Domaine Papillon-Lavoignat
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Région viticole
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19,8ha
Surface du vignoble
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En bio depuis 2022
Sommaire
Près de vingt hectares autour de Péronne
Le Domaine Papillon-Lavoignat cultive 19 hectares 77 ares de vignes à Péronne, en Saône-et-Loire, dans le nord du Mâconnais. Le chardonnay y tient la première place, en appellation Mâcon-Péronne. Le domaine produit aussi un Bourgogne aligoté, un Bourgogne rouge et des Crémants de Bourgogne. Il est certifié en agriculture biologique depuis le millésime 2025.
Une exploitation familiale, repère 1967
Le domaine se présente comme une affaire de famille, transmise depuis plusieurs générations. Son site met en avant une date, 1967, celle de l’héritage familial. L’exploitation prend sa forme actuelle en 2017, avec la création de l’EARL Papillon-Lavoignat, dont le siège est route de Lanques, à Péronne.
Deux gérants la dirigent aujourd’hui : Stéphane Lavoignat et Lorris Lavoignat. Le logo du domaine inscrit le nom Papillon Lavoignat autour d’un papillon stylisé, avec la mention « mis en bouteille à la propriété ».
Le Mâcon-Péronne, cœur du vignoble
La répartition des surfaces dit bien la place du chardonnay. Près de 15,95 hectares sont classés en Mâcon-Péronne. Le reste se partage entre 2,20 hectares de Bourgogne aligoté, 1,43 hectare de Bourgogne pinot noir et 1,59 hectare réservé au Crémant de Bourgogne.

Les vignes sont plantées serré, entre 7 500 et 8 000 pieds par hectare, et taillées en guyot simple ou double. Les cuvées de Mâcon-Péronne racontent chacune une parcelle. Trois portent le nom de leur lieu-dit, Montépin, Les Berthelots et Les Quartiers, la quatrième s’appelle Plaisir Simple.
Des chardonnays de quatre-vingt-dix à cent ans
Les sols de Péronne sont argilo-calcaires, une base que le chardonnay apprécie. Le domaine y garde des vignes très anciennes. Celles des Quartiers ont entre 90 et 100 ans, celles de Montépin de 70 à 80 ans en moyenne, et les Berthelots dépassent la soixantaine.

Le domaine dit accorder une attention particulière à ces vieilles vignes. Le Plaisir Simple vient de vignes de 50 à 60 ans, quand les chardonnays destinés aux crémants sont plus jeunes, entre 20 et 30 ans.
Une conversion menée jusqu’au millésime 2025
Plus d’herbicides, des sols travaillés à la machine
Le domaine s’est engagé en agriculture biologique en juillet 2022. La conversion s’est appuyée sur quelques choix nets : l’abandon des herbicides, une fertilisation organique, l’enherbement des rangs et le travail mécanique des sols.

En hiver, l’équipe taille, attache les sarments aux fils de palissage et apporte des amendements organiques. Au printemps viennent l’ébourgeonnage, le relevage et les traitements à base de produits utilisables en bio. Entre les rangs, une partie de l’herbe est laissée en place, tandis que le sol est travaillé sous les ceps pour limiter la concurrence.
2025, première vendange certifiée
L’année 2024 a été la dernière étape de la conversion, avec une récolte en baisse après un printemps humide et des épisodes de mildiou. La vendange 2025 est la première conduite et vinifiée sous certification biologique. Elle a commencé fin août et s’est terminée à la mi-septembre, chaque cépage étant cueilli à sa maturité, avec des rendements modestes après un été marqué par deux vagues de chaleur.
Les premières bouteilles portant le label sont arrivées en 2026 : le Bourgogne aligoté Beauregard 2025 d’abord, puis le Mâcon-Péronne Plaisir Simple 2025, qui inaugure au passage une nouvelle étiquette. En 2026, l’Agence Bio recense encore une partie des vignes en deuxième année de conversion, à côté des surfaces certifiées.
À la cave, une méthode par cuvée
À la main ou à la machine, selon la parcelle
Le domaine ne choisit pas une fois pour toutes entre vendange manuelle et mécanique. Les Quartiers, l’aligoté, le pinot noir et les trois effervescents sont récoltés à la main. Montépin, Les Berthelots et Plaisir Simple passent à la machine. Pour les blancs, le pressurage est direct et le moût refroidi en cuves thermorégulées avant le débourbage.

Le pinot noir de La Tilly est éraflé, puis il passe trois jours en macération à froid avant de fermenter entre 18 et 22 °C pendant deux semaines. Il est ensuite élevé 12 mois en fûts de chêne, sans soutirage.
Inox, fût, foudre et béton
La cave de Péronne dispose de cuves inox, de fûts de chêne, de foudres et de cuves béton. Le contenant change avec la cuvée. Le Plaisir Simple reste 6 mois sur lies en inox. Les Berthelots fermentent et s’élèvent 12 mois en fût de chêne, sur leurs lies.

Montépin associe les deux : 10 hectolitres en fût et 30 en cuve inox, huit mois sur lies, puis deux mois d’assemblage en inox. Les Quartiers vont le plus loin, avec 20 mois en foudre de chêne de 600 litres et en inox, suivis de six mois en cuve après assemblage. L’aligoté Beauregard passe trois mois en foudre, puis six mois sur lies fines en inox.
Quatre Mâcon-Péronne, un aligoté, un pinot noir et des bulles
Du Plaisir Simple aux Quartiers
Le Plaisir Simple joue la vivacité, entre fruit, fleurs et légères notes d’agrumes. Les Quartiers mêlent la pêche de vigne à un boisé doux et légèrement grillé, dans une bouche ronde.
Montépin, né avec le millésime 2023 et vinifié à l’origine pour l’export, offre une bouche ample où le fût apporte une touche toastée et vanillée. Son millésime 2023 a reçu la médaille de bronze du prix des lecteurs dans la sélection « Les 230 meilleurs vins » de La Revue du vin de France, édition 2027.
Beauregard et La Tilly, l’autre Bourgogne
Le Bourgogne aligoté Beauregard vient de 0,66 hectare de vignes d’une quarantaine d’années. Il garde la vivacité du cépage, avec des notes d’agrumes, de fruits blancs et de fleurs, et une finale fraîche.
Le Bourgogne rouge La Tilly, 100 % pinot noir, est issu de vignes de 40 à 50 ans. Sa robe est cerise clair. Le nez associe le fruit à une touche boisée, et la bouche reste tendre, sur des tanins souples. Le domaine le conseille sur le bœuf, le canard ou un plateau de fromages.
Trois effervescents élaborés sur lattes
Le Crémant de Bourgogne blanc de blancs brut, 100 % chardonnay, vieillit 12 mois sur lattes et se montre fin, sur les agrumes. Le blanc de blancs millésimé brut nature fermente en fût et attend 24 mois en bouteille, ce qui lui donne une bulle très fine et une note vanillée.
Une méthode traditionnelle rosée complète la gamme. Elle assemble gamay et pinot noir, ce dernier dominant, et livre des arômes de fruits rouges frais dans une effervescence délicate.
Péronne, une dénomination du nord Mâconnais
Un nom de commune accolé à l’appellation Mâcon
Le Mâcon-Péronne relève de l’appellation Mâcon. « Péronne » fait partie de ses dénominations géographiques complémentaires, ces noms de lieu que certains vins peuvent ajouter à l’appellation quand ils respectent ses conditions de production. Le cahier des charges rattache à cette dénomination les communes de Péronne et de Saint-Maurice-de-Satonnay, ainsi qu’une partie de Clessé.
Le village se trouve près de Mâcon, dans le nord du vignoble mâconnais. Le domaine y fait l’essentiel de son vin, les appellations régionales Bourgogne et Crémant de Bourgogne complétant la gamme.
Déguster route de Lanques
Le domaine reçoit à Péronne pour faire découvrir ses vins et son métier. Mieux vaut prendre rendez-vous avant de venir déguster. Il organise aussi des journées portes ouvertes, annoncées sur son site, où il fait goûter ses premières cuvées certifiées bio.

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