Domaine Benoît Ente - Caisses de raisin blanc au bord des vignes pendant les vendanges

Domaine Benoît Ente

  • Bourgogne

    Région viticole

  • 1990

    Année de fondation

  • Bio

    En bio depuis 2019

Sommaire

À Puligny-Montrachet, en Côte de Beaune, le Domaine Benoît Ente travaille 23 parcelles dispersées sur la commune, en partie héritées des grands-parents de Benoît Ente. Benoît et Coralie Ente y conduisent une viticulture biologique, engagée chez Ecocert en 2019, et produisent neuf cuvées, dont un seul pinot noir. Le domaine garde une production volontairement confidentielle, et soigne ses bourgognes régionaux avec la même exigence que ses premiers crus.

Un parcellaire de Puligny reçu des grands-parents

1990, l’héritage familial

L’histoire du domaine part d’un héritage. En 1990, Benoît Ente reçoit une partie des vignes de ses grands-parents, à Puligny-Montrachet. Certaines de ces vignes avaient été plantées par son grand-père en 1949 et en 1953, d’autres achetées par morceaux.

Le Clos de la Truffière en est le meilleur exemple. Ce premier cru, que les grands-parents ont acquis en plusieurs fois, faisait leur fierté. Il reste aujourd’hui la plus grande parcelle du domaine et l’une de ses vignes emblématiques.

Benoît Ente a ensuite fait évoluer le vignoble. Il a planté une parcelle d’aligoté en 2002, puis passé au chardonnay, en 2005, une vigne de Chassagne-Montrachet jusque-là plantée en pinot noir. Benoît et Coralie Ente présentent aujourd’hui le domaine ensemble.

Domaine Benoît Ente - Portrait de Benoît Ente, vigneron
Benoît Ente, qui a repris en 1990 une partie des vignes de ses grands-parents.

Des « bas » de Puligny jusqu’aux coteaux

Les 23 parcelles du domaine ne forment pas un bloc. Elles s’égrènent entre les « bas » de Puligny, le village lui-même et les coteaux qui montent vers les premiers crus. Le domaine a choisi de vinifier ses appellations régionales avec le même niveau d’exigence que ses premiers crus.

Chaque parcelle reçoit des soins manuels, et le domaine limite sa production pour préserver l’équilibre de ses vignes et la qualité de leurs fruits. La taille en cordon de Royat, seule retenue pour l’aligoté, va dans le même sens : elle sert à maîtriser la production et à préserver l’équilibre du cépage.

Des vignes plantées de 1943 à 2005

Nexe Flore et Golden Jubilee, les doyennes

La plus vieille parcelle du domaine a été plantée en 1943. Elle se trouve juste en dessous des premiers crus de Puligny et donne une cuvée à part, Nexe Flore, produite en petite quantité et vinifiée uniquement sous verre.

Une autre vieille vigne de chardonnay, plantée en sélection massale, a fêté ses cinquante ans en 2011. Le domaine lui a dédié la cuvée Golden Jubilee. À l’inverse, la cuvée Bourgogne rassemble les chardonnays issus de sélection clonale. Le Puligny-Montrachet village assemble quant à lui cinq parcelles, dont les vignes ont en moyenne 50 ans.

L’aligoté a lui aussi ses anciennes. La cuvée Antichtone réunit trois parcelles de ce cépage : deux plantées par le grand-père en 1949 et 1953, la troisième par Benoît Ente en 2002.

La Truffière et En la Richarde, deux premiers crus sur le calcaire

Le Clos de la Truffière couvre un hectare. Ses rangs sont plantés perpendiculairement au dévers naturel de la pente, sur une roche mère calcaire stratifiée. La vigne monte de 316 à 326 mètres d’altitude.

Plus bas, En la Richarde appartient au premier cru Les Folatières, à la frontière des grands crus. Ce lieu-dit ne représente que 4 % de l’appellation Folatières. Sa roche mère, un calcaire dense, affleure par endroits, entre 277 et 294 mètres d’altitude.

Chassagne et Mathilde, les deux écarts

La parcelle de Chassagne-Montrachet touche l’appellation Puligny-Montrachet. Elle jouxte les Tremblots, une autre parcelle du domaine. Plantée à l’origine en pinot noir, elle porte du chardonnay depuis 2005.

Le rouge n’a pas disparu pour autant. La cuvée Mathilde, qui porte le prénom de la fille aînée de Benoît Ente, reste le seul pinot noir du domaine. Elle complète une gamme de neuf vins, répartis entre bourgognes régionaux, villages et premiers crus.

Dix-huit mois entre bois, verre et inox

Un élevage en trois temps

Le domaine élève chaque cuvée pendant 18 mois. Le vin passe ce temps sous bois et sous verre, puis termine en cuve inox. Dans le chai, les globes de verre côtoient les fûts de chêne.

Ce passage par le verre a un but précis : conserver la palette aromatique d’origine du fruit. Nexe Flore pousse la logique jusqu’au bout, puisqu’elle est vinifiée exclusivement sous verre, sans passer par le bois.

Domaine Benoît Ente - Vin en cours d’élevage vu dans la cuve
Le vin en cours d’élevage, vu dans la cuve.

Le fruit et la minéralité des calcaires

Les vins du domaine cherchent d’abord le fruit, dans ce qu’il a de plus originel, souligné par la minéralité des terroirs calcaires de Puligny. Le domaine veut que chaque bouteille révèle tout le potentiel de sa parcelle.

La gamme se lit comme une montée sur la côte. Les bourgognes régionaux, aligoté, chardonnay et pinot noir, ouvrent la marche. Viennent ensuite les villages de Puligny-Montrachet et de Chassagne-Montrachet, puis les deux premiers crus, la Truffière et En la Richarde.

Une vigne bio à Puligny-Montrachet

Engagée chez Ecocert en 2019

Le domaine revendique une viticulture biologique et consciencieuse, avec une production maîtrisée qui doit favoriser la régénération de ses écosystèmes. L’exploitation s’est engagée en agriculture biologique le 8 mai 2019, sous le contrôle d’Ecocert.

Son raisin de cuve est aujourd’hui certifié bio. Le domaine décrit son travail comme fidèle à l’esprit paysan, celui qui relie les hommes à leur terre.

Puligny, entre Meursault et Chassagne

Puligny se situe en Côte de Beaune, entre Meursault au nord et Chassagne-Montrachet au sud. Le village a pris le nom de Puligny-Montrachet en 1879. Ses vins de village tirent vers le gras et le charnu côté Meursault, vers la charpente et le bouquet côté Chassagne.

Les premiers crus de la commune s’étagent plein sud, entre 270 et 320 mètres d’altitude. Ils regroupent vingt-quatre lieux-dits en quatorze climats, dont Les Folatières, parmi les plus connus. Les parcelles du domaine s’étendent des « bas » de Puligny jusqu’à ces coteaux.

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Les autres domaines de la région Bourgogne

  • Domaine Jean-Claude Bachelet et Fils

    Au hameau de Gamay, à Saint-Aubin, Benoît et Jean-Baptiste Bachelet cultivent 10 hectares de vignes, engagés en bio depuis 2019. Leurs plus de 20 climats s’étendent sur Saint-Aubin, Chassagne-Montrachet et Puligny-Montrachet, jusqu’au grand cru Bienvenues-Bâtard-Montrachet. Dans leur chai, le vin circule sans pompe depuis 2010, puis s’élève 18 mois en fût de chêne sur lies fines. Leur premier cru Sous le Puits, sur les hauteurs de Blagny, a reçu un coup de cœur et trois étoiles au Guide Hachette 2009.

  • Domaine Jean-Claude Rateau

    Le Domaine Jean-Claude Rateau cultive 10,5 hectares à Beaune, des premiers crus de la ville aux Hautes-Côtes de Beaune. Installé en 1979 sur deux hectares de vignes familiales, Jean-Claude Rateau mène au Clos des Mariages les premiers essais bourguignons de pratiques biodynamiques. Engagé en bio depuis 1995, le domaine vendange à la main, pige ses rouges matin et soir et fait fermenter ses blancs en fût avec les levures du raisin. Sa gamme va des appellations régionales aux premiers crus Bressandes, Reversées et Coucherias.

  • Domaine Tortochot

    Le Domaine Tortochot cultive 12 hectares en bio à Gevrey-Chambertin, où la famille fait du vin depuis 1865. Chantal Michel-Tortochot, quatrième génération, a repris les vignes en 1997 après quinze ans dans le monde des affaires. Ses 16 pinots noirs vont du bourgogne au Chambertin, une parcelle haute travaillée au cheval, avec quatre grands crus en tout. Fermentés avec les levures indigènes, ils ne sont ni collés ni filtrés, et le Mazis 2022 a reçu un coup de cœur au Guide Hachette 2025.

  • Domaine Dominique Gruhier

    Le Domaine Dominique Gruhier occupe à Épineuil, dans l’Yonne, l’ancien cellier que les moines de l’abbaye de Quincy ont bâti en 1212. Installé en 1990, Dominique Gruhier y conduit plus de 32 hectares de vignes, en bio depuis 2003. Ses 14 cuvées vont du Bourgogne Épineuil au Chablis premier cru Montée de Tonnerre, jusqu’à un crémant blanc de noirs en brut nature. Ses vins fermentent avec leurs levures indigènes, sans intrants, et l’Âme des Dannots 2022 a reçu un coup de cœur au Guide Hachette 2026.

  • Domaine Papillon-Lavoignat

    Le Domaine Papillon-Lavoignat cultive 19,77 hectares à Péronne, dans le nord du Mâconnais, dont près de 16 hectares en Mâcon-Péronne. Engagé en bio en 2022, il signe avec le millésime 2025 sa première vendange certifiée. Ses chardonnays viennent de lieux-dits comme Les Quartiers, aux vignes de 90 à 100 ans, ou Montépin, élevé entre fût et inox. La gamme compte aussi un aligoté, un pinot noir et trois effervescents, dont deux Crémants de Bourgogne.

  • Domaine du Comte Liger-Belair

    Le Domaine du Comte Liger-Belair cultive 10,5 hectares à Vosne-Romanée, Flagey-Échezeaux et Nuits-Saint-Georges, en bio et en biodynamie labellisée Biodyvin. Installée au château de Vosne depuis 1815, la famille a vu ses vignes vendues aux enchères en 1933 et n’en a racheté qu’une part. Ingénieur en agriculture et œnologue, Louis-Michel Liger-Belair reprend en 2000 les vignes restées dans la famille, dont le grand cru La Romanée en monopole. Ses 15 cuvées viennent de sols labourés en partie à cheval et s’élèvent en fûts neufs, sans collage ni filtration.

  • Domaine du Cellier aux Moines

    Le Domaine du Cellier aux Moines cultive à Givry le clos que les cisterciens de La Ferté ont planté vers 1130, autour d’un cellier inscrit aux monuments historiques. Philippe et Catherine Pascal l’ont acquis en 2004 et le conduisent en biodynamie, labellisée Biodyvin, avec Guillaume Marko. Le domaine possède 5 hectares du Clos du Cellier aux Moines, premier cru de pinot noir, le petit Clos Pascal et des chardonnays de Montagny à Puligny-Montrachet. Les vins naissent dans une cuverie en gravité construite dans l’ancienne carrière de Givry, sans aucun pompage.

  • Domaine Pattes Loup

    Le Domaine Pattes Loup est né en 2005 à Courgis, quand Thomas Pico a repris des vignes familiales du Domaine de Bois d’Yver pour les convertir au bio. Certifié en agriculture biologique depuis 2009, il est aujourd’hui adhérent de Demeter, le label de la biodynamie. Le domaine produit du chablis, dont la cuvée Vent d’Ange, et trois premiers crus : Côte de Jouan, Beauregard et Butteaux. Vendanges tardives et élevages longs, en fûts, cuves ovoïdes ou amphores, donnent des chablis denses et minéraux.

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