Vignoble du domaine Laffont

Domaine Laffont

Région viticole

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Sud-Ouest

Bio
Sommaire

Un coteau à Maumusson, huit hectares à Viella

3,8 hectares de Tannat autour du chai

Le Domaine Laffont est un domaine de vin bio du Gers, posé sur le coteau de Maumusson-Laguian, en appellation Madiran. Son vignoble d’origine couvre 3,8 hectares. Il est planté à 80 % de Tannat, le reste en Cabernet Franc et en Petit Manseng.

Ce Tannat fait la base de tous les rouges de la maison. Les coteaux escarpés du domaine donnent du raisin depuis plus d’un siècle. Les vignes de la cuvée Hecate, sur les argilo-calcaires de Maumusson, ont en moyenne 30 ans.

Les blancs de Pacherenc plantés à Viella

Le second îlot se trouve à Viella, la commune voisine. Ses 8,4 hectares complètent l’encépagement avec des Tannat plus jeunes et du Cabernet Sauvignon. On y trouve surtout les cépages blancs : Gros Manseng, Petit Manseng et Petit Courbu.

Ces raisins blancs partent vers les deux Pacherenc du Vic-Bilh du domaine, un sec et un doux. En tout, le Domaine Laffont conduit donc une douzaine d’hectares, répartis entre deux communes et deux couleurs.

À 200 mètres, sans irrigation

Les vignes poussent à 200 mètres d’altitude, sur un terroir riche en calcaire et en argile. Le domaine n’y pratique aucune irrigation artificielle. Il veut garder à ce terroir ses caractères propres.

Le climat joue sa part. Les étés sont chauds et très ensoleillés, les automnes longs et secs. Ces arrière-saisons permettent au domaine de récolter tard ses raisins de Pacherenc doux.

De Pierre Speyer à Yann et Marie

Vingt ans de conduite belge, de 1993 à 2013

Le domaine a longtemps porté la signature de Pierre Speyer. Ce Belge l’a exploité de 1993 à 2013, année où il l’a vendu. C’est lui qui a engagé la conversion à l’agriculture biologique, que le nouveau propriétaire a poursuivie.

Aujourd’hui, Yann et Marie font les vins. Ils mettent en avant le potentiel des deux familles de cépages du domaine : le Tannat pour les rouges, les Manseng pour les blancs.

Certifié bio par Ecocert, engagé depuis 2017

Le Domaine Laffont est certifié en agriculture biologique par Ecocert. Son engagement actuel date du 11 septembre 2017, et ses raisins comme ses vins sont aujourd’hui classés AB. Le domaine y ajoute des pratiques biodynamiques, qu’il présente comme un choix de méthode.

Une petite production, récoltée et triée à la main

Le domaine a fait le choix de rester une production à petite échelle. Ce format lui permet de garder la récolte et le tri manuels, une tradition à laquelle il tient. Les fiches techniques d’Erigone, d’Hecate et des deux Pacherenc précisent des vendanges manuelles.

Au chai, Tradition et Erigone se vinifient par parcelles et par cépages séparés. Tradition, Erigone et Hecate fermentent autour de 25 °C, et les macérations s’allongent pour les cuvées de garde : 30 jours pour Erigone, 28 jours pour Hecate. Les blancs fermentent à basse température, pendant 10 à 15 jours.

Le domaine se visite sur rendez-vous

Les visites du Domaine Laffont se font uniquement sur rendez-vous. Le domaine peut aussi accueillir des groupes. Il suffit de le contacter avant de passer à Maumusson-Laguian.

Quatre rouges de Tannat, deux Pacherenc

Tradition, le Madiran avec du Cabernet Franc

La cuvée Tradition assemble 70 % de Tannat et 30 % de Cabernet Franc, issus de coteaux argilo-calcaires. Elle passe par le fût de chêne. Le nez mêle la mûre et la cerise à des notes florales et épicées, poivre et vanille. En bouche, les tanins sont arrondis.

Erigone et Hecate, le Tannat sans assemblage

Erigone est un pur Tannat, né de coteaux argilo-calcaires semés de galets. Il est mis en bouteille après 20 mois d’élevage. Sa robe est profonde, son nez va vers la myrtille, la mûre et la cerise noire, avec des épices. Les tanins sont soyeux, et le vin se garde 8 à 10 ans.

Hecate, lui aussi 100 % Tannat, vient des vignes les plus précieuses du domaine. Il porte le nom de la déesse grecque de la Lune noire. Il s’élève en fûts de chêne de 500 litres. On y trouve des fruits noirs, des notes torréfiées de café et de havane, du cèdre et du poivre.

Céleste, réservée aux grandes récoltes

Certaines années, le domaine produit une cuvée privée, Céleste. Elle ne sort que lors des plus grandes récoltes, en quantités limitées. Le domaine y cherche l’expression la plus poussée des cépages de Madiran.

Aria et le Pacherenc doux de la Toussaint

Le Pacherenc sec s’appelle Aria. Il assemble 80 % de Petit Manseng, 10 % de Gros Manseng et 10 % de Petit Courbu, sur des vignes de 15 à 20 ans. Son élevage associe le fût de chêne et la cuve, avec bâtonnage. Le vin est aromatique et structuré, avec des notes de miel, de fruits exotiques et d’agrumes confits.

Le Pacherenc doux repose surtout sur le Petit Manseng, planté sur des sols argilo-graveleux exposés au sud et au sud-ouest. Le raisin est cueilli par tries successives, en vendanges tardives, vers le 1er novembre. Le vin est riche et doux, marqué par le miel, les fruits exotiques et l’abricot confit.

Chai du domaine Laffont

Madiran et Pacherenc du Vic-Bilh, deux AOC nées en 1948

Le Tannat, cépage majoritaire depuis le décret

Le vignoble de Madiran couvre environ 1 300 hectares. Les AOC Madiran et Pacherenc du Vic-Bilh datent toutes deux de 1948. Le décret de l’AOC a consacré le Tannat comme cépage majoritaire du Madiran.

Le Tannat représente aujourd’hui près de 70 % de l’encépagement de l’appellation. Un Madiran en contient au moins 50 %, assemblé selon les domaines avec les deux Cabernet. Ce cépage donne des vins sombres et charpentés, faits pour la garde.

Le Pacherenc, pendant blanc du Madiran

Sur le même territoire, le Pacherenc du Vic-Bilh produit les blancs. Il repose sur le Petit Manseng, le Gros Manseng et le Petit Courbu. Le Gros Manseng domine souvent les secs, le Petit Manseng les doux. Sa peau plus dure résiste au botrytis, et le raisin peut rester plus longtemps sur le cep.

Un piémont à cheval sur trois départements

Les deux appellations s’étendent sur le Gers, les Pyrénées-Atlantiques et les Hautes-Pyrénées. Elles occupent le piémont pyrénéen, à 60 km au nord des Pyrénées. Les coteaux oscillent entre 180 et 300 mètres d’altitude.

Le climat y est dominé par l’influence océanique, avec un printemps pluvieux et un été chaud. L’arrière-saison combine des journées chaudes et des nuits fraîches. Il n’est pas rare que les vendanges des Pacherenc se prolongent jusqu’à la fin de l’automne.

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Les autres domaines de la région Sud-Ouest

  • Mas del Périé

    Le Mas del Périé cultive 23 hectares de vignes à Trespoux-Rassiels, sur des coteaux calcaires à 350 mètres, aux confins de l’appellation Cahors. Fabien Jouves l’a créé en 2006 sur l’exploitation de ses parents, certifiée bio depuis 2009 et Demeter depuis 2011. Ses Cahors parcellaires, vinifiés sans intrants, suivent trois sols : le kimméridgien, la marne du Miocène et le sidérolithique. Autour des vignes vivent des haies, des truffiers, un conservatoire de cépages autochtones et les porcs noirs gascons de la Ferme du Tessou.

  • Domaine Le Passelys

    Installé à Douelle, au bord du Lot, le Domaine Le Passelys cultive la vigne depuis 1857 et compte plus de huit générations de Baudel. Ses 9,5 hectares en agriculture biologique occupent surtout les troisièmes terrasses argilo-siliceuses de l’AOC Cahors. Dès 2016, la famille plante des cépages résistants, qui suppriment 95 à 100 % des traitements utilisés en bio. Ils donnent la gamme Colibri, à côté des Cahors Tradition, Prestige et Centenaire, ce dernier issu de vignes de plus de 120 ans.

  • Domaine AntocyÂme

    Chimiste de formation, diplômée œnologue à l’Ensat de Toulouse, Muriel Zoldan a acheté en 2017 le Domaine AntocyÂme, à La Salvetat-Belmontet, près de Montauban. Ses 7,5 hectares, engagés en agriculture biologique depuis 2012, relèvent des Coteaux et Terrasses de Montauban, unité de l’IGP Comté Tolosan. Les fermentations partent des levures indigènes, et presque toutes les cuvées sont sans sulfites ajoutés. Le domaine vinifie en cuve, en barrique et en amphore sept cépages, dont le Tannat et l’Abouriou.

  • Château Lacapelle Cabanac

    Sur le causse argilo-calcaire qui domine la vallée du Lot, le Château Lacapelle Cabanac produit des Cahors bio à environ 300 mètres d’altitude. Thierry Simon et Philippe Vérax l’ont repris en 2001 et le conduisent en agriculture biologique depuis 2002. Les vignes poussent sur des pierrailles calcaires et des argiles du Kimméridgien, et le merlot y pèse moins de 10 % de l’encépagement. Du Tradition au Malbec Original, élevé sur lies en cuve béton, la gamme compte aussi un savagnin en Vin de France.

  • Château Haut-Monplaisir

    À Lacapelle-Cabanac, dans l’appellation Cahors, Cathy et Daniel Fournié ont repris en 1998 une exploitation familiale de 15 hectares, qui compte aujourd’hui près de 30 hectares. Leurs vignes occupent la troisième terrasse du Lot, plein sud, sur des sols argilo-siliceux à galets roulés. Engagé en bio chez Ecocert en 2009, le domaine a sorti ses premières cuvées labellisées en 2012. Leur fille Mathilde les a rejoints en 2015, l’année de L’Envie, un malbec vinifié et élevé sans soufre ajouté.

  • Château du Cèdre

    À Vire-sur-Lot, le Château du Cèdre cultive 27 hectares dans le vignoble de Cahors, sur un cône d’éboulis calcaire, les grèzes, et sur les hautes terrasses du Mindel. Venue de Belgique en 1914, la famille Verhaeghe y plante sa première vigne en 1958 et met en bouteille dès 1973. Certifié en agriculture biologique depuis 2012, le domaine vinifie en levures indigènes, sans intrant ni sulfites ajoutés. Ses rouges sont en 100 % Malbec, d’Extra Libre, sans soufre, à Charly, et ses blancs en Viognier ou Sauvignon.

  • Château de Chambert

    Sur le causse de Floressas, à 300 mètres au-dessus de la vallée du Lot, le Château de Chambert cultive 45 hectares en AOC Cahors, certifiés bio par Ecocert et en biodynamie par Demeter. Resté en friche jusqu’en 1973, le vignoble a été replanté dès 1974, puis repris en 2007 par Philippe Lejeune. Le Malbec y fait 97 % de l’encépagement, sur des calcaires kimméridgiens et des argiles rouges sidérolithiques. Sa gamme va du Causse, élevé en cuve béton, aux trois parcellaires élevés en foudres, dont Le Puits.

  • Château Lamartine

    À Soturac, à l’extrémité ouest de l’appellation Cahors, le Château Lamartine cultive 38 hectares certifiés bio depuis le millésime 2022. La famille Gayraud y est vigneronne depuis quatre générations, et l’arrière-grand-père Edouard Sérougne fut l’un des quinze à plaider pour l’appellation devant l’INAO. Le malbec fait 95 % des rouges, sur un vignoble réparti entre trois niveaux de terrasses du Lot, d’argile, de calcaire et de silice. Depuis 2016, Lise et Benjamin conduisent le domaine, du Tandem à l’AC 544, élevée 36 mois en amphore.

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