Vieilles vignes de gamay en gobelet devant une cabane de pierres dorées, en Beaujolais

Les domaines viticoles bio dans le Beaujolais

La région en bref

  • 12 093 ha en AOP
  • 11 AOP
Domaine biologique Château de Julienas

Construit en 1582, le Château de Juliénas appartient à la famille Condemine depuis 1907 et garde 350 mètres de caves voûtées. Thierry et Aurélie Condemine y exploitent 15 des 40 hectares du vignoble, en Juliénas, Fleurie, Moulin-à-Vent et Beaujolais-Villages. Engagé en bio en 2019 et certifié en 2022, le domaine vise des Gamay de garde, dont une cuvée élevée en foudres centenaires. On le visite en cave, en pique-nique au sommet du Mont de Bessay ou à bord d’un Combi Volkswagen de 1964.

Domaine bio La Grange Bourbon

Au pied de la colline de Brouilly, à Charentay, La Grange Bourbon date du XVe siècle et a vécu de la polyculture jusqu’au milieu du XXe siècle, avant d’entrer en dormance en 2012. Mathieu Chastel, fils de vigneron et ingénieur des Arts et Métiers, relance l’activité en 2022 et engage le domaine en agriculture biologique en 2023. Ses 7,5 hectares couvrent le Brouilly, le Morgon, le Beaujolais et le Beaujolais blanc. Les vins naissent en macération semi-carbonique, sur levures indigènes, dans des cuves béton.

Vigneron du domaine de la Combe au Loup

Installé à Chiroubles, le Domaine de la Combe au Loup est celui des Méziat, vignerons de père en fils depuis 1870. Sur 11 hectares, la famille produit trois crus du Beaujolais, Chiroubles, Morgon et Régnié, et des Beaujolais-Villages. Engagé en bio en 2021 après Terra Vitis et HVE, le domaine est certifié depuis juillet 2024. Ses vins viennent surtout de vieilles vignes d’environ 50 ans, en Gamay pour les rouges et le rosé, en Chardonnay pour le blanc.

Château Champ-Renard

Édifié en 1250 à Blacé, dans le Beaujolais, le Château de Champ-Renard devient domaine viticole en 1765 sous le marquis d’Espinay-de-Laye. Fabienne Vilain et Denis Garnier le reprennent en 2014 et relancent un vignoble de 7,5 hectares laissé à l’abandon. Engagé en agriculture biologique depuis 2021, le domaine cultive le gamay, le chardonnay et un cépage peu commun, le gamaret. Ses vins certifiés vegan sont vinifiés sans sulfites ajoutés, et le château propose visites, ateliers et deux appartements.

Nathalie et Eric Boyer

À Romanèche-Thorins, le Château des Gimarets cultive 3,75 hectares d’un seul tenant autour de sa bâtisse reconstruite en 1810, exclusivement en Moulin-à-Vent. Nathalie et Éric Boyer, qui l’ont repris en 2007, sont passés de la viticulture raisonnée au bio en 2017, puis à la biodynamie certifiée Demeter en 2020. Taillées en gobelet à 10 000 pieds par hectare, les vignes poussent sur des arènes granitiques roses riches en manganèse. Le domaine en tire quatre cuvées, dont Céleste, sans sulfites ajoutés, et Quintessence, vinifiée pour la garde.

Domaine Paul Janin et Fils - Grappe encore verte tenue dans la main du vigneron

Le Domaine Paul Janin et Fils produit des Moulin-à-Vent et des Beaujolais-Villages à Romanèche-Thorins, en Saône-et-Loire, depuis l’achat des premières parcelles du Tremblay en 1937. Éric Janin, quatrième génération, travaille depuis 2023 en binôme avec sa fille Perrine, passée par la Sonoma Valley et l’Australie. Engagé en bio en 2021, le domaine garde ses vieilles vignes, dont celles des Greneriers plantées avant 1914, et replante en sélection massale. Vendangés parmi les derniers, ses Moulin-à-Vent s’élèvent de 15 à 18 mois en cuves.

Château du Moulin-à-Vent - Façade du château au-dessus de sa pelouse à Romanèche-Thorins

Le Château du Moulin-à-Vent cultive une trentaine d’hectares de gamay autour du moulin de Romanèche-Thorins, dans le nord du Beaujolais. Présent depuis 1732, l’ancien Château des Thorins a pris le nom de son appellation à la création de l’AOC Moulin-à-Vent, en 1936. Repris en 2009 par la famille Parinet, il a banni la chimie de synthèse en 2013 et s’est engagé en bio en 2021. Ses vins de lieu viennent de six terroirs situés à moins de 300 mètres du château, des Vérillats à La Rochelle.

Domaine du Champ de la Croix - Benoît Roche dans ses vignes à Denicé

Le Domaine du Champ de la Croix cultive 16 hectares à Denicé, dans les Pierres Dorées, où la famille est installée depuis 1934. Passé par Santenay, Meursault et Corton, Benoît Roche reprend le domaine de son père en 2017 et achète une parcelle de Brouilly à 510 mètres. Engagé en bio en 2019, il signe avec 2022 son premier millésime certifié. Ses gamays passent en macération carbonique, et son blanc Les Barrières, élevé en fût, compte deux étoiles au Guide Hachette.

Saint-Ennemond - Grappes de gamay mûres sous le feuillage

Saint-Ennemond est la vigne de gamay que Dominique Merle cultive en Beaujolais-Villages à Cercié, sur des ceps de plus de 40 ans plantés par son père. Reprise en 2021, elle est passée du conventionnel à la bio par une étape en certification HVE. Le sol se travaille à la charrue tirée par des chevaux, et les vendanges se font à la main, en famille. La cave coopérative Vinescence a vinifié en vendange entière le premier millésime bio, un Beaujolais-Villages 2025.

Domaine de Prapin - Lucie et Pierre Riviere dans leurs vignes

Le Domaine de Prapin cultive 10 hectares de vignes à Taluyers, Saint-Laurent-d’Agny et Mornant, en Coteaux du Lyonnais, sur un sol de gneiss granitique. La famille Jullian y plante la vigne depuis 1890, et Lucie et Pierre Riviere en forment la sixième génération. Engagé en bio en 2009, le vignoble est conduit en biodynamie depuis 2012 et labellisé Demeter en 2024. Le gamay et le chardonnay y côtoient le gamaret et la syrah, et une partie des vins s’élève en amphore de terre cuite depuis 2015.

Château des Bachelards - La façade du château derrière les rangs de gamay à Fleurie

Le Château des Bachelards cultive 18 hectares de gamay, de chardonnay et de viognier autour de Fleurie, au nord du Beaujolais. Son Clos des Bachelards, monopole de 1,80 hectare ceint de murs depuis les moines de Cluny, repose sur du granite rose et des argiles bleues. Sans chimie de synthèse depuis 2007, le domaine est certifié Demeter depuis 2015 et Biodyvin depuis 2020. Ses Fleurie, Saint-Amour et Moulin-à-Vent sont éraflés, cuvés 28 jours puis élevés 18 à 22 mois en foudres, en demi-muids ou en amphores.

Domaine Bonnet-Cotton - Pierre Cotton et Marine Bonnet devant la maison du domaine à Odenas

Fondé en 1856 au pied du Mont Brouilly, à Odenas, le Domaine Bonnet-Cotton est engagé en agriculture biologique depuis 2016. Pierre Cotton et Marine Bonnet y conduisent en gobelet des gamays d’environ 65 ans et plantent près de 500 arbres par an autour et au cœur des vignes. Chaque cuvée suit une parcelle, de la diorite bleue de la Côte de Brouilly aux granites de Brouilly, Régnié et Fleurie. Les rouges naissent en macération carbonique, en grappes entières, sans soufre ajouté sauf exception, ni collage ni filtration.

Domaine Matray & Filles - Ancienne cabane à outils en pierre au milieu des vignes

Le Domaine Matray & Filles cultive la vigne à Fleurie depuis cinq générations et vinifie tous ses raisins dans le cuvage familial acheté en 2003. Bruno Matray et son frère Patrick y lancent dès 2005 l’arrachage de ceps et l’enherbement qui mènent à la conversion bio de 2018. Sa fille Maud, ingénieure travaux reconvertie, le rejoint en 2020 et relance la vente en bouteille. Du granit rose de Grille-Midi aux clos de pierre sèche des Pierres Dorées, la gamme réunit Fleurie, Morgon, Chiroubles et un Bourgogne blanc.

Le Bouc et la Treille - L’équipe du domaine, verre en main, devant un mur de pierres sèches

Le Bouc et la Treille cultive 9 hectares de vignes bio en AOC Coteaux du Lyonnais, sur les argilo-calcaires de Poleymieux-au-Mont-d’Or. La ferme est née en 1976 d’un éleveur de chèvres et d’un paysan, puis a arrêté l’élevage en 2003 et converti sa vigne en bio en 2007. Mélissa Prieur-Tebaibi et Frédéric Bernard vinifient au levain maison, avec des macérations jusqu’à huit mois. Leurs cuvées aux noms de patois lyonnais se vendent surtout autour de Lyon, une partie en bouteilles consignées.

Domaine Romanesca - Antoine, Olivier et Lucrèce dans une vigne en hiver

Le Domaine Romanesca, à Fleurie, tient son nom de la villa gallo-romaine qui serait à l’origine de Romanèche-Thorins, le village du cru Moulin-à-Vent. Depuis 2019, les jumeaux Antoine et Olivier Chastel et Lucrèce Bruyant y prennent la suite de Guy et Ferréole Chastel. Ils ont converti les 7 hectares à l’agriculture biologique, certifiée depuis la récolte 2022. Leurs sept cuvées, du Moulin-à-Vent Champ de Cour au Beaujolais Villages blanc, naissent de vendanges manuelles et d’un travail parcelle par parcelle.

Domaine des Côtes de la Molière - Isabelle Perraud et son chien dans le jardin, devant la maison

Le Domaine des Côtes de la Molière cultive 8,5 hectares à Vauxrenard, dans le Beaujolais, en bio certifié depuis 2002. Isabelle et Bruno Perraud ont arrêté la chimie de synthèse en 1999, après l’intoxication de Bruno par un insecticide. Leurs gamays viennent des sables des Bourrons, à 450 mètres, et des granites du vieux Bourg de Chénas, en Moulin-à-Vent. Depuis 2002, les vins se font sans soufre ou presque, sans filtration ni collage.

Domaine Dupré Goujon - Sébastien Dupré et Guillaume Goujon dans les vignes en été

Le Domaine Dupré Goujon cultive 15 hectares en bio à Saint-Lager, dont 10 en Côte de Brouilly sur les flancs du mont Brouilly. Amis depuis l’école, Sébastien Dupré et Guillaume Goujon sont revenus dans leur Beaujolais natal après un apprentissage chez de grands vignerons du Sud. Leurs gamays viennent de trois lieux-dits de pierre bleue, l’Héronde, le Pavé et les Brûhliés, vinifiés chacun à part. Entre des rangs couverts de fleurs et près de 600 mètres de haies, ils signent six cuvées, élevées jusqu’à 24 mois.

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