Domaine La Péquélette
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Région viticole
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2005
Année de fondation
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En bio depuis 2014
Sommaire
Le Domaine La Péquélette est une ferme en biodynamie de Vinsobres, dans la Drôme provençale. Face au mont Ventoux, sur la colline qui domine la vallée de l’Eygues, Cédric Guillaume-Corbin y cultive la vigne au milieu des oliviers, des chênes truffiers et des arbres fruitiers. Son nom vient du provençal : la Péquélette, c’est « la petite ».
Une ferme en mosaïque au Plan de Moye
Des parcelles d’un quart d’hectare
Ici, pas de grand vignoble d’un seul tenant. Le domaine se compose d’une multitude de parcelles de 1/4 à 1/3 d’hectare. Chacune porte des vignes, des arbres fruitiers ou des oliviers, et des haies les bordent toutes.

Ce découpage sert un objectif affiché : renforcer la vitalité des sols et faire de la ferme un organisme agricole équilibré. Le domaine entretient aussi des zones humides et en crée de nouvelles. La faune sauvage et la flore spontanée y trouvent leur place.
Des ânes, des brebis et des abeilles
Les animaux font partie du projet. En 2010, deux ânes, Manon et Titan, rejoignent la ferme. Des brebis, des poules et des abeilles complètent aujourd’hui ce petit troupeau.
En 2016, la famille poursuit la plantation de haies autour des vignes. Elles augmentent la biodiversité, nourrissent les abeilles de nectar et de pollen, et marquent l’identité du domaine comme celle de ses vins.
Olives, truffes et grenades
Le vin n’est qu’une des récoltes de La Péquélette. La ferme est certifiée en bio pour une longue liste de productions : olives et huile d’olive, truffes, abricots, cerises, pommes, coings, amandes, pistaches, grenades, kakis et lavande. Le domaine vend aussi son huile d’olive, des confitures et du jus de grenade.
En 2015, Cédric Guillaume-Corbin replante des abricotiers, des grenadiers, des pommiers, des amandiers et des figuiers. Les fruitiers reviennent ainsi sur des terres qu’ils occupaient avant le gel de 1985.
Les truffes poussent au pied des chênes truffiers plantés après ce gel. Le cavage se fait avec le chien, entre les troncs.

De la cave coopérative à la première bouteille
D’Emile à Claude, les chênes remplacent les abricotiers
De nombreuses générations se sont succédé sur les terres du Plan de Moye. Autrefois, abricotiers, cerisiers, pêchers et surtout oliviers partageaient la ferme avec la vigne. On y travaillait au cheval, peu à peu remplacé par le tracteur.
Le grand-père, Emile, laisse la ferme à son fils Claude. Après le gel de l’hiver 1985, qui tue fruitiers et oliviers, ce sont les chênes truffiers et la vigne qui prennent leur place.
Cédric Guillaume-Corbin entre officiellement sur le domaine en 1992. Père et fils continuent d’arracher des abricotiers pour planter vignes et chênes truffiers. Sur les terres achetées à cette occasion, il plante des oliviers.
2005, six hectares et un pari
La Péquélette naît en 2005, avec la sortie de la cave coopérative. Cédric Guillaume-Corbin se lance avec 6 hectares de vignes, 250 oliviers et 800 chênes truffiers. Il ne sait pas encore faire le vin, mais il compte apprendre. Son objectif tient en deux mots : un vin « honnête et franc ».
La première bouteille sort en 2006, après vingt-quatre mois de travail et d’attente. La famille et des collègues ont aidé à la faire naître.
Une maison qui s’agrandit en famille
Le domaine se travaille de plus en plus à plusieurs. En 2022, Vincent, le beau-frère, et Emma, la belle-fille, rejoignent l’équipe. En mars de la même année, la famille plante ensemble de jeunes vignes.

En 2023, deux fils, François et Lucien, ouvrent à Avignon un bar à vins et à tapas, Les Péquélets. Les vins du domaine y ont trouvé leur comptoir en ville.
La biodynamie, apprise auprès de Jacques Mell
De 2007 au label Demeter
Le tournant date de 2007. Cédric Guillaume-Corbin rencontre Jacques Mell, conseiller en biodynamie installé à Reims, et commence à appliquer la méthode sur ses parcelles. Le label Demeter suit en 2011.
Le domaine figure aujourd’hui parmi les adhérents de Demeter France. Ses cuvées sont élaborées dans le respect du cahier des charges de la marque. Une partie des vignes est encore en conversion vers le bio.
Pour la famille, la biodynamie est une culture du vivant qui suit les rythmes de la nature : le jour et la nuit, les saisons, les cycles de la lune et des planètes. Elle y voit aussi une façon de redevenir paysan.
Des préparats faits à la ferme
La Péquélette fabrique elle-même ses préparations biodynamiques : la bouse de corne, la silice de corne et le compost de bouse Maria Thun. Le domaine les propose aussi à la vente.


Le travail manuel passe en premier. Le domaine se sert de tracteurs et de pompes, mais refuse de devenir esclave de ses machines. Travailler en biodynamie, c’est aussi remettre l’humain au centre de la ferme.
2018, l’année du mildiou
Le millésime 2018 a fait mal : le mildiou a frappé fort. Cette année difficile a aussi lancé une réflexion de fond sur la place de la vigne dans la ferme, sur l’organisation du travail et sur celle des animaux.
Vinsobres, un cru sur une seule commune
Un village perché au pied des Baronnies
Vinsobres est un petit village perché de la Drôme provençale, sur les contreforts des Préalpes, dans le parc naturel régional des Baronnies provençales. Le domaine se trouve à la campagne, à moins de deux kilomètres du village.
L’appellation Vinsobres couvre cette seule commune, au sud de la Drôme. Le relief y culmine à plus de 500 mètres. À son pied s’étendent des coteaux aux pentes modérées, bien exposés au sud.
Le premier cru de la Drôme provençale
En 2006, Vinsobres devient le premier cru de la Drôme provençale. Il fait partie des 17 crus des Côtes du Rhône. L’appellation donne des rouges d’assemblage fondés sur le grenache, complété par la syrah et le mourvèdre, élevés au moins jusqu’au 15 mars qui suit la récolte.
La vigne y est ancienne. En 1633, l’évêque de Vaison écrivait déjà que le village tirait son nom des coteaux plantés de vigne.
Des vins vivants, d’Emile à Ce Brave
Honnêtes et francs avant tout
Le domaine décrit ses vins comme vivants : ils doivent porter la terre qui les a vus naître et le caractère de leur millésime. L’ambition de 2005 n’a pas changé, faire un vin honnête et franc.
Les vieux grenaches sont taillés en gobelet. Dans Belle Brune 2021, la syrah prend le dessus : 80 % de syrah et 20 % de grenache, pour un rouge corpulent, à peine boisé.
Huit cuvées, du cru au vin de France
La gamme compte huit cuvées : Ze Pépé, Emile, Belle Brune, Clau d’Yvaine, Carton Rouge, Pan, Octobre et Ce Brave. Emile est un Vinsobres, Carton Rouge un Côtes du Rhône. D’autres rouges sortent en vin de France, comme Ze Pépé Red Ouaïne.

Le rosé s’appelle « Tout ce qu’octobre illumine », le blanc « Ce brave qui t’aime… ». En 2017, le domaine a planté sa première parcelle de cépages blancs : bourboulenc, clairette et grenache blanc.
À la ferme ou à Avignon
La vente se fait directement au domaine, sur rendez-vous. La famille partage volontiers son expérience de paysans en biodynamie avec ceux qui viennent à la ferme.
En ville, les vins se boivent au bar des fils, Les Péquélets, à Avignon. Sur le logo du domaine, un homme se tient debout sur la lune, sous les étoiles, au-dessus de sa devise : « Les pieds par terre, la tête dans les étoiles ».
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