Domaine Pierre Chauvin
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Région viticole
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7ha
Surface du vignoble
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1859
Année de fondation
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En bio depuis 2005
Sommaire
Rablay, l’Anjou noir et ses graviers sur schiste
Le Domaine Pierre Chauvin cultive 7 hectares de vignes en agriculture biologique, tous sur la commune de Rablay-sur-Layon, dans le Maine-et-Loire. Le village fait aujourd’hui partie de la commune de Bellevigne-en-Layon. On y produit du vin bio d’Anjou et des Coteaux du Layon, à partir de quatre cépages.

Sept hectares, dont cinq de chenin
Le chenin occupe près des deux tiers du vignoble, soit 5 hectares. C’est le grand cépage blanc de la Loire, présent en Anjou depuis près de mille ans. Au domaine, il donne tous les blancs : secs, moelleux, liquoreux et effervescents.
Les rouges et le rosé viennent du cabernet franc (1,2 ha), du grolleau noir (0,5 ha) et d’une petite parcelle de cabernet sauvignon (0,3 ha).
Des schistes sous les graviers de la rive gauche
La vallée du Layon se trouve à l’extrémité du Massif armoricain. Ses terroirs de schistes ont donné au secteur le nom d’Anjou noir. À Rablay, sur la rive gauche de la rivière, le schiste se présente en altérites, recouvertes en surface de dépôts graveleux qui peuvent atteindre plusieurs mètres d’épaisseur.
Ces graviers donnent aux vins du fruit et de la souplesse dès leur jeunesse. Le Layon, tout proche, apporte à l’automne l’humidité dont a besoin la pourriture noble, le botrytis. Sur le chenin, elle permet d’élaborer des vins moelleux et liquoreux.

Rablay, un nom de commune sur l’étiquette
L’appellation Coteaux du Layon autorise quelques communes à faire figurer leur nom à côté du sien. Rablay-sur-Layon, ou simplement Rablay, en fait partie. Le domaine l’inscrit sur l’étiquette de son liquoreux, la cuvée Les Vieilles Vignes.
De Pierre Cochard à Paul-Éric Chauvin
1859, les premières terres d’une ferme de polyculture
L’histoire commence en 1859. Cette année-là, Pierre Cochard (1812-1892), l’ancêtre de la famille, achète les premières terres. L’exploitation fait alors de la polyculture et de l’élevage, puis se spécialise peu à peu dans la vigne.

Cinq générations lui ont succédé. C’est Jules Chauvin (1867-1939), gendre de son fils, qui lance vers 1910 la construction du bâtiment actuel.
Le chai de 1930 et son pressoir Vaslin
En 1930, son fils, Jules Chauvin lui aussi (1906-1945), agrandit le chai. Il y installe l’un des premiers pressoirs Vaslin du village. Ce chai sert encore aujourd’hui aux vinifications.
Quand Jules part à la guerre, sa femme Marie prend les rênes de l’exploitation. Leur fils Pierre Chauvin la seconde très vite, et c’est son nom que portera plus tard le domaine.

1993, deux beaux-frères et un nouveau nom
En 1993, Paul-Éric Chauvin et son beau-frère Philippe Cesbron prennent la suite. Ils baptisent alors l’exploitation Domaine Pierre Chauvin. Depuis 2016, Paul-Éric est seul exploitant, épaulé à la vigne par Hervé.
De Terra Vitis à l’agriculture biologique
Conversion en 2005, première récolte certifiée en 2008
Les deux associés s’intéressent tôt à l’environnement. En 2000, ils adhèrent à la charte Terra Vitis. Le pas suivant vient en 2005 : tout le domaine passe en conversion à l’agriculture biologique.
La certification est confiée à Bureau Veritas. La première récolte labellisée AB date de 2008. Depuis, l’ensemble du vignoble est conduit en bio, sans aucun produit chimique de synthèse.

Des haies, des nichoirs et des panneaux sur le chai
Le domaine a rejoint un GIEE avec d’autres vignerons des environs. Au programme : plantation de haies et d’arbres, pose de nichoirs, écopâturage et recherche de meilleures pratiques culturales.
Côté énergie, l’électricité achetée est d’origine renouvelable, chez Enercoop. Depuis fin 2019, une installation solaire citoyenne de 9 kWc, montée avec le collectif CoWatt, produit du courant sur le toit d’un bâtiment du domaine.
Les bouteilles, enfin, peuvent servir plusieurs fois. Le domaine adhère à Bout’ à Bout’, une filière de réemploi du verre dans l’Ouest : les bouteilles rapportées en point de collecte sont lavées puis remplies à nouveau.
Le chenin en sec, en moelleux, en liquoreux et en bulles
Levures indigènes et pas de chaptalisation
Paul-Éric Chauvin intervient le moins possible au chai. Les fermentations partent avec les levures indigènes. Il n’emploie pas de produits œnologiques de correction, ne chaptalise pas et réduit les sulfites au minimum.

Plusieurs cuvées sont mises en bouteille sans filtration. Elles peuvent donc présenter un léger dépôt ou un trouble, sans effet sur le goût. Le but est de garder le fruit du raisin et de laisser parler le terroir et le millésime.
De L’Argonnette aux Vieilles Vignes
Le domaine décrit des vins fins et équilibrés, aux notes fruitées, avec une grande fraîcheur en bouche. Le chenin sec en donne la meilleure idée. L’Argonnette, en Vin de France, joue la tension et la minéralité des schistes. La Fontaine des Bois, en AOC Anjou, passe 12 mois en fût de chêne et prend du gras.
Bulle de Chenin suit la méthode traditionnelle, avec 12 mois sur lattes et aucun dosage : c’est un brut nature. Dans les vins doux, Les Marcottes est un Coteaux du Layon moelleux à la sucrosité légère, qui se boit plutôt jeune.
Les Vieilles Vignes, en Coteaux du Layon Rablay, est le liquoreux du domaine. Le millésime 2014 développe des arômes de fruits cuits qui évoluent vers des notes d’alcools vieillis, portés par une trame de fraîcheur.
Grolleau et cabernet franc pour les rouges et le rosé
Les rouges sortent en Vin de France. La Friponne, pur grolleau noir, est un rouge léger et poivré, tout en fruit. Les Tournailles offre un cabernet franc gourmand, sur les fruits noirs. Les Gonordes macère un mois, s’élève douze mois et peut se garder une dizaine d’années. Les Tournailles et Les Gonordes portaient autrefois les appellations Anjou et Anjou-Villages.
Le Rosé de Madame assemble à parts égales cabernet franc et grolleau noir. Il mêle une pointe de douceur et des notes de framboise et de groseille.
Un liquoreux médaillé d’or chez Amphore
Au concours Amphore des vins biologiques 2016, à Paris, Les Vieilles Vignes 2014 a reçu une médaille d’or et le prix Marc Jolivet. Dans son numéro de juillet-août 2022, La Revue du vin de France a retenu Les Marcottes 2020 et L’Argonnette 2021 parmi ses grands vins de France à petit prix.
Pousser la porte de la Grande Rue
Dégustation au domaine, sur rendez-vous
Le domaine reçoit les amateurs pour la dégustation et la vente directe, sur rendez-vous pris à l’avance. La visite raconte l’histoire familiale, passe par les installations et se termine autour des différentes cuvées.
Les groupes de 5 à 20 personnes peuvent demander une visite d’une parcelle de vigne et du chai, suivie d’une dégustation commentée. Le village se trouve à environ 25 kilomètres de la gare d’Angers Saint-Laud.
Des salons bretons aux importateurs de Tokyo
Paul-Éric Chauvin présente sa gamme sur des salons de vins bio et naturels ouverts au public, en Bretagne, en Île-de-France ou dans le Limousin.
Hors du domaine, les vins se trouvent chez des cavistes, des épiceries et des restaurants en France. Ils partent aussi chez des importateurs au Japon, à Tokyo, aux États-Unis, en Caroline du Nord et en Californie, et en Suisse, à Lausanne.
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