Domaine Sylvain Ravier - Vue aérienne du vignoble savoyard au pied des massifs

Domaine Sylvain Ravier

Région viticole

Région viticole

Savoie

Bio

Treize hectares bio à côté de la maison familiale

Un domaine lancé en 2020 à Myans

Le Domaine Sylvain Ravier cultive 13 hectares de vignes en agriculture biologique à Myans, en Savoie. Le domaine se situe à l’entrée de la Combe de Savoie, entre le Mont Granier et la Savoyarde. L’histoire du domaine commence en 2020. Sylvain Ravier y produit des vins de Savoie bio, à part du domaine qu’il mène avec son père.

Chez les Ravier, le vin se transmet depuis des générations. Philippe Ravier démarre dans les années 1980 avec quelques hectares. Son fils Sylvain le rejoint en 2008. Claudine Ravier, aux côtés de Philippe depuis les débuts, assure la gestion administrative et commerciale.

Domaine Sylvain Ravier - Deux vignerons dans un rang de vigne enherbé
Philippe démarre dans les années 1980, Sylvain le rejoint en 2008.

Deux domaines sous le même nom

La maison Ravier réunit aujourd’hui deux domaines. Le Domaine Philippe & Sylvain Ravier exploite plus de 40 hectares dans la Combe de Savoie, labellisés HVE3, pour 350 000 bouteilles par an. Ses vins sont présentés en culture raisonnée.

Le Domaine Sylvain Ravier en est la branche bio : 13 hectares, 95 000 bouteilles par an et deux gammes. Dans la boutique de la maison, chaque cuvée est rangée sous l’un des deux noms, avec sa méthode de culture. Les huit vins de Sylvain y sont signalés en bio ou en conversion, la plupart de ceux du domaine familial en raisonnée ou en HVE3.

Engagé en bio depuis mai 2021

L’exploitation s’engage en agriculture biologique le 15 mai 2021, sous le contrôle de l’organisme certificateur Qualisud. La boutique suit le calendrier de la conversion : le Tout Vit Rosé 2022 y porte encore la mention « en conversion », les cuvées du millésime 2024 la mention bio.

En septembre 2025, la maison présente le domaine comme 13 hectares de vignes certifiés en agriculture biologique. Le choix, dit-elle, prolonge le travail de la famille : préserver les sols, protéger la biodiversité et laisser parler l’origine des vins.

Des éboulis du Granier aux sols qui nomment les vins

L’effondrement de 1248

Le vignoble des Abymes et d’Apremont doit son sol à une catastrophe. En 1248, une partie du Mont Granier s’effondre. Ses roches calcaires recouvrent d’anciennes moraines et des marnes glaciaires. Le terroir des Abymes s’étend aujourd’hui sur quatre communes : Apremont, Chapareillan, Myans et Les Marches.

Domaine Sylvain Ravier - Vieux cep et grappes sur un sol d’éboulis calcaires
Des cailloux calcaires au pied des vieux ceps.

Aux Abymes, la vigne occupe des coteaux légèrement inclinés, exposés à l’est et au sud-est, sur un sol calcaire et caillouteux. À Apremont, les pentes deviennent plus fortes et de nombreuses parcelles regardent le sud et l’est.

Cinq blancs, cinq sols

La gamme Signature, la plus confidentielle du domaine, met en avant un type de sol par cuvée. Les cinq blancs de terroir portent justement le nom du leur :

  • Jacquère « Les Galets » : vignes de 50 ans sur marne, calcaire et galets laissés par les anciennes coulées glaciaires
  • Abymes « Les Moraines » : vignes de 30 à 70 ans sur marnes calcaires semées de cailloux glaciaires
  • Apremont « Les Marnes » : vignes de 60 ans sur les marnes calcaires de l’éboulement du Granier
  • Roussette de Savoie « Les Argiles » : vignes de 30 à 35 ans sur argiles exposées au sud-est, aux Marches
  • Chignin-Bergeron « Les Brêches » : vignes de 32 ans plein sud, sur les conglomérats calcaires de Chignin

De la Chartreuse aux Bauges

Les Galets, Les Moraines et Les Marnes viennent de parcelles du massif de la Chartreuse, dans la cluse de Chambéry, sous un climat de montagne. Le Chignin-Bergeron vient de Chignin, au pied du massif des Bauges.

L’appellation Chignin-Bergeron profite d’une exposition sud à sud-est, de pentes raides et de montagnes qui l’abritent des vents du nord. Le sol y mêle des éboulis calcaires en haut du coteau et du marno-calcaire en bas. La roussanne y prend le nom de bergeron.

Vin de Savoie et Roussette de Savoie

Toutes les cuvées du domaine sont en appellation. Les blancs de jacquère, le Chignin-Bergeron et la gamme Tout Vit sortent en AOP Vin de Savoie. Le nom de l’appellation peut s’y compléter d’une dénomination géographique, comme Abymes, Apremont ou Chignin-Bergeron. La Roussette de Savoie a son appellation propre, réservée à un seul cépage, l’altesse.

Sans chimie à la vigne, sans soufre en fermentation

Des sols travaillés à la machine

Le passage en bio a d’abord changé le travail du sol. Le domaine le travaille mécaniquement, sans aucun intrant chimique. Il suit aussi chaque parcelle de près, pour que chaque cépage garde sa typicité.

Domaine Sylvain Ravier - Mains au travail sur la vigne au printemps
Treize hectares conduits sans aucun intrant chimique.

Vendange à la machine, sauf aux Brêches

Sept cuvées sur huit sont vendangées à la machine. Seul le Chignin-Bergeron « Les Brêches », sur ses coteaux plein sud, est récolté à la main.

Domaine Sylvain Ravier - Raisins blancs poussés à la fourche à la réception de la vendange, au chai
Sept cuvées sur huit sont vendangées à la machine.

Le rosé naît d’un pressurage direct. Le rouge, lui, macère 8 jours avec un léger remontage avant de s’élever en cuve.

Levures indigènes et soufre à la mise seulement

Au chai, une règle vaut pour les huit cuvées : fermentation en levures indigènes et sans soufre. Le vin n’est que légèrement sulfité à la mise en bouteille. Les blancs et le rosé restent secs, sous 2 g/L de sucre résiduel.

Domaine Sylvain Ravier - Vigneron levant son verre devant les cuves inox du chai
Fermentations en levures indigènes, sans soufre ajouté.

Les cinq blancs de terroir s’élèvent sur lies et font leur fermentation malolactique. Le Tout Vit Blanc s’en passe pour préserver sa fraîcheur, et le rosé aussi.

Tout Vit et blancs de terroir, le profil des vins

Tout Vit, trois couleurs pour la table

La gamme Tout Vit décline un blanc, un rosé et un rouge, frais et aromatiques, pensés pour le partage. Le blanc assemble chardonnay, jacquère et pinot gris. Il s’ouvre sur les agrumes, la pomme verte et les fleurs blanches.

Le rosé et le rouge viennent du gamay. Le premier, d’une robe rose pêche, part sur les bonbons acidulés et les fruits rouges confits. Le second, rubis, sent la cerise noire et la fraise mûre, pour une bouche souple que le domaine sert avec la charcuterie ou un gratin de crozets.

Jacquère, Abymes, Apremont : trois blancs vifs

Les trois cuvées de jacquère partagent un profil : des blancs secs à 11 %, vifs et minéraux. « Les Galets » sent la poire, la glycine et le thé vert. « Les Moraines » tire vers le silex, la mie de pain et le thym sauvage. « Les Marnes » mêle poire, groseille et chèvrefeuille.

Ce sont des vins à boire jeunes, ou à garder deux à trois ans. Le domaine les accorde à la fondue, à la raclette, aux diots au vin blanc et aux fruits de mer.

Altesse et bergeron, plus amples

Deux blancs prennent plus d’ampleur. La Roussette de Savoie « Les Argiles », pur altesse à 13 %, joue sur le silex, le beurre frais, l’abricot sec et la cardamome. Le domaine la donne à garder jusqu’à 7 ans.

Le Chignin-Bergeron « Les Brêches » offre une bouche ample, entre rondeur et fraîcheur. Au nez, biscuit de Savoie, kumquat et poire pochée. Il se garde jusqu’à 5 ans et accompagne un poisson en sauce, un foie gras poêlé ou un Beaufort d’été.

Déguster à Myans, face aux massifs

Le caveau de la maison Ravier

Les vins se dégustent au caveau de la maison Ravier, dans le village de Myans. Une terrasse y donne sur les montagnes. Le domaine propose la vente directe, la dégustation privée, des visites guidées avec dégustation et un atelier vins et fromages.

Domaine Sylvain Ravier - Caveau et pelouse de dégustation face aux massifs, à Myans
Le caveau de la maison Ravier, à Myans.

Une dégustation commentée par la famille

La visite suit le parcours du vin, de la vigne à la bouteille : cépages, terroirs, gestes répétés d’une saison à l’autre. La dégustation se fait commentée, avec Philippe, Sylvain ou Claudine. On y parle arômes, accords mets et vins et cuvées signatures du domaine.

Les visites se réservent auprès du domaine, par téléphone ou par le formulaire de son site.

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Les autres domaines de la région Savoie

  • Domaine des Ardoisières

    Le Domaine des Ardoisières est né en 1998 de la replantation du coteau de Cevins, en basse Tarentaise, une friche morcelée en 450 parcelles. Brice Omont, associé à Michel Grisard en 2005, dirige le domaine depuis 2010 et cultive aussi les marnes de Saint-Pierre-de-Soucy. Engagé en bio en 2005, il suit des pratiques biodynamiques sur des terrasses de micaschistes pentues jusqu’à 60 %, travaillées sans machine. Ses vins, en IGP Vin des Allobroges, portent des noms de roches : Schiste, Quartz, Améthyste ou Argile.

  • Domaine de Lucey

    Le Domaine de Lucey cultive en Savoie les vignes du Château de Lucey, soit 6,7 hectares certifiés bio. Erwan Buchwalter et Anne-Cécile Pflieger, qui le portent, y défendent une viticulture inspirée de la biodynamie. Cépage majoritaire, l’Altesse donne des Roussettes de Savoie précises et tendues, marquées par les terroirs calcaires. En cave, le domaine n’utilise aucun intrant œnologique et fermente avec les levures indigènes, pour des vins vivants, frais et profondément savoyards.

  • Domaine Claude Quenard & Fils

    Ancienne ferme des Chartreux rachetée en 1906, le Domaine Claude Quenard & Fils, ou La Gerbelle, cultive ses vignes à Chignin, en Savoie. André et Guy Quenard ont lancé sa conversion bio en 2000, puis obtenu le label Demeter à partir du millésime 2016. Jacquère, Chignin-Bergeron et Mondeuse d’Arbin y sont vinifiés sans levures ajoutées ni enzymes, et sans œnologue extérieur. La famille brasse aussi une bière bio avec son orge et reçoit ses visiteurs en chambre d’hôtes.

  • Domaine des Crocs Blancs

    À Chapareillan, au pied du mont Granier, le Domaine des Crocs Blancs cultive 6 hectares dans l’appellation Abymes, dont le nom rappelle l’éboulement de 1248. Il est issu d’une transmission entre Franck Masson, vigneron depuis 1987, et Kevin Foucher, ancien cadre de santé. Certifié bio par Ecocert depuis 2024, il suit des pratiques biodynamiques et teste le lait entier pour réduire le cuivre. Ses blancs de Jacquère et d’Altesse font 80 % de la production, et certaines cuvées s’élèvent en jarres.

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