Domaine Finot - Vendangeurs dans les rangs de vigne sous les falaises de la Chartreuse

Domaine Finot

  • Savoie

    Région viticole

  • 2007

    Année de fondation

  • BioDemeter

    En bio depuis 2011

Sommaire

Bernin, des vignes abandonnées remises en culture

Le Domaine Finot fait du vin bio à Bernin, sur la rive droite de l’Isère, dans la vallée du Grésivaudan. Ses vignes occupent les contreforts de la Chartreuse. Le domaine est certifié en agriculture biologique et adhérent de Demeter, le label de la biodynamie. Ses vins sortent en IGP Isère Coteaux du Grésivaudan.

Un vigneron venu de la Drôme en 2007

Thomas Finot s’installe à Bernin en 2007 pour reprendre des vignes laissées à l’abandon. Originaire de la Drôme, il a suivi des études de viticulture et d’œnologie. Il a aussi travaillé dans de nombreuses appellations avant de poser ses valises dans l’Isère.

Ce qui le retient ici, c’est le patrimoine viticole du Grésivaudan et ce qu’il laisse espérer. Le pari a un prix. Les premières années, les volumes restent faibles. La qualité, elle, arrive vite.

Un département qui comptait 33 000 hectares de vignes

On l’a oublié, mais l’Isère fut un grand pays de vigne. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, le département en comptait environ 33 000 hectares, ce qui le plaçait au troisième rang français. Le Grésivaudan en portait à lui seul le tiers, de Voiron à Chapareillan.

Il en reste aujourd’hui de petits îlots, séparés par les massifs alpins et les vallées marécageuses du Bas Dauphiné. En 2020, toute l’IGP Isère produisait environ 2 000 hectolitres, un peu plus de la moitié en blanc. C’est dans ce paysage très clairsemé que Thomas Finot fait figure de pionnier.

Verdesse, persan et étraire de la Dhuy, les cépages du pays en tête

Trois variétés locales choisies dès le départ

Dès son installation, Thomas Finot mise sur les cépages locaux. La verdesse, variété autochtone de l’Isère, donne le blanc. Le persan et l’étraire de la Dhuy donnent les rouges. Tous trois figurent parmi la trentaine de cépages admis par l’IGP Isère.

Le vignoble isérois du XIXe siècle était planté de nombreux cépages autochtones. Certains sont encore cultivés aujourd’hui, et ce sont eux que le domaine a remis au premier plan. Les cuvées portent d’ailleurs le nom de leur cépage : Verdesse, Etraire, Persan.

Domaine Finot - Grappes de raisins noirs à maturité entre les feuilles qui jaunissent
Raisins noirs à maturité. Photo Frederick Pattou, Département de l’Isère.

Pinot noir, chardonnay, viognier et altesse en complément

À côté de ces cépages locaux, le domaine cultive des cépages mieux connus : pinot noir, chardonnay et viognier. Le viognier a sa cuvée, baptisée Galopine. Une altesse complète la gamme des blancs.

Thomas Finot possède également des vignes familiales en appellation Crozes-Hermitage. Une gamme de négoce, nommée Tracteur, s’est ajoutée depuis aux vins du domaine.

Une vigne en biodynamie, labellisée Demeter

Bio depuis 2011 et calendrier lunaire

Le choix du bio s’est fait d’emblée. L’exploitation est engagée en agriculture biologique depuis 2011, contrôlée par Ecocert. Elle figure aussi parmi les adhérents de Demeter. L’altesse, le chardonnay, la verdesse, le viognier et l’étraire portent le label.

En biodynamie, Thomas Finot cale la taille et les plantations sur le cycle de la lune et des astres. Les vendanges se font à la main.

Moins de cuivre pour laisser vivre les sols

Sa méthode tient en deux gestes. Il aide la vigne à renforcer ses défenses naturelles. Il limite aussi l’apport de cuivre, pour laisser vivre les sols. Le vigneron y voit la source de ce qu’il cherche dans ses vins : plus de profondeur et plus d’équilibre.

Exposition sud-est, sources profondes et éboulis calcaires

Thomas Finot décrit lui-même ses atouts : « Nous bénéficions d’une belle exposition sud-est, de la présence de sources en profondeur et d’un sol argilo-calcaire très drainant capable de maintenir l’humidité par de fortes températures. »

La vallée glaciaire du Grésivaudan court entre la Chartreuse, Belledonne et le Vercors. Les vignes s’accrochent aux contreforts, sur des terrasses glaciaires et des éboulis argilo-calcaires très filtrants. L’été, les journées comptent parmi les plus chaudes de France, et la fraîcheur des massifs redescend la nuit.

Domaine Finot - Vignes taillées au printemps au pied des falaises, à Bernin
Vignes taillées au printemps, au pied des falaises.

Des vins du Grésivaudan entre fruit et fraîcheur

Vendanges sous Chamechaude, élevage en fût ou en œuf de grès

La récolte se fait au pied de la Chartreuse, avec le sommet de Chamechaude en toile de fond. Thomas Finot vinifie de manière traditionnelle, pour que le cépage et le terroir parlent dans le verre.

Domaine Finot - Vendangeurs accroupis au pied des souches, seaux noirs à la main
Vendange à la main dans les rangs. Photo Frederick Pattou, Département de l’Isère.

Le vin vieillit ensuite en fût de chêne ou, pour certains cépages, en œufs de grès, de façon à révéler tous ses arômes.

Domaine Finot - Un fût de chêne marqué au nom du domaine, éclairé à la bougie
Un fût de chêne marqué au nom du domaine.

Des blancs minéraux, des rouges épicés

Les Coteaux du Grésivaudan donnent des blancs à la robe jaune à reflets verts, marqués par une nette minéralité, la fleur blanche et les agrumes. Les rouges ont une robe grenat, un nez fruité et des notes épicées, souvent sur une structure tannique affirmée.

Gault&Millau a noté la Verdesse 2022 94/100 dans son avis de 2025 : un blanc mûr, sur les fruits jaunes, la fleur de sureau et un léger boisé, charpenté mais frais en bouche. Le Persan 2021 a reçu 88/100. Dix ans plus tôt, le Guide Hachette des vins 2014 avait accordé deux étoiles à la Verdesse Vendange surmûrie 2011, une verdesse récoltée en surmaturité.

Domaine Finot - Deux bouteilles posées dans l’herbe sous des grappes de raisins blancs
Deux bouteilles du domaine sous la vigne. Photo Frederick Pattou, Département de l’Isère.

Une table étoilée d’Uriage dès 2011

Le travail paie dès 2011. Cette année-là, des restaurateurs de renom saluent les vins du domaine, dont la Maison Aribert, table étoilée d’Uriage. Les bouteilles de Thomas Finot se retrouvent aujourd’hui sur de grandes tables.

Bernin, sur la mention Coteaux du Grésivaudan

Une IGP reconnue vin de pays en 1968

L’IGP Isère est née vin de pays de l’Isère, par un décret du 13 septembre 1968. Elle peut aujourd’hui porter le nom de trois secteurs plus petits : les Balmes Dauphinoises, les Coteaux du Grésivaudan et le Trièves.

Bernin fait partie des communes où se récoltent les raisins de la mention Coteaux du Grésivaudan. Le domaine la revendique sur ses blancs comme sur ses rouges.

Dégustation et vente sur rendez-vous

Le Domaine Finot reçoit à Bernin pour la dégustation et la vente, sur rendez-vous. C’est l’occasion de goûter côte à côte la verdesse, le persan et l’étraire de la maison.

Domaine Finot - Deux vignerons accroupis dans les vignes, une bouteille du domaine en main
Bouteilles en main, au milieu des vignes. Photo Frederick Pattou, Département de l’Isère.

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L'agenda du Domaine Finot

  • Piaf !

    Samedi 28 novembre, de 10 h 30 à 20 h

    Brive-la-Gaillarde (Corrèze)

    Organisé par Cave du Pic Vert

Les autres domaines de la région Savoie

  • Domaine des Orchis

    Le Domaine des Orchis cultive en bio depuis 2011 quatre parcelles de piémont autour d’Annecy, de Frangy à Talloires, et vinifie à Poisy. Formés à Purpan, Catherine et Philippe Héritier y travaillent mondeuse, altesse et molette en pratiques biodynamiques, avec taille douce et tressage des lianes. Philippe a bâti lui-même le chai selon le nombre d’or, où les vins s’élèvent longuement sur lies. Le domaine élève aussi des escargots Gros Gris, servis comme ses vins sur des tables étoilées de la région.

  • Corentin Houillon

    Né à Arbois, Corentin Houillon a repris début 2020 une partie de l’ancien domaine de Veronnet, à Serrières-en-Chautagne. Il y cultive 5 hectares de coteaux de molasse, engagés en agriculture biologique depuis 2020 et menés en pratiques biodynamiques. Gamay, mondeuse, pinot noir, altesse et jacquère y sont vendangés à la main et vinifiés au bas des vignes. Ses vins nature, sans soufre ajouté ni filtration, sortent en Vin de Savoie Chautagne, en Roussette de Savoie ou en Vin de France.

  • Domaine Pascal, Annick et Noé Quenard

    Le Domaine Pascal, Annick et Noé Quenard cultive 6 hectares en bio et en biodynamie au pied des tours de Chignin, en Savoie, dont une jacquère plantée en 1903. Certifié bio depuis 2013 et labellisé Demeter, il taille et vendange à la main et laboure au cheval. Ses vins fermentent sur levures indigènes dans une cave de 1928, en Chignin et Chignin-Bergeron, avec du gamay et trois mondeuses. Le Guide Hachette 2022 a donné un coup de cœur à sa mondeuse L’Étoile de Gaspard 2019.

  • Domaine Anne-Sophie et Jean-François Quénard

    Le Domaine Anne-Sophie et Jean-François Quénard cultive 16 hectares en agriculture biologique à Chignin, au pied des tours médiévales, où la famille fait du vin depuis 1644. Œnologue marqué par Jules Chauvet, Jean-François a été rejoint en 2020 par sa fille Anne-Sophie, première transmission de père en fille du domaine. Leurs coteaux donnent des Chignin, des Chignin-Bergeron, une Roussette de Savoie, de la mondeuse et du persan. En cave, levures indigènes, amphores, œufs en béton et fûts se partagent les élevages, parcelle par parcelle.

  • Domaine Paul Gadenne

    Le Domaine Paul Gadenne est né en 2019 à Chignin, en Savoie, avec 1,10 hectare loué et une collecte soutenue par 108 contributeurs. Formé à Beaune, Paul Gadenne cultive aujourd’hui 4,5 hectares à Chignin, Apremont et Myans, en agriculture biologique depuis son installation. Tout le travail de la vigne se fait à la main, et les vins s’élèvent en cuve huit mois sur lies fines, sur levures indigènes. La gamme réunit trois jacquères, un Chignin-Bergeron de roussanne et deux rouges de mondeuse et de gamay.

  • Domaine de l’Aitonnement

    Le Domaine de l’Aitonnement fait revivre le vignoble d’Aiton, en Savoie, connu depuis quatre siècles pour sa mondeuse noire. Maxime Dancoine y a repris 58 ares en 2016 et cultive en bio des coteaux pentus jusqu’à 100 %, tout à la main, en gobelet sur échalas. Ses jeunes parcelles réunissent jusqu’à neuf cépages blancs de la région, à côté du joubertin, du persan et de la douce noire. Ses quatre cuvées en IGP Vin des Allobroges, dont la mondeuse Dark Side, sont élevées en jarres, amphores et demi-muids.

  • Vignerons Curtet

    Les Vignerons Curtet cultivent la vigne à Motz et à Serrières-en-Chautagne, sur des coteaux de molasse qui dominent le Rhône. En 2017, Florian et Marie Curtet reprennent le domaine de Jacques Maillet, pionnier de la bio en Savoie, certifié en agriculture biologique depuis 2016. Menée aujourd’hui par Florian Curtet, la ferme passe à l’agroforesterie, avec prairie non fauchée et arbres plantés. Depuis 2020, ses vins sortent en Vin de France, assemblages de mondeuse, gamay, jacquère ou altesse, ni filtrés ni sulfités.

  • Domaine Ludovic Archer

    Le Domaine Ludovic Archer cultive 4 hectares en bio entre Chignin, Montmélian et Saint-Jean-de-la-Porte, au pied du massif des Bauges, avec sa cave à Arbin. Ludovic Archer a signé son premier millésime en 2019 et travaille neuf cépages, dont le persan et la douce noire, deux variétés savoyardes presque disparues. Les dix cuvées de 2024, en Vin de Savoie, Roussette de Savoie et IGP Vin des Allobroges, fermentent en levures indigènes et titrent entre 9,25 et 11,7 degrés. Un artiste alpin différent illustre les étiquettes de chaque millésime.

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