Domaine Jean Wambergue
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Région viticole
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4ha
Surface du vignoble
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En bio depuis 2022, une partie en conversion
Sommaire
De la céréale à la vigne, un domaine monté pas à pas
Quarante hectares de cultures avant la première vigne
Le Domaine Jean Wambergue est un jeune domaine de l’appellation Saint-Pourçain, dans l’Allier. Jean Wambergue a grandi à Saulcet, un village d’environ 800 habitants entouré de vignes. Il ne vient pas d’une famille d’agriculteurs ni de vignerons. Devenir vigneron restait pourtant le projet qui lui tenait à cœur depuis toujours.
S’installer hors d’un cadre familial prend du temps. Jean avance donc par étapes et cumule deux métiers de 2015 à 2022. En 2015, il reprend 40 hectares de cultures au départ en retraite d’un voisin, d’abord en céréales. Puis il agrandit peu à peu son exploitation.
2020, deux hectares de vignes repris à Saulcet
En 2020, il saisit l’occasion de reprendre 2 hectares de vignes à Saulcet. Ces vignes étaient cultivées en conventionnel, et leurs raisins partaient à la cave coopérative. Jean se forme alors à l’œnologie, pour vinifier lui-même ses récoltes et créer ses propres cuvées.
Le premier millésime date de 2021. Les premières bouteilles sont sorties en juillet 2022, sous deux noms : Initial, un blanc 100 % Tressallier, et Frière, un rouge.
Un hectare planté chaque année depuis 2022
Les vignes reprises ne répondaient pas aux normes de l’appellation. Son cahier des charges impose une densité minimale de 4 000 pieds par hectare à la plantation. Les parcelles plus lâches plantées avant août 2000 gardent l’appellation au plus tard jusqu’à la récolte 2045.
Jean a donc lancé un plan de restructuration et de plantations nouvelles sur ses propres terres. Depuis 2022, il plante un hectare de vignes par an. Le domaine compte aujourd’hui 4 hectares en production, répartis entre Saulcet et Verneuil-en-Bourbonnais. L’objectif : produire sur environ 8 hectares.
La production suit le même chemin. Elle tourne aujourd’hui entre 15 000 et 20 000 bouteilles par an. Jean vise 35 000 à 40 000 bouteilles une fois le vignoble complet.



Saint-Pourçain, un vignoble ancien qui se réorganise
Dix-neuf communes au-dessus du val de l’Allier
L’aire de l’AOC Saint-Pourçain forme une bande d’une vingtaine de kilomètres du nord au sud, sur quatre environ de large. Elle longe le flanc ouest du val de l’Allier et de la Sioule, dans la Limagne bourbonnaise. Saulcet et Verneuil-en-Bourbonnais font partie de ses 19 communes.
Les parcelles dominent le val, entre 250 et 350 mètres d’altitude, en coteau ou sur des terrasses de graviers. Le climat est semi-continental. Pour Jean, Saulcet est le centre du vignoble : c’est la commune qui compte le plus de vignes et le plus de vignerons.
Du VIᵉ siècle à l’AOC de 2009
La vigne est vraisemblablement implantée ici depuis le VIᵉ siècle. Les vins partaient vers le nord par l’Allier, puis par la Loire jusqu’à Orléans. Reconnus en 1951 sous le nom « Vins de Saint-Pourçain-sur-Sioule », ils accèdent à l’appellation d’origine contrôlée le 20 octobre 2009.
Jean voit son appellation en plein essor. Il l’attribue au changement climatique et au renouvellement des générations, qui ont fait progresser la qualité des vins.
Le Tressallier, nom local du sacy
Après le phylloxéra, le vignoble s’est reconstitué avec le gamay et le sacy, qu’on appelle ici Tressallier. Les règles actuelles en portent la trace. Les blancs associent chardonnay et sacy, les rouges gamay et pinot noir. Les rosés, eux, viennent du seul gamay.
Chaque cépage a son rôle. Le gamay apporte le fruit, le pinot noir la finesse des tanins et des notes épicées. Le sacy donne de la fraîcheur, de la nervosité et souvent des arômes de fruits à chair blanche. Le domaine cultive ces quatre cépages.

Une conversion bio qui avance avec les plantations
Engagé en agriculture biologique depuis 2022
Jean a lancé la conversion biologique dès la reprise des vignes. Son exploitation est engagée auprès d’Ecocert depuis le 1er août 2022. Pour lui, c’est un choix assumé : renoncer aux intrants chimiques, favoriser la biodiversité et accepter une part d’incertitude face aux aléas.
Des parcelles certifiées, d’autres encore en conversion
Les vignes achetées ensuite étaient elles aussi conduites en conventionnel, ce qui retarde la fin de sa conversion. En 2026, l’Agence Bio recense donc sur l’exploitation des raisins de cuve déjà certifiés AB à côté d’autres encore en conversion. Le domaine présente ses vins comme issus d’une viticulture en conversion biologique.
Des coteaux argilo-calcaires tournés vers l’est
La plupart des vignes poussent sur des sols argilo-calcaires, avec une bonne exposition à l’est. C’est le profil des coteaux que décrit l’appellation, sur marnes et calcaires, orientés est et sud-est au-dessus de l’Allier et de la Sioule. Jean en tire des vins frais et gourmands, à l’image de ces coteaux.

Cinq cuvées parcellaires, souvent sur un seul cépage
De l’IGP Val de Loire Allier vers l’AOP
Jean élabore cinq cuvées par an, en rouge, en blanc et en rosé. Il privilégie les cuvées parcellaires et le monocépage, pour mettre chaque terroir en valeur. Ses vins sortent pour l’instant en IGP Val de Loire Allier. La restructuration du vignoble doit leur ouvrir l’AOP Saint-Pourçain.
Deux rouges, du fruit rouge au poivre
Les Pointes s’ouvre sur un nez de fruits rouges. La bouche prend de la rondeur peu à peu, structurée par des notes poivrées et légèrement boisées. Clos Tillard joue la simplicité : des arômes de fruits rouges, une bouche fraîche et fruitée, facile à boire.
Deux blancs et un rosé aux notes exotiques
Côté blancs, Le Galtas mêle fruits blancs et fines notes florales. Sa bouche est vive, avec une finale sur des amers élégants. Deux Âges ajoute aux fruits blancs une touche boisée discrète, et une rondeur qui tempère sa structure sèche.
Le rosé Bache Jardet se distingue par des arômes de fruits exotiques et des notes thiolées. Ample en bouche, il garde de la fraîcheur et une finale persistante. Le domaine le conseille à l’apéritif ou avec des plats d’été.
Du local d’un voisin au chai de Saulcet
Six ans pour un permis de construire
Faute de bâtiment, Jean a d’abord vinifié chez un voisin, sous une dérogation douanière. Obtenir un permis de construire lui a pris six ans, le temps d’une modification compliquée du plan local d’urbanisme. Quand la dérogation a expiré, il a acheté en 2024, avec son épouse, une ancienne carrosserie à Saint-Pourçain-sur-Sioule pour y vinifier.
Le chantier de son propre chai a enfin démarré à Saulcet, et le bâtiment est en cours de finalisation. Il lui permettra de vinifier au plus près des vignes et de gagner en autonomie sur toute la production.
Un caveau à Saint-Pourçain, sur rendez-vous
Jean reçoit dans son caveau de dégustation de Saint-Pourçain-sur-Sioule, qui sert aussi de point de vente directe. On y goûte l’ensemble des cuvées, avec ses conseils. Jean y accueille ses visiteurs sur rendez-vous.
Cavistes, restaurants et export
Jean travaille seul et a peu de temps pour la vente. Il mise donc surtout sur les professionnels : cavistes, restaurateurs et revendeurs, en Auvergne, en Val de Loire et au-delà. Il veut aussi développer l’export, et exposait au salon Wine Paris en février 2026.
Le domaine est membre de l’association Loire Volcanique. Elle réunit les quatre vignobles situés le plus en amont de la Loire.
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L'agenda du Domaine Jean Wambergue
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Du 15 au 17 février 2027
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Organisé par Vinexposium
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