Domaine Achard-Vincent
La bio depuis 1968 à Sainte-Croix
Le Domaine Achard-Vincent élabore des Clairette de Die et des Crémant de Die à Sainte-Croix, dans la Drôme. Ses 11 hectares de vignes sont conduits en biodynamie certifiée Demeter. Le domaine compte parmi les pionniers de l’agriculture biologique : la famille la pratique depuis 1968.
Le domaine Vincent et la ferme Achard
Le domaine est né de la réunion de deux exploitations : le domaine Vincent, à Sainte-Croix, et la ferme Achard, à Saillans. C’est le mariage de Claudie et Jean-Pierre Achard qui les a rapprochées. Le vignoble se transmet dans la famille depuis six générations.
Leur fils Thomas Achard s’est associé à ses parents en 2005 pour assurer la succession. Il est aujourd’hui le gérant de l’exploitation, et c’est lui qui a fait entrer la biodynamie dans les vignes.
De la méthode Lemaire-Bouchet au label Demeter
La bio est arrivée par le grand-père. Dès 1968, il cultive ses vignes selon la méthode Lemaire-Bouchet. Jean-Pierre Achard officialise ensuite la démarche : de 1982 à 2009, le domaine suit le cahier des charges des vins bio de Nature et Progrès.
Le domaine est aussi certifié en agriculture biologique, sous le contrôle d’Ecocert, depuis 1995. Thomas y ajoute la biodynamie, certifiée Demeter depuis 2005. Le label couvre le raisin comme la vinification.
Onze hectares entre le Vercors et la Provence
Des hivers sous la neige, des étés du Sud
Les vignes du domaine poussent entre le Vercors et la Provence, sous un climat montagnard chaud. Les hivers y sont froids et neigeux, les étés ensoleillés, avec des nuits fraîches. Ce contraste donne des raisins mûrs qui gardent leur fraîcheur.

Le vignoble du Diois compte parmi les plus hauts de France et monte jusqu’à 700 mètres d’altitude. Ses sols argilo-calcaires retiennent l’eau de pluie et nourrissent la vigne pendant les saisons sèches.
Le domaine parle de la vallée de Quint comme de « notre belle vallée ». Une petite rivière y coule, la Sûre, qui a donné son nom à l’une des cuvées de la maison, la Bio-Sûre.
Un rang sur deux laissé à l’herbe
Tout part du sol. Le domaine le nourrit de matière organique compostée et d’engrais verts, enfouis après la tonte. Un rang sur deux reste enherbé naturellement, pour préserver la diversité de la faune et de la flore dans les parcelles.
La main-d’œuvre fait le reste. Taille, binage, relevage, épamprage et vendanges en vert servent à maîtriser le rendement au plus près de la récolte. Pour soigner la vigne, le domaine s’en tient aux sels de cuivre et à la fleur de soufre, associés à de l’argile et à des infusions de plantes.

Le muscat en début de septembre, la clairette à la fin
Les vendanges sont entièrement manuelles. Elles commencent au début du mois de septembre avec le muscat à petits grains et se terminent à la fin du mois avec la clairette blanche. Les raisins sont cueillis délicatement, puis triés avant de rejoindre les caisses pallox.
Deux méthodes pour faire des bulles
La méthode dioise ancestrale, une fermentation qui s’arrête seule
La plupart des cuvées suivent la méthode dioise ancestrale, celle de la Clairette de Die. Le muscat passe directement au pressoir pneumatique. Le moût est ensuite refroidi à 10 °C, pour que la fermentation démarre très lentement et garde le plus possible d’arômes de muscat.
À mi-fermentation, le vin part en bouteilles. La fermentation continue sous capsule, grâce aux levures indigènes présentes dans le moût, puis s’arrête d’elle-même sous l’effet de la pression. Le vin est alors filtré pour sortir clair. Il reste doux et titre 7,5 %.

L’appellation demande au moins 75 % de muscat dans ces vins. La clairette, quand elle entre dans l’assemblage, allège le goût sucré du muscat et apporte de la finesse.
La méthode traditionnelle pour le brut et le crémant
Le Crémant de Die et la Clairette de Die Brut prennent une autre voie. Les raisins entiers de clairette, d’aligoté et de muscat sont versés directement dans le pressoir. Seuls les premiers jus sont vinifiés, en cuves inox, à la température du chai.

Quand la première fermentation est totalement terminée, le vin est mis en bouteilles pour la prise de mousse. Le dégorgement à la volée n’arrive que de longs mois plus tard. Ces vins sont secs et titrent 11 à 12 %.
Dix cuvées, de la plus douce à la plus sèche
Cinq Clairette de Die en méthode ancestrale
La Tradition associe 85 % de muscat à petits grains à 15 % de clairette, sur des senteurs de fruits exotiques et de pamplemousse. La Topaze, en muscat seul, fine et très sucrée, est la cuvée la plus muscatée du domaine.
La Bio-Sûre vient des premiers jus des vieilles vignes de muscat, avec des arômes de muscat et de fleur de buis. La P’tite Gaby se fait sans sulfites ajoutés ni aucun additif, et finit sur une touche miellée d’abricot : c’est la cuvée favorite du domaine.
La Gabrielle de Richaud rassemble les meilleurs raisins des vieilles vignes. Elle vieillit sur ses lies de levures naturelles, développe des arômes de fruits confits caramélisés et se reconnaît à sa bouteille bleue.
Un brut, un crémant, un blanc tranquille et deux Pet’Nat’
Côté secs, la Clairette de Die Brut est un pur clairette blanche. Le Crémant de Die P’tit Jules assemble 60 % de clairette, 35 % d’aligoté et 5 % de muscat, sans soufre ajouté. Le domaine produit aussi un Coteaux de Die, blanc sec tranquille, en clairette seule.
Deux Pet’Nat’ de muscat sortent de l’appellation. La Privilège, demi-sec, compte 15 % de clairette. La Rose, douce et légère, ajoute 5 % de gamay et de syrah au muscat.

Trois étoiles et deux coups de cœur au Guide Hachette
Le Guide Hachette des Vins a donné trois étoiles à la Bio-Sûre 2009 dans son édition 2012. Il avait accordé un coup de cœur à un Crémant de Die du domaine dans l’édition 2011, puis un autre à la Clairette de Die Tradition dans l’édition 2014.
Les appellations du Diois et le caveau de Sainte-Croix
Trois des quatre AOC du Diois
Le domaine travaille trois des quatre appellations du Diois. La Clairette de Die, la plus ancienne et la plus connue, est une AOC depuis 1942. Le Crémant de Die, en méthode traditionnelle, et le Coteaux de Die, blanc tranquille de clairette, ont obtenu la leur en 1993.
Le Coteaux de Die reste confidentiel : en 2005, l’appellation produisait 144 hectolitres, contre 86 400 pour la Clairette de Die. La quatrième AOC, le Châtillon-en-Diois, n’entre pas dans la gamme du domaine.

Dégustation et vente à la propriété
Le domaine reçoit à son caveau de Sainte-Croix, pour la dégustation et la vente à la propriété. C’est l’occasion de goûter côte à côte les vins des deux méthodes, des clairettes douces à 7,5 % jusqu’au brut et au crémant.
Vous avez repéré une erreur ou une information manquante ? Parce que nous souhaitons présenter des informations fiables et à jour sur chaque domaine, n'hésitez pas à nous le signaler via le formulaire de contact.
Les autres domaines de la région Vallée du Rhône
Référencez gratuitement votre domaine viticole sur Vignerons Bio
Inscrivez-vous pour présenter votre domaine sur l'annuaire national et la cartographie interactive.



