouté, hormis un peu de soufre à la mise en bouteille sur certaines cuvées.

Emilie Grill et Arthur Travaux

Créé en 2004 par Marie et Frédéric Chauffray, le Domaine de la Réserve d’O est repris depuis août 2025 par Émilie Grill et Arthur Travaux. Ses 12 hectares de vignes poussent entre 300 et 400 mètres d’altitude à Arboras, sur des éclats de calcaire fracturés par le gel. Labellisé Biodyvin, le domaine vendange à la main en cagettes et fermente sur levures indigènes. Il signe des mono-cépages en IGP Saint-Guilhem-le-Désert et des assemblages en AOP Terrasses du Larzac.

Vendange Mas Coris

Créé en 2009 par Véronique et Jean Attard, le Mas Coris doit son nom à la girelle, un poisson de Méditerranée, clin d’œil à leur passé tourné vers la mer. Ses huit parcelles occupent les pentes du pic de Vissou à Cabrières, vers 200 mètres, sur des schistes gréseux et dans un site Natura 2000. Vendangés à la main, syrah, grenache et cinsault donnent des rouges et un rosé en AOP Languedoc-Cabrières. Bouteilles à la Mer 2020 a obtenu un coup de cœur au Guide Hachette 2023.

La Grange de Quatre Sous

Arrivée de Suisse en 1983, Hildegard Horat a créé La Grange de Quatre Sous au sud d’Assignan, en bordure de l’ancienne voie romaine. Le vignoble de 8 hectares, engagé en bio depuis 2000, est conduit en lyre sur un plateau à 300 mètres. Elle a choisi l’IGP Pays d’Oc pour planter Malbec, Cabernets et Viognier, plus une Petite Arvine valaisanne. Ses huit cuvées fermentent en levures indigènes, et les rouges de garde s’élèvent 30 mois sans filtration.

La famille Rivemale au Domaine La Limbardière

Créé en 2018 par Vincent Rivemale, le Domaine La Limbardière prolonge à Abeilhan une histoire familiale de cinq générations, commencée par un maréchal-ferrant compagnon du devoir. Ses vignes et ses grenadiers sont conduits en agriculture biologique depuis 2009, avec des oliviers et des jachères dans le vignoble. La gamme compte huit vins en IGP Côtes de Thongue, quatre rouges, trois blancs et un rosé, plus un pur jus de grenade bio. Le domaine propose une balade dans les vignes suivie d’une dégustation et accueille les camping-cars.

Vigneron du Domaine des Trois Mazets

Créé en 2016 par Luc Fonta, ancien technicien du traitement de l’eau, le Domaine Les 3 Mazets cultive 6 hectares à Villeveyrac, au bord de l’étang de Thau. Certifié en agriculture biologique depuis sa création, il ne traite plus ses vignes depuis 2019, ni cuivre ni soufre. Luc Fonta les pilote selon l’approche pH/redox du chercheur Olivier Husson, en agroécologie et en agroforesterie. Vendangées à la main, ses parcelles donnent cinq cuvées, dont trois rouges nature sans sulfites ajoutés.

Brigitte et Nathalie du Domaine du Petit Chaumont

À Aigues-Mortes, le Domaine du Petit Chaumont cultive 120 hectares de vignes sur les sables de Petite Camargue, à un mètre au-dessus de la mer. Déminé au début des années 1970 par Alain Bruel, il est mené aujourd’hui par Nathalie et Laurent, de la famille Bruel. Engagé en bio depuis 2008, il diffuse aussi de la musique dans une partie de ses vignes contre l’esca. Ses gris d’AOP Sable de Camargue, dont la cuvée Elles, côtoient des rouges élevés en fût.

Les appellations représentées sur Vignerons Bio

Les cépages représentés sur Vignerons Bio

Les vins présentés en Languedoc-Roussillon

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